Dossier UFO : Réouverture du débat sur l’incident de la forêt de Rendelsham

14/07/2015

Un article de l’express. co.uk traduit par Era pour Area51blog

Un commandant américain de base aérienne à la retraite au centre de la plus controversée des  observations collective d’OVNI du Royaume-Uni insiste sur le fait «que nous ne sommes pas seuls », mais que les dirigeants du monde «dissimulent» la vérité.

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Le colonel retraité Charles Halt, doyen des anciens militaires Américain  à avoir  rendu publiques les observations extraterrestres, a également dit qu’il a obtenu une « nouvelle preuve à l’appui » de l’atterrissage d’un OVNI à Rendlesham, Suffolk, à côté d’une base de la RAF en 1980.

Revenant 35 ans en arrière, les déclaration de M. Halt incluent :

• à l’époque la forêt de Rendlesham a été assaillie par du  personnel militaire américain « chasseur d’ovnis » .

• Un « OVNI a explosé » devant ses yeux et un autre « a tiré un faisceau laser » depuis 3000 pieds au-dessus

• Le ministère de la Défense britannique (MoD) a plus tard caché des documents relatifs à Rendlesham

•  Le Personnel Américain qui «a eu un missing time de 40 minutes » pendant l’observation s’est vu   refuser l’accès aux dossiers médicaux.

Lors d’une conférence OVNI à Woodbridge, Suffolk, il a dit: « Il n’y a aucun doute dans mon esprit que nous ne sommes pas seuls et il y a des gens (au pouvoir) qui savent cela, mais même M. (Barack) Obama est impuissant face à eux. « 

Maintenant, vous pouvez écouter l’enregistrement de la bande qu’il a faite sur un dictaphone au moment des observations ici :

Si la vidéo ne fonctionne pas correctement cliquez ici

 

 

Charles Halt à la conférence  Crédit : http://www.express.co.uk

Charles Halt à la conférence
Crédit : http://www.express.co.uk

 

 

 

une observation d'ovni plus récente dans les bois de  Rendlesham prise par un chercheur local Crédit photo : express.co.uk

une observation d’ovni plus récente dans les bois de Rendlesham prise par un chercheur local
Crédit photo : express.co.uk

Remarque de Nick Pope : La conférence du  Colonel Charles Halt à propos de l’incident de la forêt de Rendlesham a ré-ouvert le débat sur ce que le MOD (ministère de la défense) et la RAF (Royal Air Force) savaient et ont déclaré à propos des données radar. Voici les documents clé  qui proviennent du dossier principal du MOD sur cet incident, rendu public pour la première fois en 2001, suivant le Code de pratique sur l’accès à la demande d’information auprès  du gouvernement, effectuée à l’époque par Georgina Bruni.

Pour les documents cliquez ici

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Mise à jour Area51blog, le: 14/07/2015 à : 14h55

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Interrogé sur d’éventuels OVNIs, le gouvernement gallois répond… en klingon

14/07/2015

Etre un geek n’empêche pas d’être politicien, et inversement. Un ministre gallois vient de le démontrer avec un certain brio et un tout peu de klingon, cette langue star de la série Star Trek.

C’est là toute la beauté de l’exercice du pouvoir. Savoir répondre sérieusement à des questions frivoles avec un petit « je ne sais quoi » qui fait dire à son interlocuteur qu’il serait temps de retourner aux affaires…

Tout a commencé quand le gouvernement gallois a repris en main l’aéroport de Cardiff et que, concomitamment, les témoignages déclarant avoir vu des OVNIs parcourir le ciel se sont multipliés.
Darren Millar, un politicien gallois, a alors interpelé le ministre de l’économie, des sciences et des transports pour savoir si ce dernier allait faire une déclaration concernant l’augmentation du nombre de rapports concernant des OVNIs. Il souhaitait également savoir si le gouvernement gallois entendait débloquer des fonds spécifiques pour la surveillance de ces activités extraterrestres.

