Ovni : les experts français de « Sigma2 » dévoilent leur rapport après 8 ans de recherches

Source : Maxisciences

Crédit illustration : GETTY

Alors que le renseignement américain s’apprête à rendre public un rapport très attendu sur les OVNI, en France, la commission technique « Sigma2 » vient d’émettre un long rapport, fruit de huit ans de recherches sur la question.

Va-t-on enfin pouvoir lever les mystères qui gravitent autour des OVNI ? C’est en tous cas l’ambition du travail de « Sigma2 », une commission technique qui rassemble chercheurs, ingénieurs, militaires et astronaute français. Elle vient de communiquer un rapport de 377 pages que s’est procuré Le Parisien. L’objectif ? Dresser un état des lieux de la question des Ovnis en France en analysant les recherches et les études de cas répertoriées.

Les Ovnis, un sujet peu documenté en France

Les chercheurs les appellent timidement les PAN : Phénomène Aérospatiaux Non-identifiés. Aux Etats-Unis, le sujet est étudié très sérieusement, notamment depuis l’existence rendue publique d’un programme d’identification des menaces aérospatiales avancées (AATIP) en 2017 et la déclassification de vidéos troublantes de l’armée. Le renseignement américain s’apprête d’ailleurs à rendre un rapport très attendu sur la question.

En France, peu de scientifiques semblent s’être saisis de la question. Peut-être par peur de passer pour fou. Quoi de pire en effet pour un scientifique, que d’être taxé d’irrationnel ? Pour pallier à ce vide, l’Association aéronautique et astronautique de France (3AF) dont est issue, la commission technique Sigma2, a dévoilé un long rapport sur la question. Parmi ses membres, on compte des chercheurs, ingénieurs, militaires et même l’astronaute Jean-François Clervoy, avec qui Gentside a d’ailleurs eu la chance d’échanger en 2020.

Des émissions électromagnétiques en cause ?

« L’objectif est d’apporter un point de vue technique et scientifique sur un certain nombre de constats, explique son président Luc Dini, ingénieur de constructions aéronautiques, qui avertit : « Je dis bien : point de vue. Il y a beaucoup de points d’interrogation. » Si dans le « cas Cougar » (NDLR : un PAN observé par l’hélicoptère Cougar de la marine chilienne en novembre 2014), l’analyse des données radars et infrarouges de la commission a mis en lumière qu’il s’agissait d’un Airbus A340, dans d’autres cas, le doute reste permis.

Par exemple, les chercheurs n’expliquent toujours pas les accélérations fulgurantes, les rebroussements ou les changements brutaux de trajectoire souvent décrits par les témoins d’ovnis. Ayant écartés l’hypothèse des engins les plus rapides connus, la commission ne se risque pas non à désigner la responsabilité de l’Etat, ou affirmer qu’il pourrait s’agir d’extraterrestres.

En revanche, ces spécialistes relèvent notamment des constatations récurrentes et pour le moins mystérieuses, qui pourraient s’expliquer par des émissions électromagnétiques : l’absence de bruit souvent évoquée, les interférences avec les équipements électroniques, les pertes de mémoire chez certains témoins aussi, ou encore plus étonnant le vieillissement de la végétation sur les lieux.

Un appel à l’intérêt scientifique et au partage des données

« Les hypothèses sur les causes restent ouvertes et nous devons être prudents au vu du faible nombre d’échantillons disponibles« , préviennent les auteurs. « Les progrès viendront de la collecte et du partage de données comme de l’intérêt des scientifiques pour s’attaquer à l’étude de ces phénomènes en les confrontant aux lois et aux théories en étude », conclut le rapport.

« Une partie des réponses se trouvent dans les données du passé« , estime Luc Dini, évoquant le cas jugé « très intéressant » du RB-47, l’avion de l’US Air Force qui a été suivi sur 1300 km par une « grande lumière brillante » émettant des ondes radio en juillet 1957.

« Est-ce qu’ils ont quelque part les archives qui décrivent précisément les signaux qui ont été enregistrés ? Qu’est-ce qui empêche de mettre noir sur blanc les informations sur le signal et son analyse ? » lance Luc Dini au sujet des informations détenues par l’armée ou le renseignement américain. Car Sigma2 attend beaucoup (comme nous tous) du rapport de l’UAP Task Force sur les Ovnis. Reste à savoir s’ils vont vraiment partager leurs données, estime le scientifique.

One Response to Ovni : les experts français de « Sigma2 » dévoilent leur rapport après 8 ans de recherches

  1. Evhémère dit :

    Un partage loyal et honnête des données ???… Ce sera un évènement depuis 1947 !!!…

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