Le signal, destiné à une hypothétique civilisation extraterrestre, est basé sur une « grammaire cosmique » qui se veut universelle.

21/11/2017

DANIELLE FUTSELAAR / METI.
Une vue d’artiste de l’exoplanète GJ 273b, où le Meti a envoyé un signal radio composé de 0 et de 1.

Des scientifiques ont envoyé un message dans l’espace (et rêvent d’une réponse dans moins de 25 ans)

Article source : huffingtonpost.fr

Par  Gregory Rozieres Journaliste sciences et technologies, responsable de la rubrique .C’est Demain -le : 16/11/2017 11:58


Le signal, destiné à une hypothétique civilisation extraterrestre, est basé sur une « grammaire cosmique » qui se veut universelle.

ESPACE – « E.T. téléphone maison. » Ou plutôt « E.T. es-tu là? » C’est en substance la question qu’ont posée un groupe de scientifiques et d’artistes, en envoyant un message, un signal radio, dans l’espace. La cible? GJ 273b, une exoplanète située à 12,4 années-lumière de la Terre. La porte à côté, à l’échelle de la galaxie. Une initiative polémique, qui ne manquera pas de faire réagir, même si les chances d’obtenir une réponse sont, au mieux, infinitésimales.

 La scène s’est déroulée en Norvège, du 16 au 18 octobre. L’antenne radio EISCAT a émis pendant plus de 30 minutes sur trois jours un code binaire, composé de 0 et de 1, bien particulier à destination d’hypothétiques extraterrestres.
 C’est ce qu’a annoncé ce jeudi 16 novembre le Meti, une organisation scientifique. Son appellation est une référence au vénérable Seti, un institut international qui scrute le ciel à la recherche d’un signal artificiel depuis les années 60 (mais n’a toujours rien trouvé). C’est tout le paradoxe de Fermi, qui passionne les scientifiques, à découvrir dans la vidéo .

 Le Meti, lui, veut passer à la vitesse supérieure. Si l’écoute ne fonctionne pas, pourquoi ne pas essayer de parler? C’est le but de ce message, qui n’est bien sûr pas le premier à être envoyé dans l’espace. Le plus célèbre, et l’un des plus puissants, est celui du télescope Arecibo, propulsé vers l’amas d’Hercule, à 22.000 années-lumière de distance, en 1974.

 Un message simple

Il y a pourtant plusieurs choses nouvelles dans cet envoi, fruit de la collaboration entre le festival de musique espagnol Sonar, à l’occasion des 25 ans de l’événement, et le Meti. Si ce message participe, comme les précédents, à une démarche artistique (18 chansons ont été transmises en octobre), il y a une volonté plus scientifique derrière, explique au HuffPost l’astrobiologiste Douglas Vakoch, fondateur du Meti.

Le message envoyé à GJ 273b est un « tutorial mathématique et scientifique », précise cet ancien membre du Seti. Jusqu’alors, les quelques signaux artificiels envoyés dans l’espace étaient basés sur notre alphabet, sur nos musiques, sur nos sens. Ici, le message envoyé utilisé « Lincos », une sorte de « langue cosmique » imaginée par le mathématicien Hans Freudenthal en 1960.

L’idée: le signal radio est conçu comme un dictionnaire abstrait, présentant d’abord notre façon de concevoir les opérations mathématiques les plus simples, avant de se complexifier, petit à petit.

De plus, le message a été répété sur trois jours, pour être certain que d’hypothétiques observateurs lointains ne croient pas à une coïncidence, à un simple « bug », comme ceux qui déçoivent régulièrement les astronomes terriens.

Une réponse rapide, mais très (très) hypothétique

Enfin, l’exoplanète visée, GJ 273b, est l’une des plus proches de la Terre à être considérée comme possiblement habitable. C’est à dire située à la bonne distance par rapport à son étoile pour l’apparition, à la surface, d’eau liquide (essentielle au développement de la vie que nous connaissons).

GJ 273b, qui orbite autour de l’étoile de Luyten est située à 12,4 années-lumières. Cela représente quelque 117.000 milliards de kilomètres. Cela peut sembler gigantesque, mais à l’échelle de notre galaxie, qui fait quelque 1,5 million d’années-lumière, c’est la porte à côté.