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La réponse du gouvernement gallois n’a pas été longue à venir : « jang vIDa je due luq. ‘ach ghotvam’e’ QI’yaH-devolved qaS », pouvait-il ainsi être lu. Les Trekkies auront reconnu ici du klingon, cette langue reine de Star Trek. La traduction approximative pourrait être : « Le ministre répondra en temps voulu. Quoi qu’il en soit il s’agit d’une affaire » qui dépasse notre juridiction et dépend du parlement du Royaume-Uni.

Sans doute un peu désarçonné par cette réponse, Darren Millar a eu une sortie qu’on espère ironique : « J’ai toujours soupçonné le ministre de venir d’une autre planète. Cette réponse le confirme ».

Le gouvernement gallois devrait fournir une réponse officielle et plus définitive d’ici le 15 juillet. Elle n’apportera sans doute pas davantage d’information, mais devrait être rédigée en deux langues, en anglais et en gallois, qui utilise beaucoup moins de voyelles que le klingon…

Source : 01Net.com

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Mise à jour Area51blog, le: 14/07/2015 à : 11h47

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Les anges dans l’espace, rien que des hallucinations top secrètes…

17/05/2015

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Source : Pravda.ru

Un article du 14 juin 2011 Traduit de l’anglais par Era

Les Ovnis, anges et autres phénomènes surnaturels, que les gens peuvent rencontrer dans leur vie, ne peuvent être que le résultat d’hallucinations, selon les spécialistes de la NASA. Toutefois, les histoires de ces rencontres, racontées par les pilotes, les cosmonautes et les astronautes, deviennent classées immédiatement.

En 1985, il y avait six membres d’équipage à bord de la station spatiale soviétique Salyut-7 : Les cosmonautes Leonid Kizim, Oleg Atkov, Vladimir Soloviev, Svetlana Savitskaya, Igor Volk et Vladimir Jannibekov. Ce jour-là, les cosmonautes ont fait leur travail de routine liée à des expériences de laboratoire. Tout d’un coup, un étrange nuage de gaz orange a enveloppé la station. Un éclair de lumière vive a aveuglé tous les cosmonautes à bord pendant un certain temps. Dès qu’ils purent voir à nouveau, les cosmonautes ont virent les  silhouettes de sept personnages à l’extérieur de la station. Les êtres ressemblaient à des humains, mais étaient d’une taille beaucoup plus grande. Ils avaient également de grandes ailes derrière leur dos et des halos lumineux au-dessus de leurs têtes. Les créatures ressemblaient à des anges.

L’équipage a signalé à la Terre cette observation étrange. Le document a été classé top secret immédiatement. Tous les membres de l’équipage ont ensuite été soumis à des tests psychologiques et médicaux, qui n’ont trouvé aucune anomalie.

Ce ne fut pas la seule rencontre avec des anges dans l’espace. Il n’y a pas si longtemps, les médias occidentaux ont publié des photos sensationnelles faites par le télescope Hubble. Les Photos représentaient des images étranges dont des silhouettes qui ressemblaient à des humains ailés.

Les chercheurs ont été particulièrement intéressés par une série de photos faites sur l’orbite terrestre sur lesquelles on pouvait voir sept objets lumineux. John Pratchett, un ingénieur du projet Hubble, a dit qu’il avait vu ces créatures lui-même. Selon lui, ce sont des objets vivants mesurant  jusqu’à 20 mètres de hauteur, et l’envergure de leur aile pourrait faire la longueur d’un avion de ligne moderne.

On raconte aussi que les astronautes américains à bord des navettes spatiales de la NASA ont rencontré des êtres qui ressemblaient à des anges.

Le 26 Décembre 1994, le télescope Hubble a transmis des centaines de photos représentant une grande ville blanche flottant dans l’espace. Les Autorités américaines n’ont bien entendu pas exposé les photos au grand public,  même si il a été dit que les responsables américains on pris le rapport de la NASA très au sérieux.

Source image: Dailymail

Source image: Dailymail

Un cosmonaute russe qui a passé six mois à vivre et travailler à bord de la station spatiale Mir, a déclaré que lui et son partenaire avait eu des visions fantastiques de temps à autre. Il semblait aux deux hommes qu’ils se tournaient vers d’autres créatures d’autres personnes ou des animaux, ou même des humanoïdes d’origine extraterrestre.

