Les astronomes ont détecté une nouvelle étoile présentée comme « Alien Megastructure », et elle pourrait nous donner les réponses manquantes.

23/11/2018

Illustration
Crédits : WikiImages / Pixabay

Les astronomes ont-ils repéré une “mégastructure extraterrestre” ?

Article source :sciencepost.fr/

Une étoile visible depuis l’hémisphère Sud semble scintiller de manière très étrange. À l’instar de l’étoile de Tabby, ces creux de luminosité pourraient s’expliquer par la présence d’un nuage de matériau… Ou par quelque chose de plus exotique. Comme une mégastructure extraterrestre ?

L’étoile nous rappelle un objet célèbre depuis 2013 : l’étoile de Tabbydont les baisses de luminosité importantes et irrégulières ne cessaient d’intriguer les astronomes. Plusieurs hypothèses avaient alors été avancées pour expliquer ces étranges fluctuations. L’une d’elles évoquait la présence d’une mégastructure extraterrestre construite autour de l’étoile dans le but de siphonner son énergie. Une idée depuis balayée : une étude publiée en janvier dernier confirmait en effet que l’obscurcissement observé était causé par de la poussière interstellaire.

Une autre étoile qui intrigue

Qu’en est-il alors aujourd’hui ? L’astronome Roberto Saito et son équipe de l’Université fédérale de Santa Catarina (Brésil), se penchaient dès 2010 sur les explosions éruptives de centaines de millions d’étoiles, surveillées dans le cadre du sondage Variables Vista dans la Via Lactea (VVV). Mais en 2012, il remarquèrent soudain quelque chose d’étrange qui n’avait rien à voir avec une explosion : une étoile mystérieusement obscurcie pendant plusieurs jours. L’idée d’une mégastructure extraterrestre est donc revenue sur la table. Les détails de l’étude parue en début de mois sont publiés dans les Avis mensuels de la Royal Astronomical Society.

Il faut bien avouer que les données intriguent. À l’été 2012, la luminosité de cette étoile (VVV-WIT-07), plus vieille que le Soleil et retrouvée dans le renflement de notre Galaxie, s’est estompée légèrement pendant 11 jours pour ensuite chuter au cours des 48 jours suivants. Ce n’était par ailleurs pas 20 % de la luminosité qui était ici obscurcie (comme l’étoile de Tabby), mais près de 80 % ! Quelque chose bloquait ainsi une grande partie de la lumière de cette étoile. Mais de quoi s’agissait-il ?

Plusieurs explications possibles

Pour Eric Mamajek, astrophysicien de l’Université de Rochester (États-Unis), cette chose devrait « faire plus d’un million de kilomètres de large et être très dense pour pouvoir bloquer autant de lumière stellaire », lit-on dans Scientific American. Il pourrait encore s’agir ici d’un agrégat de matière passant entre la Terre et l’étoile. Malheureusement, l’étoile étant située vers le centre de notre Galaxie, la poussière rend les observations de suivi compliquées. Il pourrait également s’agir d’une étoile dite « variable », un type d’objet dont la luminosité varie de façon perceptible durant certaines périodes. Dans ce cas, ces creux de lumière pourraient s’expliquer de manière naturelle, simplement par des phénomènes internes (rien de suspect, donc).

Toujours est-il que pour l’heure, les chercheurs ne parviennent toujours pas à comprendre la véritable nature de cet assombrissement. Ils prévoient néanmoins de continuer les observations avec des instruments infrarouges (qui pénètrent mieux la poussière). Dans quelques semaines  nous aurons donc peut-être le fin mot de l’histoire !

Source

Mise à jour Area 51 blog-le 23-11-2018 à 12h05.

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Le laser envisagé pour dénicher de potentiels extraterrestres.

08/11/2018

Investigations UFO et Science

Image d’illustration : Utilisation d’un laser pour observer en détail le centre galactique. (photo ESO/Yuri Beletsky) ESO/Yuri Beletsky

Ci -dessous notre ami Patrice R nous envoie cet article. j’ai présenté ici il y a quelques temps ce genre de projet découvrons ensemble à présent ce que mentionne l’article de RTL futur.

Merci à Patrice.

Un laser pourrait permettre d’attirer les extraterrestres vers la Terre.

Article source : rtl.fr/a

 Leia Hoarau 

  • PUBLIÉ LE 07/11/2018 À 17:28

Journaliste

C’est l’idée (un peu perchée mais très sérieuse) qu’ont eu des scientifiques américains : au lieu de partir à la recherche d’extraterrestres, pourquoi ne pas les guider directement vers la Terre ?