« Nous avons choisi l’étoile de Luyten car c’est la plus proche qui peut être ciblée par le transmetteur Eiscat », explique Douglas Vakoch. En effet, Proxima b, l’exoplanète découverte l’année dernière et située à moins de 5 années-lumière, n’est pas visible depuis la Norvège, où se trouve l’antenne utilisée par le Meti.

Il faudra donc 12,4 années au signal (qui voyage à la vitesse de la lumière) pour atteindre GJ 273b. Potentiellement, cela veut dire que si d’hypothétiques extraterrestres écoutaient le message et décidaient d’y répondre, nous pourrions recevoir leur communication d’ici moins de 25 ans.

Sauf que, même Douglas Vakoch le concède, les chances sont infinitésimales. « Pour cela, il faudrait que la galaxie toute entière soit remplie de vie intelligente. Si ce n’est pas le cas, il faudra sonder des centaines, voire des milliers d’étoiles, avant d’avoir une chance réaliste de recevoir une réponse. »

Bouteille à la mer

A laser beam launched from VLT´s 8.2-metre Yepun telescope crosses the majestic southern sky and creates an artificial star at 90 km altitude in the high Earth´s mesosphere. The Laser Guide Star (LGS) is part of the VLT´s Adaptive Optics system and it is used as reference to correct images from the blurring effect of the atmosphere. The picture field is crossed by an impressive Milky Way, our own galaxy seen perfectly edge-on. The most prominent objects on the Milky Way are: Sirius, the brightest star in the sky, visible at the top and the Carina nebula, seen as a bright patch besides the telescope. From the right edge of the picture to the left, the following objects are aligned: the Small Magellanic Cloud (with the globular cluster 47 Tucanae on its right), the Large Magellanic Cloud and Canopus, the second brightest star in the sky.
crédit -ESO

 Mais alors pourquoi envoyer une telle bouteille à la mer? « Une seule a peu de chance d’atteindre son public. Mais si vous envoyez des milliers ou des millions de bouteilles, l’une d’elle pourrait bien s’échouer sur une côte cosmique habitée par une civilisation avancée », veut croire Douglas Vakoch.Tous les scientifiques ne sont pas de cet avis, loin de là. « Je trouve que c’est un peu du gadget. La chance d’une réponse est extrêmement faible », estime Jean Schneider, astronome au CNRS. D’abord, car c’est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais aussi car « même si on utilise un langage mathématiques, cela reste anthropomorphe. On ne sait pas quelle pourrait être la psychologie, la science » d’éventuels extraterrestres, précise-t-il.

Le chercheur privilégie plutôt d’écouter au maximum l’espace, à la recherche de « fuites technologiques, de messages non-intentionnels ». Autre piste prometteuse pour Jean Schneider, qui a mis au point l’un des catalogues les plus complets d’exoplanètes: le projet Starshot de Stephen Hawking, qui ambitionne d’envoyer de minuscules vaisseaux vers des exoplanètes proches. Une « démarche d’explorateurs ».

Le risque d’une réponse

Jean Schneider ne veut pour autant ni décourager, ni interdire ce genre d’initiative. Ce qui n’est pas le cas d’autres scientifiques. Depuis que le Meti a annoncé qu’il comptait tout faire pour contacter d’hypothétiques extraterrestres, en 2015, des voix se sont élevées contre cette idée.

Un débat qui peut se résumer ainsi: si nous envoyons des messages dans l’espace, nous signalons notre présence à de potentielles civilisations avancées, sans rien savoir d’elles. Et si des aliens à la technologie avancée envahissaient notre monde en remontant à l’origine du message? C’est un peu ce que redoute Stephen Hawking.

L’astrobiologiste Dirk Schulze-Makuch affirme lui que les conséquences de ce genre de message sont si grandes que l’envoi d’un tel signal devrait faire l’objet d’un débat citoyen et ne pas être simplement décidé par « un petit groupe de scientifiques« .

Si Douglas Vakoch aimerait que l’ONU « mette en place une grande discussion internationale sur la question », il estime pourtant qu’en attendant, les scientifiques « ont la responsabilité d’encourager cette discussion« . Le Meti avait ainsi évoqué la question lors de différentes conférences cette année.

Ce qui n’empêche pas l’organisation de continuer à lancer ses bouteilles à la mer. En avril, une nouvelle salve de signaux sera envoyée vers GJ 273b. D’autres planètes proches, comme Ross-128b, découverte récemment, seront également visées.