Des histoires similaires peuvent être racontées par les pilotes d’avions. Dans ce cas, cela peut faire référence au soi-disant phénomène de la main géante. En règle générale, le phénomène se produit lors des vols de longue durée. Quand cela arrive, le pilote sent qu’une main invisible s’empare du volant. Des chercheurs de l’US Air Force ont conclu que près de 15 pour cent des pilotes ont un jour eu cette expérience au cours de leur carrière.  On n’exclue pas que le phénomène de la main géante soit derrière de nombreux accidents d’avion.

Les psychologues de la NASA disent que la majorité des phénomènes mentionnés ci-dessus sont de nature psychique. Ils peuvent se produire en raison de facteurs tels que la pression et des fluctuations de température, du manque d’oxygène, etc.

Margarita Troitsyna
Yoki

Source 

Mise à jour Area51blog, le : 17/05/2015 à 23:56

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Incroyables Nouvelles Révélations de Paul Hellyer (Mai 2015)

14/05/2015

Cette vidéo nous est envoyée par nos amis Cat et Domi du blog  Les émanants

Dans cette vidéo, L’ex ministre canadien de la défense Paul Hellyer avertit le monde et déclare que le monde est en grand danger : »nous n’avons plus que quelques mois » affirme-t-il .
Ce message s’intitule à l’origine « full disclosure » c’est à dire « divulgation totale » (ou « déclassification totale »)
Il parle entre autres de la récupération de corps extraterrestres à Roswell et de rétro-ingénierie à partir d’OVNIS récupérés, confirmant entre autres les propos de bob LAZAR, et présente aussi son livre « the money mafia, un monde en crise »
« Nos problèmes ne sont pas naturels, ils ont été provoqués par une très petite élite de gens riches impitoyablement avides de pouvoirs, qui ont maintenu la population dans l’ignorance la plus totale » affirme-t-il
Traduction FRED pour Le Blog de la Résistance https://resistanceauthentique.wordpre… (tous droits réservés)

Mise à jour Area51blog, le : 14/05/2015 à 11:50

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Des ovnis vus partout au Québec

04/05/2015

Source : Le journal de Montréal – Sarah Maude Lefebvre

 

 

crédit image : journaldemontreal.com

crédit image : journaldemontreal.com

C’est par un beau soir d’été, en Montérégie, que vous auriez le plus de chances d’apercevoir un objet volant non identifié (OVNI).

C’est ce que révèle la compilation des témoignages recueillis depuis quelques années par l’Association québécoise d’ufologie, un réseau d’enquête et de recherche sur les ovnis.

Malgré son nom particulier, cet organisme, dont la mission est très sérieuse, regroupe des dizaines d’amateurs québécois de paranormal.

En 2014 seulement, ce sont 177 témoignages qui ont été reçus sur leur site web, en provenance de partout au Québec.

Entrevue avec le président de cette société étonnante, Gilles Milot.

PHOTO SARAH-MAUDE LEFEBVRE Gilles Milot, qui préside l’Association québécoise d’ufologie, croit personnellement que des extraterrestres visitent la Terre et il recueille plusieurs témoignages d’observation d’ovnis chaque année.

PHOTO SARAH-MAUDE LEFEBVRE
Gilles Milot, qui préside l’Association québécoise d’ufologie, croit personnellement que des extraterrestres visitent la Terre et il recueille plusieurs témoignages d’observation d’ovnis chaque année.

Pourquoi recueillez-vous des témoignages d’observation d’ovnis ?

«Nous compilons des statistiques pour voir s’il existe des patterns, pour pouvoir prédire l’observation d’ovnis. Par exemple, dans les années 1970, beaucoup de cas ont été recensés à Belœil. Nous avons calculé que si quelqu’un y avait passé deux semaines à observer le ciel la nuit, il aurait eu à l’époque 50 % de chances de voir un ovni. C’est énorme.»

Où en observe-t-on le plus ?