La recherche extraterrestre représente pour les scientifiques l’aboutissement ultime de la plupart des recherches entreprises dans le domaine spatial. Le sujet est si attrayant que même la Nasa a décidé de s’y consacrer ouvertement. En parallèle, l’envie de l’Homme de découvrir…

Voir l’article original 140 mots de plus


Où pourraient vivre les extraterrestres ? La réponse d’un astronome

20/04/2018

Jeremy Wilks, euronews : Seth, on a beaucoup de questions sur les extraterrestres. Petro Brits aimerait savoir si nous avons déjà trouver une preuve d’extraterrestre dans l’espace ?

Seth Shostak, astronome à l’Institut SETI : Je pense que nous le ferons certainement. La raison c’est que, premièrement : je pense que ca peut exister là-bas. Je veux dire, il y a des millions et des millions de planètes dans notre galaxie, dans la Voie lactée. Ca fait énormément de maisons possibles ! Donc il est difficile de croire que seule notre planète possède la vie. Deuxièmement, la question est de savoir si nous pourrons la trouver ? Nous cherchons une forme de vie intelligente. J’ai parié avec tout le monde une tasse de café que nous trouverons de la vie ailleurs en 2025. De la vie intelligente.

Jeremy Wilks : Dan Alex voudrait savoir si nous devons regarder dans une certaine direction pour trouver des extraterrestres ?

Seth Shostak : J’ai passé beaucoup de nuits à me retourner dans mon lit à penser à cela. A me demander où sont les extraterrestres? Où traînent-ils ? Un endroit évident est le centre de la Voix lactée. Parce qu’au centre de la galaxie il y a une énorme source d’énergie. Il y a un énorme trou noir, beaucoup d’étoiles, beaucoup de choses. Beaucoup de choses, beaucoup d’énergie, c’est un endroit sur lequel nous devrions nous concentrer et c’est ce que nous faisons.

Source 


Technologie et extraterrestres présumés font débattre.

12/01/2018


OVNIS au-dessus de Salem, Massachusett . Quatre objets brillants et non identifiés sont apparus dans le ciel à 9h35 le 15 juillet 1952 sur un parking.
Crédit: Shell R. Alpert Getty Images et petit texte

Les civilisations extraterrestres sont-elles technologiquement avancées ?

Article source : scientificamerican.com  traduit et relayé par sciencepost.f

Plus nous découvrons de planètes habitables autour d’autres étoiles de la Voie lactée, moins l’on peut s’empêcher de se demander pourquoi nous n’avons pas encore détecté de preuves d’une civilisation extraterrestre. S’il est vrai que leur technologie pourrait être trop subtile ou sophistiquée, le silence décevant du ciel peut également indiquer que certaines civilisations durables n’utilisent tout simplement pas de technologies qui les rendraient visibles à nos télescopes.

Sur la base de notre propre expérience – comment nous en vouloir ? – nous nous attendons en effet à ce que des civilisations beaucoup plus anciennes que la nôtre soient plus savantes et donc technologiquement avancées. Mais il pourrait également être possible qu’un mode de vie plus simple que la prospérité scientifique ait dominé le paysage politique sur d’autres planètes, conduisant à des civilisations anciennes certes, mais technologiquement primitives. Après tout, l’histoire humaine nous permet d’imaginer la possibilité que sous un scénario politique différent, notre planète aurait pu rester dominée par les mentalités anti-scientifiques du moyen âge. Un tel scénario est imaginable sur des échelles de temps de plusieurs milliers d’années. Si nous avons eu de la chance de voir surgir la technologie, les catastrophes environnementales ou politiques auraient pu facilement remettre à zéro l’horloge de l’évolution.

Peut-être que la durée de vie ultime de la civilisation humaine se révélera plus courte qu’elle ne l’aurait été si nous étions restés technologiquement primitifs. La technologie pose en effet des risques à long terme pour notre avenir sous la forme de changements climatiques et de guerres non conventionnelles (nucléaires, biologiques ou chimiques). Dans ce cas, les surfaces d’autres planètes pourraient nous révéler des reliques de civilisations technologiquement avancées auto-détruites. Le problème n’est pas d’imaginer cette hypothèse, mais encore faut-il pouvoir l’observer. Si nous ne détectons rien à travers nos télescopes, la seule façon de savoir si une civilisation est savante ou technologiquement primitive est de se rendre directement sur place. Compliqué. Mais si c’est un jour le cas, l’astrosociologie pourrait alors devenir un domaine d’exploration particulièrement excitant une fois l’Homme aventuré dans l’espace.