Et pour Douglas Vakoch, même si ces messages restent sans réponse, le fait d’arriver à réussir un tel projet, qui se pense sur des décennies, voire des siècles, sera déjà une victoire pour une « humanité qui n’est pas très forte pour agir sur du temps long« .

Source

Mise à jour Area 51  blog-le 21-11-2017 à 13h10

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Une experte estime que les humains ne sont pas assez intelligents pour lire les messages extraterrestres

20/09/2015
Les humains ne seraient pas assez intelligents pour lire les messages extraterrestres | Getty Images/Stocktrek Images

Les humains ne seraient pas assez intelligents pour lire les messages extraterrestres | Getty Images/Stocktrek Images

Article source: huffingtonpost.fr/

 |  Par Nitya Rajan

Une experte estime que les humains ne sont pas assez intelligents pour lire les messages extraterrestres.

ESPACE – Les humains ne sont pas assez intelligents pour lire les messages extraterrestres, pour peu qu’ils existeraient. Voici la conclusion du Dr Nathalie Cabrol de l’Institut SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence), un programme américain de recherche d’une intelligence extraterrestre.

S’exprimant pour le Daily Mail anglais, Nathalie Cabrol argumente: « Imaginons une civilisation qui aurait seulement 1000 ans de plus que la nôtre; qui peut savoir quel type de communication et la technologie qu’elle emploierait pour parler avec nous ».

« Nous ne faisons ici que gratter la surface. Nous cherchons des choses dans l’univers depuis notre propre point de vue, explique-t-elle. Nous avons tendance à poser des questions dans la façon dont nous le faisons nous-mêmes. Mais quel genre de processus de pensée une civilisation extraterrestre peut avoir, nous ne le savons pas vraiment ».

Selon le Dr Cabrol, « nous devons compter en ce moment un peu sur notre imagination pour comprendre ce que les extraterrestres sont en train de faire, et ne pas avoir peur de développer de nouvelles méthodes de recherches en conséquence ».

Ce qui est sûr, c’est que la recherche sur la vie extraterrestre a le vent en poupe. Cet été, un milliardaire russe, supporté par Stephen Hawking, a lancé un programme à 100 millions d’euros pour détecter des signaux provenant d’une civilisation extraterrestre…

Source

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Mise à jour Area 51 blog, le : 20/09/2015 à :11h35.

area51blog


Atterrissage d’un vaisseau extraterrestre en Nouvelle Guinée

21/04/2013

Un article de Ken Pfeifer  

Traduction par Era pour Area51blog

 Atterrissage d’un vaisseau extraterrestre en Nouvelle Guinée devant de nombreux témoins 

Source de l'Illustration WWW.WORLDUFOPHOTOSANDNEWS.ORG

Source de l’Illustration WWW.WORLDUFOPHOTOSANDNEWS.ORG

26 juin 1959 PAPUA Nouvelle Guinée 

William Gill allait avoir l’une des observations d’OVNI les plus célèbres jamais  documentées, qui a été validé par un groupe de témoins supplémentaires. Cet événement extraordinaire aura lieu à 18h45, le 26 Juin 1959 

 Père Gill a vu ce qu’il a décrit comme une lumière blanche brillante au Nord-Ouest. La nouvelle de l’observation se répandit rapidement, et en quelques instants, Gill a été rejoint par pas moins de trente-huit témoins supplémentaires, y compris Steven Moi, Ananias Rarata, et Mme Nessle Moi.  Selon des déclarations sous serment, ces personnes ( plus de trente) ont observé un objet à quatre pieds, en forme de disque d’environ la taille de 5 pleines lunes alignées bout à bout. Cet engin incroyable planait au-dessus de la mission ! À leur grande surprise, ils ont vu quatre silhouettes ressemblant à des humains qui semblaient exécuter une sorte de tâche. De temps en temps l’une des silhouettes disparaissait, pour réapparaître  une minute ou deux plus tard.  Une lumière bleue  t brillait dans l’appareil à ce qui semblait être des intervalles réguliers. Les témoins ont observé l’engin et ses activités pendant  45 bonnes minutes, jusqu’à ce que le vaisseau brillant s’élève dans le ciel et   disparaisse  à 19h30 Collés au ciel, les témoins allaient voir plusieurs petits objets apparaître à 8:30, et vingt minutes plus tard, le premier engin réapparut. 

