Le retour des ovnis en Russie

16/04/2013
15 avril, 2013 Svetlana Smetanina – Source : La Russie d’Aujourd’hui
Au temps de l’Union soviétique, les objets volants non identifiés (ovnis) étaient pris très aux sérieux. Le KGB et le ministère de la Défense disposaient de services spéciaux, chargés d’observer et analyser les phénomènes paranormaux. Certains services militaires sont même, parait-il, parvenus à entrer en contact avec ces engins.
Aujourd’hui, les thèmes paranormaux font si souvent la une des tabloïdes que les scientifiques sérieux préfèrent se taire, ne voulant y être associés. Crédit : Leonid Savinov / RIA Novosti

Aujourd’hui, les thèmes paranormaux font si souvent la une des tabloïdes que les scientifiques sérieux préfèrent se taire, ne voulant y être associés. Crédit : Leonid Savinov / RIA Novosti

A question surprenante, réponse non moins incroyable de Dmitri Medvedev lors d’une interview récente sur la chaîne russe REN-TV. Une journaliste a demandé à l’ancien président s’il était vrai que, lors de la prise de fonction, en plus de la valise nucléaire, on lui remettait aussi un dossier secret sur les ovnis. Ce à quoi le Premier ministre a répondu sans sourciller qu’en effet, c’est un dossier confidentiel des services de renseignement sur les extraterrestres présents sur le territoire russe. Il ne peut en aucun cas en dévoiler le nombre pour ne pas semer la panique. Pour toute information complémentaire, il a conseillé de visionner le film « documentaire » Men in black.

 

Cet humour sert à masquer une réalité intacte depuis l’époque soviétique : les ovni et autres phénomènes paranormaux restent un sujet classé secret défense et qui ne peut être discuté en public, tout du moins par les représentants officiels.

En revanche, certains scientifiques ou anciens haut gradés soviétiques n’hésitent pas à lever le voile sur le secret des ovnis, comme lors de la dernière « conférence de Ziguel » qui s’est tenue en mars dernier à Moscou. Du nom de Felix Ziguel, astronome et mathématicien soviétique et célèbre ufologue reconnu, ce cycle de conférences biannuelles est consacré à l’étude de phénomènes paranormaux.

Ziguel a été le premier en Union soviétique, dans les années 60, à attirer l’attention sur le sérieux du thème des ovnis, considérés jusque-là comme un élément de l’imaginaire fantastique. Grâce à lui, un grand nombre de personnes a commencé à s’intéresser et à recueillir des informations sur le sujet.

C’est en 1978 que les autorités officielles ont changé leur attitude face au phénomène. Après que des milliers de gens en état de choc ont témoigné avoir observé pendant quelques heures un objet étrange briller dans le ciel et que les pays voisins aient exigé de rendre compte d’étranges exercices militaires aériens.

La dernière goutte d’eau fut la lettre adressée par l’académicien Alexandrov, inventeur des centrales nucléaires, au gouvernement, pour le convaincre de prendre ce sujet au sérieux et de mettre en place un programme spécial pour étudier ce genre de phénomènes.

L’Etat désigna le général-major Vassili Eremenko, membre de l’Académie sur les problèmes de sécurité et de l’ordre, représentant de l’aviation militaire, qui fut chargé de créer un département spécial pour recueillir les informations concernant les ovnis.

Vassili Efremenko raconte à La Russie d’Aujourd’hui avoir alors réuni une multitude de témoignages de phénomènes paranormaux. Des consignes ont même été dictées aux forces aériennes pour prévenir toute forme de représailles en cas de rencontre avec un ovni.

Au début des années 80, une première prise de contact avec un ovni a été tentée, sur le polygone militaire de la région d’Astrakhan. Les experts avaient observé que ces phénomènes se multipliaient dans les endroits de concentration d’activité militaire.

« Nous pouvons affirmer que, durant ces essais, nous avons réussi à contacter les ovnis. Pour celà, il suffisait de procéder à des déplacements massifs d’engins militaires, de multiplier les décollages d’avions de chasse. Nous arrivions à obtenir l’apparition d’un ovni dans presque 100% des cas », explique Vassili Eremenko. Ils se manifestaient sous forme de grosses boules de lumière.

Avec le temps, tout le monde s’est habitué, c’était devenu normal. Certains ont alors tenté d’entrer en contact direct avec ces manifestations extraterrestres.

« Ça se passait ainsi : depuis la terre, quelqu’un agitait les mains, deux fois à droite, deux fois à gauche. Et la forme dans le ciel se déplaçait deux fois à droite, deux fois à gauche. Nous ne savons cependant pas comment l’expliquer », avoue le général-major.

Les spécialistes militaires et les scientifiques ont fini par émettre trois hypothèses : ce peut être le résultat d’un phénomène naturel que la science ne peut encore expliquer. Deuxième solution : ce sont des appareils espions américains ou japonais. Ou encore la manifestation d’une civilisation extraterrestre.

Aujourd’hui, les thèmes paranormaux font si souvent la une des tabloïds que les scientifiques sérieux préfèrent se taire, ne voulant y être associés. Eremenko assure qu’à plusieurs reprises, dans le cadre de conversations privées, des pilotes et cosmonautes lui ont raconté avoir été confrontés à de tels phénomènes. Mais ils refusent d’en parler en public. Notre spécialiste reste convaincu que ce sujet mérite d’être pris au sérieux car il touche à la sécurité du pays.