Si nous savons qu’il est beaucoup moins coûteux d’observer à distance des planètes éloignées que de lancer une sonde, l’observation à distance ne peut détecter que les civilisations transmettant des signaux électromagnétiques, ou modifiant l’atmosphère de leur planète par pollution industrielle. Si les extraterrestres ne modifient pas radicalement leur habitat naturel ou ne transmettent pas de signaux artificiels, nous serons alors amenés à visiter leurs planètes domestiques afin de découvrir leur existence.

Une civilisation ancienne mais primitive pourrait en effet s’imbriquer parfaitement dans son environnement naturel pour toute une variété de raisons. Le camouflage, par exemple, est une tactique de survie naturelle, de sorte qu’une civilisation pourrait préférer paraître indiscernable des autres formes de vie, telles que la végétation. On pourrait aussi imaginer une civilisation si intelligente qu’elle déciderait de maintenir délibérément un profil technologique discret pour soutenir sa biosphère.

Un premier projet financé de manière significative pour visiter un autre système planétaire, Breakthrough Starshot, a été inauguré en 2016. Starshot vise à atteindre les étoiles les plus proches en quelques décennies. Puisque Proxima Centauri n’est qu’à 4,24 années-lumière, cela nécessite une technologie capable d’accélérer un vaisseau spatial à au moins un cinquième de la vitesse de la lumière. Le seul concept approprié implique une voile légère (à laquelle la charge utile est attachée) poussée par un puissant faisceau de lumière. L’inconvénient d’atteindre une telle vitesse avec cette conception est que le freinage près de la planète cible reste à ce jour très compliqué, même sur le papier.

Alors, civilisation technologiquement avancée ou primitive ? Spoiler Alert : nous ne le saurons probablement jamais, du moins certainement pas de notre vivant. Science-Post

Source

Mise à jour Area 51 Blog le – 12/01/2018  à 11h45.


L’astéroïde ‘Oumuamua un objet naturel ?

29/11/2017

Le 19 octobre, le télescope Pan-STARRS 1 à Hawaï a repér OUMUAMUA
crédit image : fredzone.org

Article source : cnetfrance.fr/

  • Par Karyl AIT KACI ALI 
  •  
  • L’institut scientifique SETI, qui recherche l’existence de formes de vie extra-terrestres, a tourné ses télescopes vers ‘Oumuamua, l’étrange astéroïde de forme allongée venant d’en-dehors de notre système solaire.
  • ‘Oumuamua est le premier astéroïde interstellaire jamais observé. Rien que pour cela, ce dernier suscite déjà l’intérêt des chercheurs du monde entier. Mais en plus, l’étrange objet céleste découvert en octobre par une équipe d’astronomes hawaïens (d’où son nom qui signifie « messager ») a une forme allongée très peu commune, un peu comme un cigare.Il n’en fallait pas plus pour que des journalistes et des fans de science fiction se mettent à le comparer à l’astéroïde Rama, du roman d’Arthur Clarke Rendez-vous avec Rama. En même temps, il faut bien avouer qu’il y a quelques similitudes. Dans cet ouvrage, Rama s’avère être un vestige de vaisseau extra-terrestre.

    Le SETI sur le coup

    Les fans de science-fiction seront donc heureux d’apprendre que l’institut SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence = Recherche d’une Intelligence Extra-terrestre, en français) écoute actuellement l’astéroïde avec ses puissants radiotélescopes ATA et GBT pour voir si des signaux ne s’en échapperaient pas, juste au cas où. L’information nous vient du physicien James Benford. Ce dernier explique dans un article avoir discuté avec Jill Tarter et Andrew Siemion, deux membres du SETI qui lui ont confirmés ces observations.

  • Le physicien explique dans son article que si l’on exclut les explications les plus probables, il reste la possibilité qu’il s’agisse d’une sonde extra-terrestre. Celle-ci pourrait ainsi avoir pour but de collecter des données sur notre système solaire avant d’en rejoindre un autre. Benford ajoute que vu le nombre de satellites en orbite autour de la Terre, une telle sonde capterait facilement nos ondes. Il s’agit donc voir si la sonde potentielle n’envoie pas de signaux en réponse.Bien sûr, il n’y a quasiment aucune chance que l’astéroïde soit réellement un appareil extra-terrestre. D’ailleurs Karen Meech, en charge de l’équipe hawaïenne qui a découvert l’astéroïde, disait il y a deux jours au New York Times que les observations menées jusqu’à maintenant tendent à démontrer qu’il s’agit bien d’un objet naturel, mais on peut toujours rêver.
  • Source
  • Mise à jour Area 51 le : 29/11/2017 à 18h05.