Cet événement phénoménal durerait incroyables de quatre heures, jusqu’à ce que la couverture nuageuse obscurci la vue à 10:50.  Le Père Gill a préparé un rapport écrit complet de cet événement, et 25 autres observateurs ont signé le document. Cette première observation, un événement qui se produit une fois dans une vie, allait incroyablement être suivie par une autre observation la nuit suivante. A 18h00, le plus grand objet est apparu de nouveau, avec ses occupants. Il a été assombri  par deux des plus petits objets. Selon les propres mots de William Gill: « Sur la grande, deux des silhouettes semblaient faire quelque chose près du centre de la plate-forme. Elles se penchaient parfois et levaient les bras comme pour ajuster ou. » Installer « quelque chose.  L’une d’entre elles semblait être debout, regarder vers le bas vers nous. « (Dans un moment d’anticipation, Gill a levé les bras et fait signe à la silhouette.)

« A notre grande surprise, la silhouette a fait la même. Ananias a agité ses deux bras au-dessus de la tête;… Puis les deux silhouettes extérieures ont fait de  même. Ananias et moi-même avons commencé à agiter nos bras, et tous les quatre ont semblé   agiter les leurs en réponse.  Il semble faire aucun doute qu’on a répondu à nos gestes … 

Un autre témoin, Eric Kodawara, agitait une torche, et il y eut accusé  de réception de l’engin. Gill est allé à l’intérieur pour manger, mais quand il est revenu, l’engin était toujours là, seulement plus loin (plus petit). Après un service de l’Église, à 7h45, Gill est de nouveau sorti pour trouver l’engin, mais les nuages ​​étaient apparus, et on ne voyait plus  l’objet. 

Le lendemain soir, l’engin brillant allait faire une apparition de plus. Gill compté en a compté huit  à 6:45. À 11:20, Gill a entendu une forte détonation sur le toit de la mission. Sorti pour voir ce qui s’était passé, il aperçut quatre OVNIS en cercle autour du bâtiment. Ces quatre vaisseaux étaient très haut dans le ciel. On contrôla la toiture  pour les dommages, le lendemain matin, mais aucun  n’a été trouvé.

Remarque : L’image ci-dessus est une illustration

 KEN PFEIFER WORLD UFO PHOTOS AND NEWS

WWW.WORLDUFOPHOTOSANDNEWS.ORG

Remerciements à  www.ufocasebook.com

WWW.WORLDUFOPHOTOS.ORG

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Mise à Jour et Traduction par Era pour Area51blog le 21-4-2013 à 12h00

area51blog


Michio Kaku – Rencontres extraterrestres : quand Bambi rencontre Godzilla !!

03/08/2012

Voilà un article que je dédie tout particulièrement  à Sylv1 que je sais très fan de Michio Kaku et de sa philosophie  😉

Michio Kaku - Rencontres extraterrestres : quand Bambi rencontre Godzilla !!

 Professeur en physique théorique à New-York,Michio Kaku, né en 1947, est très actif sur la scène scientifique internationale.

En réponse aux questions sur l’existence d’une vie extraterrestre et sur ce qui se cache derrière le nombre important d’ observations d’OVNI à travers le monde; ce  physicien renommé a fait des déclarations fracassantes sur CNN le 19 Juillet 2012.

Une rencontre dont il faut se méfier

Michio Kaku a déclaré sur CNN que « si nous rencontrons des extraterrestres, ils sont susceptibles d’être amicaux.»

Mais, si les Humains devaient faire face à des extraterrestres hostiles, Michio Kaku pense « que ce serait comme si Bambi rencontrait Godzilla. S’ils sont si avancés, ils peuvent atteindre la terre d’une étoile lointaine. ils auraient donc déjà des milliers d’années d’avance sur nous en matière de technologie, et nous ne pourrions rivaliser militairement devant une civilisation avancée.»

Et même si Kaku pense que le point de vue plus optimiste que les extraterrestres sont bienveillants est le plus probable, il estime qu’il faut « se préparer à la possibilité qu’ils ne le sont pas.»

Car si des aliens peuvent voyager dans le cosmos et venir nous rendre visite, ils sont nécéssairement avancés et si leurs intentions sont belliqueuses, nous devrions vraiment nous méfier !