 

 

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Mise à jour par Era pour area51blog  le 16 avril 2013 à 12 : 50

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Wikileaks Maroc : L’Ovni qui inquiétait Hassan II était un morceau de fusée russe

16/04/2013

Il y a moins d’une semaine un câble diplomatique publié par Wikileaks révélait que Hassan II s’était inquiété, à la fin de l’été 1976, d’un Ovni qui avait traversé le ciel du Maroc. Un Américain passionné de satellites a trouvé l’explication, 36 ans plus tard : il s’agissait d’un morceau de fusée russe.

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 La trajectoire des débris de fusée le long des côtes marocaines. /DR Ted Molczan

Ted Molczan, celui qui regarde aujourd’hui les satellites américains depuis son balcon, à Toronto, a trouvé la réponse que Houari Benslimane, commandant de la gendarmerie royale, était venu chercher, en vain, à l’ambassade américaine de Rabat, le 25 septembre 76, de la part du roi Hassan II lui-même. L’Objet volant non identifié (Ovni), observé simultanément depuis plusieurs villes du Maroc, dans la nuit du 18 au 19 juillet 76 qui avait tant intrigué Hassan II était, en fait, les débris d’une fusée russe finissant sa chûte et sa destruction dans l’atmosphère terrestre, le long de la côte marocaine.

« Quand il est arrivé, le colonel Benslimane a dit que le roi l’avait envoyé pour discuter de plusieurs observations d’objets volants non identifiés au dessus du Maroc, dans la nuit du 18 au 19 septembre. Selon le commandant Benslimane, la gendarmerie a reçu plusieurs appels d’Agadir, de la région de Marrakech, de Casablanca, Rabat, Kenitra et d’autres régions qui rapportent [le passage] d’ovnis entre 1 heure et 3 heures du matin », raconte l’ambassadeur des Etats Unis à Rabat, Robert Anderson, à sa hiérarchie le département d’Etat américain le 25 septembre 1976, dans un télégramme diplomatique rendu publique par Wikileaks, il y a une semaine.

L’Ovni marocain

Le général Benslimane s’est déplacé en personne jusqu’à l’ambassade pour demander directement les informations que pouvaient avoir enregistré les américains sur ces ovnis. L’ambassadeur précise : « le colonel Benslimane a dit que le roi était personnellement intéressé. J’ai promis que nous ferions ce que nous pourrions. »

Le2 octobre, le secrétaire d’Etat, Henry Kissinger signe un télégramme diplomatique à destination de l’ambassade américaine à Rabat : il prévoit d’offrir une réponse aux préoccupations du souverain la semaine suivante. « Il est difficile d’offrir une explication définitive de la cause à l’origine des ovnis observés dans la zone marocaine », commence le second télégramme du département d’Etat, envoyé le5 octobre à l’ambassadeur.

Toutes les hypothèses rationnelles sont passées en revue, puis il conclut : « On aurait tendance à croire que l’objet était une météorite, une météorite probablement spectaculaire, ou bien, en tenant compte des descriptions faisant référence à une vitesse lente, à aucun bruit, et à des fragments en feu, un satellite en décomposition pour lequel il n’y a pas eu d’enregistrement précis. »

Satellite russe de communication militaire

Faux, répondait Ted Molczan, le 5 octobre 2012, après avoir lancé des recherches dans plusieurs bases de données. Ted Molczan est un geek d’une espèce originale décrite par le New York Timesdans un article paru le 5 février 2008 : il est l’un des observateurs amateurs des satellites les plus connus. Ted Molczan passe son temps libre, la nuit, sur son balcon à Toronto à observer le ciel avec des jumelles. A l’automne 2012, il raconte qu’il entend parler d’une vieille histoire d’Ovni ; « avec des descriptions qui suggèrent fortement une ré-entrée [de débris satellite, ndlr] mal identifiée depuis l’orbite terrestre qui est je crois à mettre en corrélation avec la ré-entrée connue d’un morceau du matériel de l’étage d’une fusée russe », estime-t-il dans une analyse publiée sur son blog.

Après avoir eu connaissance de la requête de Hassan II à l’ambassade des Etats Unis, il lance des requêtes dans la base de données Space Track d’USSTRATCOM. Aucune des destructions de pièces de satellites recensée le 19 septembre 1976 ne peut expliquer ce que les Marocains ont vu, mais le 18 septembre, une partie du moteur du troisième étage de la fusée russe Molniya qui met en orbite le satellite russe de communication militaire Molniya 1-35 est éjecté, découvre Ted Molczan. Selon ses recherches l’objet aurait pesé près de 700kg, sans compter la quantité de fuel encore contenu dans cette partie de la fusée. Une taille plus que suffisante pour faire une entrée fracassante dans l’atmosphère terrestre.

Le reste de ses recherches « ont révélé que l’objet aurait probablement vécu jusqu’au 19 septembre, avec une descente finale commençant à 1h10 du matin, heure GMT. La ré-entrée du train de débris est passée le long de la côté marocaine dans la direction nord, nord-est. Tout concorde. Pas d’extra-terrestres. En pleine guerre froide, les ovnis marocains n’étaient que des débris de fusée russe.

  Publié le 16.04.2013 à 10h00 | Par Julie Chaudier – Source : Yabiladi.com
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Mise à jour par Era pour Area51blog le 16-4-2013 à 12:45
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