Le signal, destiné à une hypothétique civilisation extraterrestre, est basé sur une « grammaire cosmique » qui se veut universelle.

21/11/2017

DANIELLE FUTSELAAR / METI.
Une vue d’artiste de l’exoplanète GJ 273b, où le Meti a envoyé un signal radio composé de 0 et de 1.

Des scientifiques ont envoyé un message dans l’espace (et rêvent d’une réponse dans moins de 25 ans)

Article source : huffingtonpost.fr

Par  Gregory Rozieres Journaliste sciences et technologies, responsable de la rubrique .C’est Demain -le : 16/11/2017 11:58


Le signal, destiné à une hypothétique civilisation extraterrestre, est basé sur une « grammaire cosmique » qui se veut universelle.

ESPACE – « E.T. téléphone maison. » Ou plutôt « E.T. es-tu là? » C’est en substance la question qu’ont posée un groupe de scientifiques et d’artistes, en envoyant un message, un signal radio, dans l’espace. La cible? GJ 273b, une exoplanète située à 12,4 années-lumière de la Terre. La porte à côté, à l’échelle de la galaxie. Une initiative polémique, qui ne manquera pas de faire réagir, même si les chances d’obtenir une réponse sont, au mieux, infinitésimales.

 La scène s’est déroulée en Norvège, du 16 au 18 octobre. L’antenne radio EISCAT a émis pendant plus de 30 minutes sur trois jours un code binaire, composé de 0 et de 1, bien particulier à destination d’hypothétiques extraterrestres.
 C’est ce qu’a annoncé ce jeudi 16 novembre le Meti, une organisation scientifique. Son appellation est une référence au vénérable Seti, un institut international qui scrute le ciel à la recherche d’un signal artificiel depuis les années 60 (mais n’a toujours rien trouvé). C’est tout le paradoxe de Fermi, qui passionne les scientifiques, à découvrir dans la vidéo .

 Le Meti, lui, veut passer à la vitesse supérieure. Si l’écoute ne fonctionne pas, pourquoi ne pas essayer de parler? C’est le but de ce message, qui n’est bien sûr pas le premier à être envoyé dans l’espace. Le plus célèbre, et l’un des plus puissants, est celui du télescope Arecibo, propulsé vers l’amas d’Hercule, à 22.000 années-lumière de distance, en 1974.

 Un message simple

Il y a pourtant plusieurs choses nouvelles dans cet envoi, fruit de la collaboration entre le festival de musique espagnol Sonar, à l’occasion des 25 ans de l’événement, et le Meti. Si ce message participe, comme les précédents, à une démarche artistique (18 chansons ont été transmises en octobre), il y a une volonté plus scientifique derrière, explique au HuffPost l’astrobiologiste Douglas Vakoch, fondateur du Meti.

Le message envoyé à GJ 273b est un « tutorial mathématique et scientifique », précise cet ancien membre du Seti. Jusqu’alors, les quelques signaux artificiels envoyés dans l’espace étaient basés sur notre alphabet, sur nos musiques, sur nos sens. Ici, le message envoyé utilisé « Lincos », une sorte de « langue cosmique » imaginée par le mathématicien Hans Freudenthal en 1960.

L’idée: le signal radio est conçu comme un dictionnaire abstrait, présentant d’abord notre façon de concevoir les opérations mathématiques les plus simples, avant de se complexifier, petit à petit.

De plus, le message a été répété sur trois jours, pour être certain que d’hypothétiques observateurs lointains ne croient pas à une coïncidence, à un simple « bug », comme ceux qui déçoivent régulièrement les astronomes terriens.

Une réponse rapide, mais très (très) hypothétique

Enfin, l’exoplanète visée, GJ 273b, est l’une des plus proches de la Terre à être considérée comme possiblement habitable. C’est à dire située à la bonne distance par rapport à son étoile pour l’apparition, à la surface, d’eau liquide (essentielle au développement de la vie que nous connaissons).

GJ 273b, qui orbite autour de l’étoile de Luyten est située à 12,4 années-lumières. Cela représente quelque 117.000 milliards de kilomètres. Cela peut sembler gigantesque, mais à l’échelle de notre galaxie, qui fait quelque 1,5 million d’années-lumière, c’est la porte à côté.