«C’est certain qu’on recense plus de cas dans les régions les plus peuplées de la province, et principalement l’été. L’hiver, les gens vont moins à l’extérieur. Néanmoins, nous recevons de plus en plus de témoignages. Nous estimons que nous pourrions en recevoir une centaine de plus en 2015.»

Qu’est-ce qu’un ovni ?

«C’est un objet volant non identifié qui peut laisser croire, par sa vitesse ou sa forme, qu’il n’a rien de terrestre ou d’humain. Dans la majorité des cas, il existe une explication rationnelle derrière le phénomène observé. Mais il y a une proportion de cas qu’on ne peut expli­quer.»

Faites-vous enquête sur les cas rapportés ?

«On essaie, la plupart du temps. Nous sommes tous des bénévoles. Quand on fait enquête, on va sur le terrain, on fait des analyses de sol, etc. Ça nous permet de trouver des réponses. Par exemple, on a parfois affaire à ce que l’on appelle des lanternes chinoises, c’est-à-dire des mini mongolfières dans lesquelles on met une chandelle et qui se promènent au gré du vent.»

Croyez-vous que des extraterrestres nous visitent ?

«Ça, c’est la question qui tue. On ne peut pas le dire avec certitude, mais c’est possible. À l’Association, on ne prône aucune hypothèse. Chacun est libre de penser ce qu’il veut.»

À quoi pourraient ressembler des extraterrestres ?

«C’est fini le temps des petits bonshommes verts (rires). Selon les témoignages, on parle davantage de formes de vie intelligente, de petits hommes gris ou de forme reptilienne.»

L’observation d’ovnis est-elle moins taboue qu’auparavant ?

«Il y a encore des gens qui ne sont pas enclins à parler de ce qu’ils ont vu. Ils ont peur de faire rire d’eux. Notre site web leur permet de raconter le tout anonymement. Personnellement, je crois qu’il existe des civilisations extraterrestres. Aujourd’hui, penser le contraire serait surprenant, avec la quantité phénoménale de planètes dont on connaît l’existence.»

Source 

Mise à jour Area51blog, le : 04/05/2015 à 12:48

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« Nous avons perdu beaucoup d’hommes et d’avions en tentant d’intercepter des ovnis »

19/04/2015

Un article du NUFORC – Traduction Era pour Area51blog

 

 

General Ben Chidlaw

General Ben Chidlaw

Timothy Good  écrit : « La destruction ou la disparition d’avions militaires au cours des interceptions d’ovnis ont continué au même rythme. » Comme le général Benjamin Chidlaw, ancien général commandant du Commandement de la défense aérienne a déclaré à Robert C. Gardener (ex USAF) en 1953:  « Nous avons empilé des rapports sur les soucoupes volantes. Nous les prenons au sérieux, si l’on considère que nous avons perdu beaucoup d’hommes et d’avions qui tentaient de les intercepter. « Leonard Stringfield, un ancien officier des renseignement de l’Armée de l’air a été informé par une source fiable dans les années 1950 que l’Air Force perdait à peu près un avion par jour  en lien avec les ovnis” « Stringfield a été informé de manière fiable. Selon les chiffres du ministère américain de la Défense, de 1952 jusqu’à la fin de Octobre 1956, il y a eu 18 662 accidents majeurs des avions militaires, répartis comme suit:

Année  –  armée de l’air  – Pertes de la Marine

1952             2,274                          2,086

1953             2,075                          2,325

1954             1,873                           1,911

1955              1,664                          1,566

1956              1,530                          1,358

Sur ce total étonnant d’accidents, la plupart impliquaient de nouveaux avions à réaction  rapides,  (comme ceux qu’on envoyait pour intercepter les OVNIS) , dont 56.2 pour cent d’entre eux furent causés par une erreur de pilotage; 8.1 pour cent par l’équipage au sol ou d’autres ratés du  personnel; 23.4 pour cent par la défaillance  de pièces et d’équipement dans l’aéronef; 2,8 pour cent par diverses «conditions dangereuses», et -9,5 pour cent (1773) étaient dus à des «facteurs inconnus». Metrci au livre de  Timothy Good  “Need to Know” (Besoin de Savoir) P.172

 

Commentaires de l’éditeur P.172: Lorsque j’ai pris en chasse  un OVNI nous avons dépassé de 20 noeuds la limite de vitesse de vol de l’avion marquée par une ligne rouge. Dans l’excitation de la chasse, il est facile de dépasser les capacités des aéronefs et souvent une pièce de l’avion peut avoir une défaillance. Il y a beaucoup de récits   propos de lancement de  missiles et de tirs directs sur les ovnis qui restaient sains et saufs ,  et qui retournaient  le feu et détruisaient l’intercepteur.

