Des astronomes communiquent avec le cosmos

22/08/2012

Cette représentation artistique diffusée par l’Observatoire austral européen (ESO) montre comment les planètes sont entourées d’étoiles dans la Voie Lactée.
PHOTO: AFP/ESO

Des scientifiques ont envoyé mercredi dernier, à partir d’un télescope de Porto Rico, un message vers trois systèmes solaires extraterrestres des constellations des Gémaux et du Cancer. L’envoi marquait le 35e anniversaire d’un signal radio inexplicable reçu de la constellation du Sagittaire, qui pourrait avoir été lancé par des extraterrestres.

«Je dois conclure qu’une espèce intelligente extraterrestre peut avoir envoyé le signal», a affirmé, dans une analyse publiée en 1997 lors du 20e anniversaire de l’événement, le père du «signal Wow», l’astronome Jerry Ehman, qui enseignait alors à l’Université de l’Ohio. Le signal, qui a duré au moins 72 secondes et était jusqu’à 30 fois plus fort que les signaux naturels normaux du cosmos, a été nommé ainsi parce que M. Ehman a inscrit «Wow» sur la retranscription informatique.

Un voyage de 41 à 150 ans

Le signal lancé la semaine dernière mettra de 41 à 150 ans à atteindre un éventuel extraterrestre. Il est composé de 10 000 messages Twitter et de messages vidéo de vedettes de la télévision américaine, recueillis par le groupe National Geographic dans le cadre d’un projet spécial entourant le 35e anniversaire du signal Wow. Les messages ont été encodés avec des répétitions pour qu’un éventuel récepteur établisse clairement qu’ils ont été faits par une espèce intelligente.

Trois étoiles de la partie de la constellation du Sagittaire d’où provenait le signal de 1977 ont été ciblées par les astrophysiciens du télescope Arecibo. La plus proche compte certainement des planètes dans une zone habitable.

Jusqu’à maintenant, seulement neuf signaux ont été envoyés depuis la Terre dans le but d’être captés par des extraterrestres. L’origine extraterrestre du signal Wow n’a toutefois jamais pu être établie formellement, parce qu’il n’a jamais été répété. Vu les avancées constantes de l’astrophysique, il est également possible qu’on détecte un signal naturel – formation d’un trou noir, collision entre galaxies – qui aurait la même puissance.

Source : http://www.lapresse.ca/sciences/201208/21/01-4566735-des-astronomes-communiquent-avec-le-cosmos.php


A défaut de Martiens, existe-t-il des « Enceladiens » ?

31/07/2012

Depuis que l’homme s’intéresse à l’univers qui l’entoure, il espère rencontrer un jour une forme de vie extraterrestre. Jusqu’à présent, c’est Mars et ses reliefs rouges qui ont concentré l’essentiel des explorations spatiales, mais la petite lune d’Encelade, sixième satellite de Saturne, pourrait bien constituer la meilleure chance de découvrir une nouvelle forme de vie dans notre système solaire, selon le Guardian.

Les conditions de vie sur Encelade ne sont pourtant pas des plus simples. Chaque jour depuis au moins 100 millions d’années, il neige sur cette lune située à plus de 1 500 milliards de kilomètres du Soleil. Mais selon le robot d’exploration Cassini, qui évolue depuis huit ans dans ces contrées glacées de l’espace, Encelade a non seulement une atmosphère, mais aussi des geysers d’eau qui s’échappent de sa surface et contiennent des composants organiques complexes, tels que le propane ou l’éthane. Selon ces observations, Encelade possède aussi un océan sous-terrain qui reste liquide grâce à la chaleur interne de la lune, qui ressemble étrangement aux sources d’énergie géothermique qu’on trouve sur Terre. « Il y a de l’eau liquide, des éléments organiques, et une source de chaleur, il y a tous les éléments nécessaires pour rendre Encelade passionnant. A part peut-être un signal radio d’extraterrestres », plaisante un exobiologiste de la NASA.

Mais procéder à une exploration plus complète d’Encelade ne sera pas si aisé. Il a déjà fallu sept ans au robot Cassini pour se rendre sur place, après son lancement de Cap Canaveral en 1997. Monter une expédition pourrait ainsi prendre une trentaine d’années au total, selon le Guardian. Un projet de mission devrait être présenté par la NASA à l’automne, mais la question du coût risque également de poser problème.

Observée pour la première fois en 1789 par William Herschel, Encelade pourrait pourtant être plus facile à explorer que Mars ou les lunes glacées de Jupiter. S’il existe de l’eau sur la planète rouge, elle se trouverait probablement à plusieurs mètres – voire kilomètres – sous la surface. Une contrainte qui compliquerait l’idée d’un prélèvement. Même constat du côté de Ganymède et Callisto, qui sont recouvertes d’un épais manteau de glace difficile à percer. « Sur Encelade, s’il y a des formes de vie, ce sera facile de les ramasser. Elles se répandront dans l’espace », affirme au Guardian le professeur Charles Cockell, de l’université d’Edimbourg.

 Source : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/07/30/exploration-a-defaut-de-martiens-existe-t-il-des-enceladiens/


%d blogueurs aiment cette page :