« Nous avons choisi l’étoile de Luyten car c’est la plus proche qui peut être ciblée par le transmetteur Eiscat », explique Douglas Vakoch. En effet, Proxima b, l’exoplanète découverte l’année dernière et située à moins de 5 années-lumière, n’est pas visible depuis la Norvège, où se trouve l’antenne utilisée par le Meti.

Il faudra donc 12,4 années au signal (qui voyage à la vitesse de la lumière) pour atteindre GJ 273b. Potentiellement, cela veut dire que si d’hypothétiques extraterrestres écoutaient le message et décidaient d’y répondre, nous pourrions recevoir leur communication d’ici moins de 25 ans.

Sauf que, même Douglas Vakoch le concède, les chances sont infinitésimales. « Pour cela, il faudrait que la galaxie toute entière soit remplie de vie intelligente. Si ce n’est pas le cas, il faudra sonder des centaines, voire des milliers d’étoiles, avant d’avoir une chance réaliste de recevoir une réponse. »

Bouteille à la mer

A laser beam launched from VLT´s 8.2-metre Yepun telescope crosses the majestic southern sky and creates an artificial star at 90 km altitude in the high Earth´s mesosphere. The Laser Guide Star (LGS) is part of the VLT´s Adaptive Optics system and it is used as reference to correct images from the blurring effect of the atmosphere. The picture field is crossed by an impressive Milky Way, our own galaxy seen perfectly edge-on. The most prominent objects on the Milky Way are: Sirius, the brightest star in the sky, visible at the top and the Carina nebula, seen as a bright patch besides the telescope. From the right edge of the picture to the left, the following objects are aligned: the Small Magellanic Cloud (with the globular cluster 47 Tucanae on its right), the Large Magellanic Cloud and Canopus, the second brightest star in the sky.
crédit -ESO

 Mais alors pourquoi envoyer une telle bouteille à la mer? « Une seule a peu de chance d’atteindre son public. Mais si vous envoyez des milliers ou des millions de bouteilles, l’une d’elle pourrait bien s’échouer sur une côte cosmique habitée par une civilisation avancée », veut croire Douglas Vakoch.Tous les scientifiques ne sont pas de cet avis, loin de là. « Je trouve que c’est un peu du gadget. La chance d’une réponse est extrêmement faible », estime Jean Schneider, astronome au CNRS. D’abord, car c’est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais aussi car « même si on utilise un langage mathématiques, cela reste anthropomorphe. On ne sait pas quelle pourrait être la psychologie, la science » d’éventuels extraterrestres, précise-t-il.

Le chercheur privilégie plutôt d’écouter au maximum l’espace, à la recherche de « fuites technologiques, de messages non-intentionnels ». Autre piste prometteuse pour Jean Schneider, qui a mis au point l’un des catalogues les plus complets d’exoplanètes: le projet Starshot de Stephen Hawking, qui ambitionne d’envoyer de minuscules vaisseaux vers des exoplanètes proches. Une « démarche d’explorateurs ».

Le risque d’une réponse

Jean Schneider ne veut pour autant ni décourager, ni interdire ce genre d’initiative. Ce qui n’est pas le cas d’autres scientifiques. Depuis que le Meti a annoncé qu’il comptait tout faire pour contacter d’hypothétiques extraterrestres, en 2015, des voix se sont élevées contre cette idée.

Un débat qui peut se résumer ainsi: si nous envoyons des messages dans l’espace, nous signalons notre présence à de potentielles civilisations avancées, sans rien savoir d’elles. Et si des aliens à la technologie avancée envahissaient notre monde en remontant à l’origine du message? C’est un peu ce que redoute Stephen Hawking.

L’astrobiologiste Dirk Schulze-Makuch affirme lui que les conséquences de ce genre de message sont si grandes que l’envoi d’un tel signal devrait faire l’objet d’un débat citoyen et ne pas être simplement décidé par « un petit groupe de scientifiques« .

Si Douglas Vakoch aimerait que l’ONU « mette en place une grande discussion internationale sur la question », il estime pourtant qu’en attendant, les scientifiques « ont la responsabilité d’encourager cette discussion« . Le Meti avait ainsi évoqué la question lors de différentes conférences cette année.

Ce qui n’empêche pas l’organisation de continuer à lancer ses bouteilles à la mer. En avril, une nouvelle salve de signaux sera envoyée vers GJ 273b. D’autres planètes proches, comme Ross-128b, découverte récemment, seront également visées.