Source : National Ufo Center

Mise à jour Area51blog, le : 19/04/2015 à 23:45

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Doit-on contacter les extraterrestres?

16/04/2015

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Note Era Admin

Je vous partage cet article  qui nous est proposé par Patrick D et publié sur Slate, dont le  but est de susciter le débat sur le bien fondé ou non de provoquer la rencontre avec nos co-locataires de l’univers. Après la lecture du texte, je vous propose de donner votre avis dans le sondage en bas de page.

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Les Terriens font-ils bien d’attendre (dans le silence) qu’une intelligence extraterrestre les contacte ou devraient-ils entamer activement la conversation? Le débat scientifique sur la question est épineux.

Cela fait maintenant plus de cinquante ans que les astronomes ont lancé la première tentative pour faire la chasse aux signaux radio de civilisations extérieures à notre système solaire de façon systématique –une quête connue sous le nom de recherche d’une intelligence extraterrestre, ou SETI, pour Search for Extra-Terrestrial Intelligence. Au cours de cette période, nos télescopes n’ont eu droit qu’à un silence assourdissant –ce qui a conduit certains scientifiques à se demander s’il ne serait pas temps que les Terriens prennent l’initiative d’entamer la conversation.

Les partisans d’un «SETI actif» sont de l’avis que, plutôt que de chercher à entendre les signaux d’une intelligence extraterrestre de façon passive, nous devrions être en train d’essayer d’atteindre nos voisins de galaxie de façon active –que nous devrions utiliser nos émetteurs radio les plus puissants (tels que le radiotélescope géant d’Arecibo, sur l’île de Porto Rico) pour envoyer des messages en direction des étoiles les plus proches.

«Par le passé nous sommes toujours partis du principe qu’une civilisation extraterrestre capable de nous détecter prendrait automatiquement l’initiative d’entrer en contact avec nous, en nous envoyant un signal puissant pour nous faire savoir qu’elle existait, dit Douglas Vakoch, de l’Institut SETI, à Moutain View, en Californie, et l’un des principaux partisans d’un SETI Actif. Mais peut-être qu’il y a des civilisations qui n’accepteront de révéler leur existence que si nous disons clairement que nous cherchons le contact.»

Le SETI actif a toujours été une question épineuse. En 2006, l’Académie internationale d’astronautique a réuni un comité autour du SETI –mais quand le groupe a refusé de faire pression pour bannir les transmissions proactives, deux de ses membres et pas des moindres, John Billingham, alors directeur du SETI, et Michael Michaud, ont démissionné. Même le comité éditorial du prestigieux journal Nature a émis une mise en garde disant que«le risque posé par un SETI actif [était] réel»:

«Il ne va pas de soi que toutes les civilisations extraterrestres sont bienveillantes –ou que, même avec une civilisation bienveillante, le contact n’aurait pas de sérieuses répercussions pour les gens ici sur Terre».

Le débat a repris en février, lors du rendez-vous annuel de l’Association américaine pour l’avancement de la science, qui se tenait à San José. Douglas Vakoch, directeur de l’Interstellar Message Composition au SETI, a organisé un symposium et une conférence de presse pour parler du SETI actif dans le cadre de l’événement; plus tard dans la semaine, il a tenu à l’Institut une journée d’atelier –et la discussion était là encore animée.