Sa position fait à écho à celle de Stephen Hawking qui est plutôt du côté des experts alarmistes.

Ovni – Ufologie sur besoindesavoir.com

Crédits©DM7.Cecile02

 

http://www.etupdates.com/2012/07/23/cnn-alien-invasion-would-be-like-bambi-meeting-godzilla-according-to-michio-kaku-video/


Certains scientifiques sont déçus par la découverte du boson de Higgs…

07/07/2012

Source : Atlantico.fr

Pourquoi l’un des hommes les plus intelligents du monde trouve la découverte du boson de Higgs sans grand intérêt

« Succès global » pour le directeur général du Cern, mais déception pour plusieurs scientifiques, la découverte du boson de Higgs met les physiciens en émoi. Car si elle ouvre de nouvelles portes, elle en ferme aussi beaucoup.

Le Cern a annoncé le 4 juillet avoir découvert, avec une certitude de 99,99997%, le boson de Higgs. Crédit Flickr / Fredaniane

Les réactions après l’annonce mercredi de la découverte du boson de Higgs ne sont pas toutes enthousiastes. Certes, pour l’immense majorité des scientifiques, il s’agit d’une des plus grandes victoires de la physique moderne et « un autre grand bond pour l’humanité », pour reprendre les mots du président du conseil du Cern, Michel Spiro. Mais pour d’autres, la joie est teintée de déception, à l’image du physicien et cosmologiste Stephen Hawking. S’il considère que cette découverte mérite un Prix Nobel, il a déclaré à la BBC qu’elle était « dommage dans un sens, car les grandes avancées dans le domaine de la physique proviennent d’expériences dont les résultats sont inattendus ».

Quelques semaines avant la conférence du Cern, Futura-Sciences expliquait déjà que « la pire déception serait certainement que l’on annonce dans quelques mois que l’on a trouvé un seul boson de Higgs avec des propriétés identiques à celles prédites par le modèle standard. Si tel était le cas, il y a gros à parier que le LHC n’aurait servi à rien et que même les successeurs du LHC (Large hadron collider, l’accélérateur de particules du Cern, ndlr) ne seront pas vraiment en mesure de nous donner des signes d’une nouvelle physique. »

Car cette découverte, finalement, ne fait « que » confirmer une théorie qui était déjà largement acceptée. Les chercheurs voulaient trouver le boson depuis un demi-siècle, ils l’ont trouvé. Le directeur général du Cern était d’ailleurs laconique, mercredi, en annonçant : « Je pense que nous l’avons trouvé ».

Le boson de Higgs était un postulat du physicien écossais Peter Higgs, émis en 1964, et son existence est essentielle dans le cadre du « modèle standard » de la physique des particules. C’est lui qui permet d’expliquer pourquoi certaines particules ont une masse et d’autres n’en ont pas.

Le problème, c’est que ce modèle standard ne décrit pas toutes les forces qui animent l’Univers, et possède encore plusieurs zones d’ombre. Pour les éclairer, de nombreuses théories ont été proposées : des nouvelles dimensions, de nouvelles particules, des mini-trous noirs… Or, en prouvant l’existence du boson de Higgs sans valider aucune de ces nouvelles théories, l’accélérateur de particule du Cern laisse beaucoup de questions en suspens, rappelle le New Yorker.

Pour le scientifique britannique Stephen Wolfram, « homme le plus intelligent du monde » selon The Atlantic, le modèle de Higgs est un peu comme un « hack », une tricherie. Sur son blog, il explique avoir espéré depuis 35 ans que « finalement, on trouverait quelque chose de plus élégant et de plus profond pour expliquer quelque chose d’aussi fondamental que la masse des particules. Mais on dirait bien que la nature a choisi une solution simple au problème : le mécanisme de Higgs dans le modèle standard. »

Le scientifique continue en expliquant que « si le modèle standard est correct, l’annonce [de mercredi] est certainement la dernière découverte majeure que pourrons nous offrir les accélérateurs de particules actuels. Bien sûr, on peut toujours avoir une surprise, mais je ne parierais pas dessus. »

Déjà en 2008, Wired écrivait que la découverte du boson, rien que le boson, serait le pire scenario que pourrait offrir le LHC. « Ca ne confirmerait que ce que l’on sait déjà, sans faire avancer la science : quel ennui. » Le journaliste Adam Mann précise cette pensée : « Le boson de Higgs est déjà un peu trop ordinaire ».