Et pour Douglas Vakoch, même si ces messages restent sans réponse, le fait d’arriver à réussir un tel projet, qui se pense sur des décennies, voire des siècles, sera déjà une victoire pour une « humanité qui n’est pas très forte pour agir sur du temps long« .

Source

Mise à jour Area 51  blog-le 21-11-2017 à 13h10


L’origine E.T. du célèbre signal Wow! est toujours crédible !

19/06/2017

signalwow

Un article de Laurent Sacco

Journaliste

Une publication acceptée dans un journal a priori crédible quant à l’origine du fameux signal « Wow! » détecté en 1977 a conduit à un petit emballement médiatique la semaine dernière. Finalement, l’étude signée d’un amateur diplômé ne prouve en rien que le signal provient du nuage d’hydrogène généré par une comète. Il est toujours permis de penser qu’il s’agissait en réalité d’une communication interstellaire extraterrestre avec la fameuse raie à 21 cm de l’hydrogène.

  • Le signal « Wow! » est un pic d’ondes radio dans une bande étroite centrée sur la fréquence de 1.420 mégahertz, c’est-à-dire là où se trouve la fameuse raie à 21 cm de l’hydrogène, capté en 1977 par le radiotélescope Big Ear du programme Seti.

  • Il y a de bonnes raisons de penser que c’est la fréquence des communications interstellaires entre civilisations par ondes radio. Aucune interprétation convaincante du signal Wow! à partir d’un phénomène astronomique n’a encore été trouvée.

  • De nouvelles observations semblaient accréditer l’hypothèse que ce signal provenait en réalité d’un nuage d’hydrogène entourant une comète. Mais des experts, comme le radioastronome Jacques Crovisier, sont plus que sceptiques.

La semaine dernière, une information est devenue virale dans la presse. Elle semblait sérieuse du fait qu’elle avait été publiée dans un journal scientifique a priori crédible, bien que peu connu et avec peu d’impact dans la communauté scientifique. L’astronome amateur Antonio Paris y annonçait qu’il avait probablement résolu l’énigme du fameux signal « Wow! » capté en 1977 par l’un des radiotélescopes du programme Seti, lequel, rappelons-le, se propose de découvrir des civilisations E.T. via leurs émissions dans le domaine radio.

L’une des hypothèses à la base de ce programme est que des civilisations technologiquement avancées ont tout intérêt à faire des communications interstellaires dans ce domaine autour d’une fréquence bien particulière associée à une raie d’émission de l’atome d’hydrogène. Les radioastronomes la décrivent aussi en termes d’une longueur d’onde qu’ils utilisent également pour cartographier la Voie lactée et ses nuages d’hydrogène, c’est pourquoi ils se comprennent instantanément entre eux lorsqu’ils utilisent le terme de « raie à 21 cm de l’hydrogène ».

En 1977, un pic intense d’émission à cette longueur d’onde avait été capté durant 72 secondes. La nature de la source de ce signal est restée jusqu’à présent mystérieuse (on ne fait pas des transmissions à cette longueur d’onde sur Terre par exemple, ce qui élimine l’hypothèse d’une interférence humaine) et il était donc permis de croire que la Terre était passée par inadvertance dans le faisceau d’une communication interstellaire…, qui sait ?, peut-être entre deux super IA extraterrestres.

L’article d’Antonio Paris a douché cette croyance car selon ses travaux, le signal aurait été causé par le nuage d’hydrogène de grande taille entourant la chevelure d’une comète dont on ignorait l’existence à l’époque et qui a été détectée seulement dans les années 2000 : 266/P Christensen.

Les comètes et la raie à 21 cm de l’hydrogène

Pour savoir ce qu’il fallait penser de cette annonce, Futura s’était tourné vers la représentante en France de la Seti League : Élisabeth Piotelat. Sa première réaction à chaud était prudente (voir l’article plus bas et aussi ses derniers commentaires sur son blog).

Élisabeth Piotelat nous avait ensuite recommandé de prendre l’avis de radioastronomes français, experts reconnus des comètes et des molécules qu’elles libèrent sous l’action du rayonnement solaire. En effet, on sait depuis longtemps qu’il existe des nuages d’hydrogène autour des comètes car ils ont été détectés par leurs émissions dans le domaine de l’ultraviolet. D’abord en 1969 avec la comète Tago-Sato-Kosaka puis d’autres comme celle de Kohoutek et d’Hale-Bopp. Mais quid de la détection de la raie à 21 cm ?

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