Technologie plus avancée, risque plus grand

Ce sur quoi tout le monde est d’accord –et c’est à peu près la seule chose sur laquelle il y a consensus–, c’est qu’il est probable que toute civilisation extraterrestre que nous trouverons sera plus avancée que la nôtre. (C’est une simple question de statistiques: nous n’avons que quelques centaines d’années en tant qu’espèce industrielle avancée, alors que la galaxie est là depuis treize milliards d’années; les extraterrestres que nous rencontrerons seront sans doute beaucoup plus vieux que nous, et en principe par conséquent largement en avance sur nous.) Technologie plus avancée, risque plus grand.

Toute civilisation extraterrestre sera plus avancée que la nôtre

L’auteur de science-fiction David Brin est un franc détracteur du SETI actif. Il se base sur l’histoire de notre propre planète, où les rencontres entre cultures de sophistications technologiques diverses se passent rarement bien. «Nous avons de nombreux exemples de civilisations avancées du point de vue technologique qui sont entrées en contact avec des civilisations moins avancées de ce point de vue-là», dit-il. (On pense aux efforts de colonisation européens en Afrique et aux Amériques.) «Et à chaque fois, cela a été douloureux. Même quand les deux côtés avaient les meilleures intentions du monde.»

Ce schéma s’applique même quand les humains n’entrent pas en jeu, d’après David Brin. Quand ce qu’on appelle aujourd’hui l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud ont été réunies par la tectonique des plaques il y a environ trois millions d’années, les mammifères placentaires du nord et les mammifères marsupiaux du sud ont pu entrer en contact.

«En l’espace d’un million d’années, presque tous les mammifères marsupiaux avaient disparu, dit David Brin. Le contact entre biomes a eu des conséquences majeures en termes d’extinction à chaque fois qu’il a eu lieu sur Terre. Je ne prétends pas que c’est la façon dont les choses vont se dérouler quand nous rencontrerons des extraterrestres –mais cela laisse penser que nous devrions au moins commencer par en discuter.»

Jill Tarter, pionnière du SETI et astronome ayant servi de modèle au personnage principal du Contact de Carl Sagan, est d’accord sur le fait qu’il est prudent d’écouter avant de crier:

«Nous devrions reconnaître l’asymétrie [en termes de sophistication technologique], et permettre aux technologies plus anciennes d’assumer la charge la plus importante, celle de la transmission, dit-elle. En tant que cadets, nous devrions avant tout écouter.»

Beaucoup à gagner en tendant la main

À moins que Douglas Vakoch n’ait raison, et qu’ils attendent de nous entendre. Le cas échéant, et si nous choisissons de rester silencieux, nous passons à côté d’une incroyable occasion. «Peut-être la communication interstellaire est-elle une forme d’échange économique par le biais duquel les civilisations partagent des informations précieuses les unes avec les autres, dans une forme d’altruisme réciproque entre différentes générations», dit-il, ajoutant que des exemples de ce type d’altruisme existent chez différentes espèces animales ici sur Terre.

Seth Shostak, le facétieux astronome à la coupe au bol qui dirige l’Institut, est d’accord pour dire que nous n’avons pas grand-chose à perdre et probablement beaucoup à gagner en tendant la main. D’ailleurs ils savent probablement déjà que nous sommes là: nos programmes de radio et de télévision et nos radars militaires en particulier répandent des informations dans l’espace depuis environ soixante-dix ans, fait remarquer Seth Shostak. On ne peut pas faire machine arrière du point de vue électromagnétique.

«Toute société qui a au moins cent ou deux-cents ans d’avance sur nous sera capable de détecter la fuite, dit Seth Shostak. À moins qu’ils n’aient arrêté de se développer technologiquement –ce qui est bien sûr possible, mais alors ils ne sont pas une menace pour nous.» (Accessoirement, la plaque minéralogique de Seth Shostak affiche SETI GUY [soit le mec du SETI, ndt]; celle de Douglas Vakoch, plus cryptique, dit ASETI, pour Active SETI.)

