Ovni des JO : un parieur réclame son dû

07/08/2012
Source : par dark-zone

On l’aurait parié ! Un Gallois qui avait misé 1£ à 1000 contre 1 sur l’apparition d’un ovni pendant la cérémonie d’ouverture réclame son dû auprès du bookmaker William Hill, rapporte walesonline.co.uk.

Kevin Coakley entend bien toucher ses 1000£ de gain puisque l’événement s’est, selon lui, produit. Il n’a pas pu regarder la cérémonie en direct mais le lendemain il a découvert sur les réseaux sociaux l’énorme buzz provoqué par la vidéo de l’objet survolant le stade olympique identifié depuis comme le dirigeable Goodyear.

Confiant, il s’est donc rendu dans l’agence locale de William Hill, le plus important bookmaker britannique, pour empocher son pactole. Mais il lui a été répondu qu’il ne serait pas payé avant la confirmation officielle du gouvernement britannique ou de la Maison Blanche. Traduction : Kevin Coakley peut toujours courir…

Le parieur malheureux explique que les salariés de l’agence locale se sont montrés plutôt compréhensifs : « Ils ont visionné la vidéo sur leur smartphone et m’ont témoigné beaucoup de sympathie. Mais ils m’ont dit que les consignes venaient d’en haut… » « Pour moi ce n’est pas une question d’argent mais de fair-play. Si William Hill a les moyens de prendre ce genre de pari, ils doit aussi accepter de payer » râle-t-il.

Walesonline a mis en ligne un petit sondage : « Est-ce un Ovni qui a survolé la cérémonie d’ouverture ? ». Réponse : Oui à 66,7 %. Mais le porte-parole de William Hill campe sur ses positions : « Pour chaque pari, un arbitre indépendant doit confirmer les résultats. »

Si Kevin Coakley se tournait vers la justice, on aboutirait à la situation inédite à notre connaissance d’un tribunal chargé de valider ou non l’existence d’un ovni !

Mais, malheureux au tirage, Kevin aura peut-être une deuxième chance au grattage. Comme l’a signalé Johnny Bishop dans un commentaire du post précédent, un second ovni est visible dans la vidéo :

Pendant que Kevin Coakley court après son argent, d’autres se frottent les mains. Goodyear a publié hier sur son site un communiqué pour confirmer qu’il s’agissait bien de son « blimp » et se réjouir de cet énorme coup de pub : « Le mondialement connu dirigeable Goodyear a survolé à haute altitude le stade olympique vendredi et a été confondu avec un ovni. » Le communiqué précise aussi que, Goodyear n’étant pas sponsor officiel des JO, il n’est pas flanqué du logo de la compagnie.

« Ce n’est pas la première fois et sans doute pas la dernière qu’une telle confusion se produit. Mais nous voulons tranquilliser les gens : ce n’est pas demain la veille qu’ils se feront enlever par des aliens » conclut Michelle Fisher la porte parole de Goodyear, un petit pneu ironique.

PS : Deux précisions pour ceux qui ne sont pas convaincus par la thèse officielle du dirigeable : sa vitesse peut atteindre 50 miles à l’heure, soit 80 km/h selon les caractéristiques techniques présentées sur http://www.goodyearblimp.com.

La rapidité de l’objet de la vidéo ne semble donc pas excéder les capacités de l’appareil, contrairement à ce qu’on lit ici ou là.

D’autre part, certains s’étonnent de ne pas trouver les images de la cérémonie d’ouverture tournées depuis le dirigeable. C’est NBC qui en détient l’exclusivité et elles ne sont visibles sur le site de la chaîne que depuis le continent américain.

Mais cela n’explique pas le second objet survolant le stade olympique au même moment. A peine un mystère céleste est-il élucidé qu’un autre surgit. C’est sans doute ce que l’on appelle du cosmique de répétition.


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