Comment se préparer à une tempête solaire ?‏

31/08/2012

L’ une des plus grosses tempêtes solaires jamais observées depuis des siècles a frappé la Terre en septembre 1859, à la veille d’un cycle solaire d’intensité inférieure à la moyenne. La destruction solaire associée est tellement atypique que les chercheurs ne savent toujours pas comme la classer. L’explosion aspergea la Terre d’un déluge de protons inédit depuis un demi-millénaire, accompagnée de courants électriques qui incendièrent les télégraphes et envahirent le ciel de Cuba et d’Hawaii d’aurores boréales.

Tempête solaire du 23 janvier 2012 par Pyxmalion

En juin 2011, des responsables réunis au National Press Club de Washington DC se sont posés la question :

Que se passera-t-il si ça devait de nouveau arriver ?

« Un orage magnétique de cette ampleur pourrait nous mettre KO, » affirme Lika Guhathakurta, spécialiste en physique solaire de la NASA. « La société moderne s’appuie sur des systèmes sophistiqués tels que les réseaux électriques intelligents, les GPS, et les communications par satellite, qui sont tous vulnérables aux tempêtes solaires. » Lika était présente au cinquième forum annuel de l’espace dédié au climat, le Space Weather Enterprise Forum (SWEF) en compagnie d’une centaine de collègues. Le but de SWEF est de mettre en lumière les phénomènes climatiques de l’espace et leurs conséquences pour l’homme, pour interpeller les politiques et responsables de la prévention des catastrophes. Le forum a réuni des élus du Congrès américain, de la Federal Emergency Manageme nt Agency (FEMA), des opérateurs électriciens, des représentants des Nations Unies, de la NASA, du NOAA et de nombreuses personnalités de tous horizons.

Au cours de l’année 2011, les prévisionnistes estiment que le soleil va entamer un cycle plus court que la moyenne des cycles. En 1859 « l’événement de Carrington » (du nom de l’astronome Richard Carrington qui décrivit la destruction solaire) montre que les cycles faibles peuvent s’accompagner de fortes tempêtes magnétiques.

En 1859, tout ce que l’on pouvait craindre de pire était une mise hors service des télégraphes pendant un ou deux jours tandis que les observateurs des îles tropicales ont pu admirer des phénomènes inouïs dans le ciel.
superscience (les tempetes solaires)(part 1sur3) par enfant-du-big-bang

Anticiper et suivre les tempêtes solaires

Alors que les décideurs se réunissaient pour prendre conscience des risques, non loin de là, les chercheurs de la NASA tentent activement de les circonscrire : « Nous sommes désormais capables de suivre la trajectoire des tempêtes solaires et leur progression vers la Terre en 3D, » rapporte Michael Hesse, intervenant au forum et directeur du GSFC Space Weather Lab. « C’est l’amorce d’un système opérationel d’alerte aux catastrophes climatiques provenant de l’espace en vue de la protection des réseaux électriques et des infrastructures de haute technologie en cas d’activité solaire intense. »

Le modèle est réalisé à partir de données collectées par une flotte de satellites de la NASA en orbite autour du soleil. Les analystes du laboratoire alimentent une base de données stockée dans des super ordinateurs qui traitent les données. Quelques heures après une éruption majeure, les ordinateurs produisent un film en 3D montrant la trajectoire de la tempête, quels planètes et satellites seront touchés et quand. Ce type de « prévisions interplanétaires » est sans précédent dans la courte histoire de la climatologie spatiale.

« Nous vivons une époque privilégiée de la climatologie de l’espace, » note Antti Pulkkinen, chercheur au laboratoire climatologique de l’Espace Space Weather Lab. « Le développement récent de modèles scientifiques basés sur la physique nous permet d’anticiper ces cataclysmes. »

Certains de nos modèles informatiques sont tellement pointus qu’ils peuvent anticiper la pénétration dans le sol terrestre de courants électriques générés par une éruption solaire. L’enjeu est de taille pour les transformateurs électriques et le projet expérimental « Solar Shield » dirigé par le Dr Pulkkinen a pour mission d’identifier les transformateurs les plus menacés par chaque éruption solaire. « Il suffit de déconnecter pendant quelques heures tel ou tel transformateur à haut risque pour prévenir des pannes qui peuvent durer plusieurs semaines et plonger dans le noir un continent entier, » souligne le Dr Pulkkinen.

