Un objet de l’espace traverse le temps

24/01/2013

 

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Engins hypersoniques : la compétition continue

17/01/2013
16.01.2013, 19:06, heure de Moscou

Engins hypersoniques : la compétition continue

© Collage : La Voix de la Russie

Ilia Kramnik, Rédaction en ligne

la voix de la russie

Article et image source:french.ruvr.ru

En été 2013 le ministère de la Défense de Russie entamera les essais du missile hypersonique le plus récent ayant une vitesse de quelque 6 000 km/h. Il est notoire que les études relatives au matériel hypersonique sont actuellement menées en Russie sur plusieurs axes et il est difficile de prévoir lequel d’entre eux sera prioritaire.

En nommant les choses par leur nom, en Russie et aux Etats-Unis ces programmes poursuivent le même objectif fixé dès à l’aube du développement des engins hypersoniques : construire un moyen de destruction guidé alternatif au missile balistique intercontinental.

Le premier projet de ce type dans notre pays a été le système aérospatial Spiral. Il s’agissait d’un avion orbital qui devait décoller à une altitude de 28-30 kilomètres depuis un lanceur hypersonique. La vitesse de Spiral devait être six fois supérieure à celle du son (quelque 7 000 km/h). Cependant Spiral créé en réponse au projet américain X-20 Dyna Soar n’a pas volé tout comme l’engin américain.

30 ans plus tard, le 28 novembre 1991, le premier vol du projet Kholod a été effectué sur le polygone de Sary-Chagan. L’engin a été construit sur la base du missile sol-air 5V28 du système S-200, déjà périmé. Le choix du missile tenait à ses caractéristiques ainsi qu’au fait qu’à l’époque les systèmes S-200 étaient intensément remplacés dans l’armée par le système nouveau, S-300.

L’élément majeur du projet Kholod était un superstratoréacteur ayant permis d’atteindre les Mach 3,5-6,5 à des altitudes entre 15 et 35 kilomètres. Entre 1991 et 1998 plusieurs vols réussis ont été effectués et la vitesse de 1 900 m/s (Mach 6,5) a été atteinte. Les essais ont été cependant arrêtés à cause d’une grave crise financière de 1998.

A l’heure actuelle, le problème majeur est de créer un propulseur capable de communiquer à l’engin une telle vitesse. Ces problèmes ne concernent pas les blocs de combat manoeuvrables des missiles intercontinentaux : la vitesse voulue leur étant communiquée par le lanceur. A présent il consiste à créer une navette capable de voler avec une vitesse hypersonique.

Le problème est notamment résolu aux Etats-Unis où les essais de l’engin X-37 ont débuté en 2010. A présent l’appareil effectue son troisième vol orbital commencé en décembre 2012 qui durera plusieurs mois. En théorie, les essais doivent aboutir à la construction d’un engin hypersonique porteur d’arme capable de manœuvrer en orbite, d’entrer dans l’atmosphère pour porter un coup sur une cible dans n’importe quel point du globe. Mais pour ce faire il faut résoudre une multitude de problèmes depuis la construction de l’appareil jusqu’aux systèmes de navigation et de communication. Les méthodes traditionnelles de communication et navigation radio n’étant pas applicables pour les vols dans l’atmosphère avec des vitesses hypersoniques.

Comme il a été déjà dit, en Russie les études hypersoniques sont menées dans plusieurs directions. Les succès les plus notables ont été enregistrés dans le domaine des blocs manoeuvrables susmentionnés. De tels blocs, plus lourds et plus grands que les blocs ordinaires, sont à même de réaliser des manouvres dans l’atmosphère. Cela exclut pratiquement leur interception par les moyens de défense antimissile existants et avancés.

Au cours de ces prochaines années un missile hypersonique, le système mer-mer Tsirkon, doit être créé pour la marine de guerre. Il doit servir de base pour le missile hypersonique développé de concert par la Russie et l’Inde sur la base du missile BrahMos pour les forces aériennes. La vitesse de ce missile doit dépasser Mach 10.

Mise à jour, sylv1 pour Aréa 51 blog, le 17/01/2013, 05h45.

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