Petits hommes verts ou bactéries ?

image de petit homme vert

Petits hommes verts, soucoupes volantes, les représentations des extraterrestres dans les ouvrages de science-fiction, les BD, les films, étaient dans les années cinquante le plus souvent anthropomorphes.

Actuellement les scientifiques sont à la recherche de traces d’eau, de bactéries, sur Mars ou dans les météorites. De quoi mettre un frein à l’imagination des dessinateurs.

Alien [public domain], wikimedia commons

Quelles sont les formes de vie extraterrestres ?

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La classification systématique du vivant extraterrestre

Court-métrage d’animation réalisé par Denis Van Waerebeke, coproduit par Cargo films et Arte France avec la participation du CNES.

Ce film, réalisé en 2006, propose de classifier en dix minutes chrono le « système vivant extraterrestre ».  Avec beaucoup d’humour, Denis van Waerebeke se base sur des documents cinématographiques et des archives, pour lister selon des critères scientifiques, les représentations des extraterrestres proposés la littérature ou le cinéma.

Plus sérieusement, la science qui étudie l’origine, la distribution et l’évolution de la vie dans l’univers existe bel et bien et s’appelle l’exobiologie ou astrobiologie.

La Société française d’exobiologie, fondée en 2009, rassemble les scientifiques français travaillant dans ce domaine. Elle fédère les recherches et vulgarise la discipline par les biais de conférences, d’ateliers ou d’expositions.Son site, très clair et didactique, est riche de liens avec l’actualité du domaine, les expositions, conférences ou articles sur le sujet.

Petits hommes verts ?

Avec une grosse tête, des antennes, des yeux globuleux (comme E.T.), hommes chauves-souris ( le 25 août 1835 le « New York Sun » annonce la découverte d’hommes chauves-souris sur la Lune, premier grand canular de presse), les premières représentations d’extraterrestres s’éloignent peu des représentations humaines. On leur a souvent prêté des intentions expansionnistes. Le terme « envahisseurs » revient souvent dans la littérature, comme dans La Guerre des mondes de H.G. Wells.

Les soucoupes volantes et autres O.V.N.I. (objets volants non-identifiés), passionnent encore de nombreuses personnes qui échangent des témoignages; mais l’ufologie n’est pas une science à proprement parlé. L’ufologie recueille et analyse les données et témoignages se rapportant aux O.V.N.I.. Différents courants s’affrontent parmi les ufologues : certains travaillent dans une optique sceptique, d’autres privilégient l’aspect socio-psychologique, ou d’autres encore se contentent d’explications paranormales. Cependant la majorité des O.V.N.I. trouvent une explication en termes de phénomènes naturels ou artificiels connus (météorites, chutes de satellites), ou de phénomènes imaginaires (rumeurs, hallucinations).

Des messages radios ?

La recherche de la vie extraterrestre s’est aussi orientée vers l’écoute de signaux « intelligents », l’envoi de messages en espérant une réponse. Cette recherche suppose les « extraterrestres » suffisamment intelligents pour détecter des signaux radios, les comprendre et y répondre, mais ne se hasarde pas à leur attribuer une apparence physique déterminée.

Les possibilités de communications interstellaires font toujours l’objet d’études scientifiques, en particulier celles de l’institut SETI, mais aucune émission extraterrestre artificielle n’a été détectée pour l’instant : silence radio !

Des microorganismes, algues ou bactéries ?

Une vision plus modeste et sans doute plus réaliste de la vie extraterrestre s’est développée au fur et à mesure que l’exploration de l’espace progressait : sondes, robots sur Mars, télescopes de plus en plus puissants. On recherche actuellement des êtres microscopiques, algues ou bactéries, ou plus simplement des traces d’eau ou autres éléments favorables à l’apparition de la vie.

 Repésentation de curiosity sur MarsAprès un voyage de 9 mois, le rover Curiosity va explorer Mars durant au moins 2 ans.
A lire sur ce sujet l’article « Curiosity, les chroniques martiennes » par Caroline Freissinet dans la Revue du Palais de la Découverte,janvier-février 2013, disponible à la Bpi, niveau 2, 5(0) REV 11 .

Curiosity, by NASA [Public domain], Wikimedia Commons 
La mission qui lui est confiée est née de l’hypothèse selon laquelle Mars a été un jour une planète habitable, contenant les ingrédients nécessaires à la vie, par exemple microbienne : de l’eau, du carbone, une source d’énergie. Il a à son bord des instruments d’analyse, un bras articulé, 17 caméras, 2 laboratoires d’analyses chimiques.Il s’est posé sur un cratère profond de 3000 m propice à abriter dans ses couches sédimentaires des fossiles moléculaires témoins des conditions environnementales  passées. Curiosity renvoie les données recueillies via 2 satellites en orbite autour de Mars.

La question de la vie extraterrestre conduit à s’interroger sur les circonstances de la naissance de la vie sur Terre, sur la frontière entre des systèmes chimiques et des systèmes vivants. Ainsi des chimistes et des biologistes s’essaient à synthétiser les molécules fondamentales du vivant, des paléontologues scrutent les roches à la recherche d’anciens organismes microscopiques, des glaciologues sondent les glaces à la recherche de la vie dans des conditions extrêmes.

Source : bpicp

separation

Mise à jour par Era pour area51blog le 21-4-2013 à 10h20

area51blog

3 Responses to Petits hommes verts ou bactéries ?

  1. évhémère dit :

    Mais qui arrivera le premier ?…. L’ institution scientifique, hérissée d’anntennes SETI, blindée de diplômes, cousue d’or de ses financements ou l’ufologue sans-le-sou, avec un bagage scientifique nié a priori, et ses témoignages OVNI ?….

    Un certain Jean De La Fontaine conseillait de ne pas courir aux conclusions !…

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