Les scientifiques ne perdent néanmoins pas espoir. Notamment parce que cette découverte ouvre la porte à de nouvelles recherches. « Est-ce qu’on peut appliquer cette découverte à quelque chose ? Pour le moment, mon imagination est insuffisante. Comme l’imagination de Michael Faraday était bien trop petite pour envisager tout ce qu’il pouvait faire avec l’électricité lorsqu’il l’a découverte», a déclaré Albert de Roeck, physicien du Cern, à la Tribune de Genève.

Maria Spiropulu, professeur au California Institue of Technology, a elle expliqué au New York Times qu’elle avait toujours espoir d’être surprise par le boson. « Je ne veux pas que ça soit une histoire de modèle standard. Je ne veux pas que ça soit simple, ou symétrique, ou ‘comme prévu’. Je veux que cette découverte soit si complexe qu’elle m’envoie –qu’elle nous envoie tous- dans une impasse pendant un bon moment. »

Et dans tous les cas, rappelle Futura-Sciences, il reste encore des territoires « où l’humanité pourra progresser encore, en particulier technologiquement » : les neurosciences, la bio-informatique, l’information quantique, l’astrobiologie, la nanotechnologie et l’astronautique.


Sommes-nous préparés à une attaque extraterrestre?

15/08/2011

Il n’y a pas de procédure officielle en cas de contact ou d’invasion.

– Image tirée de «Plan 9 from Outer Space» d’Ed Wood (1959). –

Un objet volant non identifié a il y a peu contraint les responsables de l’aéroport chinois de Xiaoshan à retarder dix-huit atterrissages et décollages; Pékin a alors promis de mener une enquête. Les tabloïds ont aussitôt couvert l’affaire; le Sun britannique a fait une référence — totalement gratuite — à un «vaisseau spatial extraterrestre»; sur YouTube, une vidéo a suscité de nombreux commentaires relatifs à l’existence d’une vie extraterrestre. Alors, que se passerait-il si les petits hommes verts décidaient de nous rendre visite? Existe-t-il un plan d’urgence anti-extraterrestre?

Si l’on veut. Les extraterrestres n’intéressent pas particulièrement le gouvernement américain. L’US Air Force avait certes lancé un projet d’étude des Ovni en 1947, mais elle a mis fin aux recherches en 1969: elle n’avait pas été en mesure de découvrir des preuves de l’existence de véhicules extraterrestres ou de menaces pour la sécurité nationale. En 1992, le gouvernement a financé un projet Seti – Search for Extraterrestrial Intelligence –  mis en place par la NASA: le Microwave Observing Program avait pour mission d’effectuer des analyses ciblées des étoiles proches du système solaire; l’année suivante, le projet n’a pas été jugé suffisamment intéressant pour être reconduit.

Une liste de recommandations émise par le Seti

Il existe en revanche une ONG (fondée par l’Académie internationale d’astronautique) qui a pour fonction de «préparer, de réfléchir, de gérer, de conseiller et de consulter en vue d’un … éventuel signal permettant de prouver l’existence d’une intelligence extraterrestre.» Cette organisation (le Seti: Post-Detection Taskgroup) dirigée par le physicien théoricien Paul Davies a établi une liste de recommandations. Selon ce protocole (adopté en 1989), toute personne ayant détecté un signal radio suspect doit contacter les chercheurs du Seti; ces derniers l’aideront alors à vérifier la source du signal, et à déterminer si ce dernier prouve que nous ne sommes pas seuls dans notre univers.

Le Seti doit ensuite alerter l’Union astronomique internationale, les Nations unies ainsi que tous les organismes de recherche qui lui semblent appropriés. Et selon le principe de «finders keepers» [«qui trouve, garde»], l’annonce de la découverte revient à la personne l’ayant réalisée, les données devant toutefois être communiquées à la communauté scientifique internationale. En revanche, les coordonnées précises de la source ne doivent pas être révélées; sinon  toute personne munie d’un radiotélescope pourrait alors estimer avoir voix au chapitre.