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Un autre intervenant au SWEF, le Dr John Allen du Directorat de la Mission opérations spatiales de la NASA, a mis en lumière les risques pris par les astronautes face aux intempéries de l’espace. « Si personne n’est à l’abri de ces risques, les astronautes sont en première ligne et sont exposés à des niveaux de radiation quatre fois plus élevés que les travailleurs du nucléaire sur Terre, » a-t-il dit. « Il s’agit d’un risque professionnel très élevé. »

La NASA consigne scrupuleusement les dosages accumulés par chaque astronaute au cours de sa carrière. Chaque décollage, chaque sortie dans l’espace, chaque destruction solaire sont enregistrés. Lorsqu’un astronaute atteint des niveaux proches de la limite… Il ou elle peut se voir interdire de quitter la station spatiale ! L’exactitude des alertes aux tempêtes de l’espace peut permettre de contrôler ces expositions, par exemple en reprogrammant les sorties dans l’espace lorsqu’il existe un risque d’éruption solaire.

Le Dr Allen s’est aussi prononcé pour un nouveau type de bulletin météo : « Les messages du type ‘RAS’. Outre une information sur les périodes pendant lesquelles il faudrait s’abstenir de sortir, on aimerait connaître celles qui sont sans danger. Il s’agit de nouvelles perspectives pour les climatologues de l’espace : prévoir non seulement les périodes à haut risque d’éruption d’une tâche noire mais aussi les périodes sans risque. »

Le SWEF a un rôle pédagogique clé dans la création des conditions d’une bonne anticipation des tempêtes solaires. C’est ce que soulignent le Dr Lika Guhathakurta et son collègue Dan Baker de l’Université du Colorado dans un édito du New York Times en date du 17 juin dernier : « Les alertes météo de l’espace c’est bien … expliquer ce qu’elles veulent dire et comment y réagir c’est mieux »
USM épisode No 58 (TEMPETES MAGNETIQUES) par enfant-du-big-bang

Le 23 janvier, au-dessus de la région active 1402 du Soleil, les lignes de champ magnétique se sont brisées. L’éruption ou « éjection de masse coronale » (CME) provoquée a expulsée dans l’espace des…
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Sources:

http://science.nasa.gov/science-news/science-at-nasa/2011/22jun_swef2011/

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2913_affronter_tempete_solaire.php


Tempête magnétique sur la Terre du 06-1-2011

12/01/2011

Source

Voici une vidéo de la tempête ce jour du 06 janvier 2011; Remarquez le vent solaire frappant la Terre dans le coin supérieur droit, vers 17 heures.

Remarquez les lignes de champ bleues et rouges, qui commencent à s’inverser entre 7 heures du matin ; phénomène qui s’arrête brutalement vers midi. Comme si la Terre vivait une saute d’humeur avant l »heure.

Il y aurait eu ce jour-là l’apparition de « trous coronaux » sur la surface du Soleil


Tempête géomagnétique mineure en cours

25/08/2010

Tempête géomagnétique mineure en cours, à suivre sur :
http://jeffredo.pagesperso-orange.fr/direct.htm


Les chercheurs russes enregistrent le plus violent orage magnétique depuis 2008

07/04/2010
14:51 06/04/2010
MOSCOU, 6 avril – RIA Novosti

Les chercheurs russes enregistrent le plus violent orage magnétique depuis 2008

Le plus violent orage magnétique depuis octobre 2008 s’est produit lundi soir dans la magnétosphère terrestre, a annoncé mardi l’Institut de physique Lebedev (FIAN) de Moscou sur le site internet de l’observatoire solaire russe TESIS. « Nous n’avons pas enregistré de fluctuations de champ magnétique terrestre de niveau Kp=7 (sur 10) depuis 540 jours, le dernier orage magnétique aussi important s’étant produit le 11 octobre 2008 », lit-on dans un communiqué de l’Institut. La tempête de niveau Kp=7 (Kp est un indice géomagnétique utilisé pour mesurer les variations du champ magnétique de la Terre) peut porter préjudice aux systèmes énergétiques globaux, modifier l’orientation des satellites, perturber le fonctionnement des systèmes de navigation par satellite et provoquer des coupures radio. Toutefois, on ne sait pas encore clairement si l’orage de lundi a entraîné de telles conséquences. « La tempête a commencé vers 09h00 GMT. L’indice Kp a grimpé de 3 points, de Kp=4 (« instable ») à Kp=7 (« tempête forte ») en trois heures (…). L’orage a duré neuf heures, de 09h00 à 18h00 GMT », selon le communiqué. L’orage magnétique a été une surprise pour tous les centres météorologiques du monde. Il s’est produit en période d’activité solaire très calme, indiquent les chercheurs. La faible éruption solaire du 3 avril, qui aurait provoqué l’orage, « a été si légère qu’on ne l’a pas porté aux registres des éruptions. Toutefois, elle a été très longue (plus de sept heures) ce qui n’a pas été pris en compte par les météorologistes », concluent les spécialistes russes.

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