Le plus probable, c’est qu’ils n’ont aucune idée que nous sommes là

David Brin, auteur de science fiction et titulaire d’un doctorat en sciences planétaires

Mais peut-être n’avons-nous pas encore vendu la mèche: David Brin n’accepte pas la thèse de Shostak selon laquelle «ils» savent déjà que nous sommes là (ce qu’on appelle quelquefois l’excuse de la «porte de l’écurie»[1]. Seth Shostak est trop généreux dans son calcul de notre visibilité depuis des centaines (si ce n’est des milliers) d’années-lumière, dit David Brin, qui est titulaire d’un doctorat en sciences planétaires et a été consultant pour la Nasa. Les signaux terrestres radio et télé, de la série I Love Lucy à ce qui s’échappe de Vandenberg ou de Guantanamo, sont relativement faibles. De plus, les signaux électromagnétiques chutent proportionnellement au carré de la distance (et les extraterrestres, s’ils existent, sont sacrément loin).

Le plus probable, dit Brin, c’est qu’ils n’ont aucune idée que nous sommes là –et cela ne changera pas, à moins qu’on ne se mette à émettre des signaux puissants et dirigés de la façon suggérée par Vakoch. (Les quelques messages en dur que nous avons envoyés –à bord des sondes Pioneer et Voyager, par exemple– sont des coups de poker absolus. Ils contiennent des informations basiques à propos des humains et de notre planète; sur Voyager, il y avait aussi un disque en or avec un échantillon musical allant de Mozart à Chuck Berry, et d’autres messages de Terriens. Ils ne se dirigent vers aucune étoile en particulier et par conséquent risquent de n’être jamais interceptés –mais Voyager 1 se trouvera à deux années lumières d’une étoile nommée Gliese 445 dans à peu près 40.000 ans.)

Comme Christophe Colomb arrivant aux Amériques?

David Brin n’est pas le seul à préconiser la prudence. Plus d’une vingtaine de scientifiques ont signé une prise de position appelant à un moratoire sur le SETI actif en attendant qu’une«discussion scientifique, politique et humanitaire au niveau mondial» ait lieu. Elon Musk, le milliardaire à l’origine de SpaceX, l’a signée; tout comme le chasseur de planètes Geoff Marcy et l’auteur de science fiction à succès Paul Davies. La pétition ne parle pas d’extraterrestres vengeurs et qui bavent –elle note simplement qu’«il est impossible de prédire si [ l’intelligence extraterrestre ] sera bienveillante ou hostile».

Certains, comme le célèbre cosmologue Stephen Hawking, ont été plus directs. Hawking a récemment mis en garde contre la possibilité d’une civilisation extraterrestre avancée, qui ayant épuisé les ressources de sa planète, pourrait «chercher à conquérir et à coloniser toute planète à sa portée». Il cite également l’analogie de Christophe Colomb arrivant aux Amériques, «qui ne s’est pas très bien passée pour les Indiens d’Amérique».

Serons-nous leurs élèves, ou leur déjeuner?

Même si elle paraît clichée, cette bonne vieille histoire de Colomb semble quelquefois avoir le pouvoir de couler le SETI actif. Il s’agit toutefois d’une simplification grossière de l’histoire humaine. Kathryn Denning, anthropologue auprès de l’université de York à Toronto, souligne que tous les contacts interculturels n’ont pas été néfastes. Même l’arrivée des Européens aux Amériques n’a pas été si catastrophique que cela. «De nombreux peuples autochtones du nouveau monde sont toujours bien en vie et connaissent même une certaine croissance, [particulièrement] dans l’hémisphère sud», m’a-t-elle dit récemment. Certes, il y a eu une période agitée; mais plus tard il y a eu «syncrétisme, amitiés, mariages mixtes… un rapprochement progressif de deux sociétés».

Les extraterrestres seront-ils des enseignants bienveillants ou des dirigeants despotiques? Serons-nous leurs élèves ou leur déjeuner? Même si le projet du SETI prétend être ancré dans la science, une grande partie de ce que disent ses fans semble dépendre de si ceux-ci ont grandi avec les envahisseurs armés du Rayon Ardent de La Guerre des mondes ou avec les intellos bien intentionnés de Contact.

1 — Selon le proverbe qui dit qu’«il est trop tard pour fermer l’écurie quand le cheval s’est sauvé» [note du traducteur].

Mise à jour Area51blog, le : 19/04/2015 à 22:35

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