La prochaine étape serait de déterminer si le signal détecté appelle ou non une réponse, et si oui, de son contenu – un processus qui, outre les scientifiques impliquerait plusieurs experts et hauts fonctionnaires. Il faudrait sans doute alors opter pour un message simple; quelques chiffres en binaire, par exemple. (Paul Davies et Ira Glass en discutent dans un épisode récent de This American Life).

Et si la réalité ressemblait à l’un de ces scénarios hollywoodiens tirés par les cheveux, dans lesquels nous détectons la présence d’un vaisseau extraterrestre; où les petits hommes verts nous envoient un message du type «Salutations, Terriens!»? Alors là, mystère et bouche cousue: en cas de contact direct, si le Pentagone et le reste des spécialistes de la question disposent d’une marche à suivre, cette dernière est tenue secrète. Elle dépendrait certainement de la nature du contact: pacifique ou violent; demande («Donnez-nous vos combustibles fossiles!») ou entraide scientifique (fusion froide…).

Planète colonisée

De nombreux scientifiques, comme Stephen Hawking, estiment  qu’une rencontre de ce type finirait mal pour nous – les humains joueraient alors le rôle des Indiens d’Amérique et les extraterrestres celui des colons européens. Hawking a récemment émis une théorie à ce sujet: «J’imagine qu’ils pourraient être condamnés à vivre dans d’immenses vaisseaux spatiaux, après avoir épuisé toutes les ressources naturelles de leur planète d’origine. Ces extraterrestres à la technologie extrêmement développée pourraient devenir des nomades, parcourant l’espace en quête perpétuelle de planètes à conquérir et à coloniser.»

La perspective du premier contact avec les extraterrestres vous inquiète? Si oui, faute de protocole officiel, vous pouvez vous tourner vers la très officieuse «Introduction to Planetary Defense : A Study of Modern Warfare Applied to Extra-Terrestrial Invasion». Tout comme Hawking, ses auteurs pensent que face aux extraterrestres, les humains ressembleraient fort aux Indiens de l’Amérique de 1492. Ils pensent également qu’étant donné la lenteur de la réaction des pays du monde entier au lendemain des catastrophes naturelles, il y a peu de chance pour que l’humanité puisse s’unir assez rapidement pour repousser une invasion. Selon les auteurs, de telles créatures nous surpasseraient vraisemblablement sur le plan technologique. Notre seul espoir? La guérilla urbaine.

Juliet Lapidos

Traduit par Jean-Clément Nau

Source : http://www.slate.fr/story/25183/sommes-nous-prepares-une-attaque-extraterrestre


Pour éviter l’extinction de l’homme, Hawking prône la colonisation de l’espace

10/08/2010

Source : http://www.lemonde.fr

Une vue de la voie lactée prise par la Nasa. JPL-Caltech/N.A.S.A./SIPA

Le constat de l’astrophysicien britannique Stephen Hawking est simple : si l’homme ne colonise pas l’espace dans les 200 prochaines années, la race humaine risquerait bien de disparaître. « Je pense que l’avenir à long terme de la race humaine se trouve dans l’espace. Il sera déjà difficile d’éviter une catastrophe sur la planète Terre dans les 100 prochaines années, sans parler du prochain millier ou million d’années », a expliqué M. Hawking au site Internet Big Think.

Connu et reconnu pour ses travaux sur l’univers et la gravité, le scientifique se prononce résolument « en faveur des vols habités dans l’espace ». « Si nous sommes les seuls êtres intelligents de la galaxie, nous devons assurer notre survie », a plaidé le scientifique, estimant que l’augmentation de la population mondiale et les ressources limitées de la Terre vont menacer de plus en plus l’espèce humaine.

M. Hawking estime qu’à mesure que les crises politiques et les catastrophes naturelles se multiplient, l’homme devra « faire preuve de prudence et de jugement pour les gérer avec succès ». « J’entrevois de grands dangers pour la race humaine. A de nombreuses reprises par le passé, sa survie a été dans une situation délicate », estime-t-il. Mais le scientifique, qui se dit tout de même « optimiste » quant à la survie de la race humaine, pense que « si nous pouvons éviter une catastrophe au cours des deux prochains siècles, notre espèce devrait être sauve si nous nous déployons dans l’espace ». « La race humaine ne devrait pas mettre tous ses œufs dans le même panier, ou sur la même planète », a conclu le scientifique.

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