200 témoins observent un météore en Alabama

12/09/2013
Carte des observations Crédit :sott.net/

Carte des observationsCrédit :sott.net/

 

Article source: fr.sott.net/

Le météore a été vu principalement en Alabama et Ohio,   mais aussi dans le Michigan,Ohio , la Pennsylvanie, la Virginie et le Kentucky.

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Mise à jour Sylv1 pour Area 51 Blog, le : 12/09/2013 à : 08h00.

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L’étrange signal « Wow! » : extraterrestre ou phénomène astronomique ?

28/05/2013

 

 

Source :   logoLaLibrepict_493879

 

Dans le monde scientifique, pas de confirmation sans vérification.

Depuis plus de quarante ans, des radiotélescopes sont braqués en permanence vers l’espace à la recherche de signaux extraterrestres. C’était le cas de « The Big Ear », comprenez « la Grande oreille », un appareil de l’Université de l’Ohio rattaché au projet SETI.

Aujourd’hui, nous n’avons aucune preuve de l’existence ou l’inexistence d’une intelligence extraterrestre pourtant, le 15 août 1977, le radiotélescope américain détecta un signal bien curieux que les scientifiques n’ont toujours pas pu déchiffrer.

Noté sous le nom « 6EQUJ5 », le signal a duré 72 secondes et était trente fois plus fort que le bruit environnant. L’astrophysicien Jerry R. Ehman, présent au moment de la détection de l’onde radio, fut si surpris qu’il inscrivit « Wow! » sur le document. Il donna par la même occasion un nom plutôt sympathique au signal.

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En 1995, le programme SETI se développe avec SETI@Home qui permet aux particuliers de participer à la recherche en mettant leurs ordinateurs en réseaux. Le programme bénéficie ainsi d’une plus grande puissance de calcul. Pourtant les scientifiques ne sont par parvenus à détecter un autre signal significatif et n’en connaissent toujours pas la source.

Dès sa détection, les astrophysiciens ont travaillé sur les données dont ils disposaient afin de trouver une explication plausible. Il a été rapidement exclu que l’onde provienne d’une planète voisine à la Terre, d’un astéroïde ou de la Terre elle-même. Le signal a en effet une fréquence proche de 1420 MHz, or celle-ci est interdite sur notre planète car réservée aux radiotélescopes. Il pourrait donc s’agir, comme ils l’espèrent, de la trace d’une vie extraterrestre mais aussi d’un phénomène astrophysique, et donc tout à fait naturel mais inconnu.

signalwows

Quant à aller vérifier d’où vient exactement le signal, ce serait un travail fastidieux voire impossible. Les astrophysiciens ont localisé sa source dans la constellation du Sagittaire sans avoir plus de précision. Il leur faudrait donc entendre un nouveau signal provenant de la même zone ce qui ne s’est malheureusement jamais reproduit. Le mystère reste donc entier mais tous les espoirs sont permis.

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Mise à jour Area51blog le 28-5-2013 à 18 heures

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1966 Ovni de Ravenna Comté de Portage, Ohio

27/09/2012

Article du Record-Courier de Ravenna, (Ohio) le 18 Avril

Article source: http://www.les-ovnis.com/

En s’engageant sur la route nationale 224 en direction de l’Ouest, ils s’arrêtent auprès d’une voiture abandonnée. Après être sortis de leur véhicule pour observer les alentours, méfiant, Spaur regarde autour de lui pour ne pas être pris par surprise :

Quand mes yeux se sont posés sur la zone boisée située derrière nous [à 300 m environ à l’Ouest et au-dessus des arbres,] j’ai vu cette chose. A ce moment là, elle montait. Et à cet endroit, il y a une légère éminence ; elle a grimpé jusqu’au niveau de la cime des arbres, soit à environ 30 m de hauteur. Elle a commencé à se déplacer dans notre direction – elle est passée au-dessus des arbres qui se dressent sur l’éminence en question, au bord de la route (…) Et pendant tout ce temps, je ne l’ai pas quittée de l’oeil. Elle était si bas qu’on ne pouvait la voir que si elle arrivait sur nous. J’ai regardé dans la direction de Barney (Neff), et il était encore en train de surveiller la voiture arrêtée devant la nôtre ; la chose devenait de plus en plus lumineuse et tout le coin commençait à s’éclairer ; cette fois je me suis tourné vers Barney et je lui ai dit de regarder par-dessus son épaule. C’est ce qu’il a fait. Il n’a rien dit, il est simplement resté pendant 1 mn bouche bée, et il a dû baisser les yeux parce que l’éclat était trop fort. J’en ai fait autant, je regardais mes mains. Quand elle s’est immobilisée juste au-dessus de nous rien n’a pris feu, ni mes vêtements ni autre chose. La seule chose, le seul bruit que nous ayons entendu était un ronflement. Mais il n’était ni fort ni perçant. Et puis de temps en temps il se modifiait légèrement – c’était un bruit ressemblant à celui d’un transformateur en charge, et, quand il se modifiait, à celui d’un transformateur survolté.

Pendant 2 mn j’ai eu si peur que je suis resté pétrifié ; et puis j’ai bougé mon pied droit, et tout semblait en ordre. Barney avait dû se décider comme moi à mettre quelque chose entre la machine et lui, car nous nous sommes précipités ensemble vers la voiture, nous y sommes montés et nous n’en avons plus bougé. Je ne m’aventurerai pas à dire si ça a duré 10 s, 30 s ou 3 mn – elle restait suspendue là, à planer ; nous, nous ne faisions aucun mouvement, rien du tout; elle est passée sur notre côté droit, elle s’est arrêtée 1 s, et il ne m’arrivait toujours rien, et Barney avait l’air d’aller bien.

J’ai pressé le bouton d’appel radio, le voyant s’est allumé et j’ai pris le micro. Je voulais d’abord leur dire que cette chose était là. Et puis je me suis dit qu’ils allaient penser que – alors je me suis contenté de dire à Bob qui était en ligne : « cet objet lumineux, celui dont le monde dit qu’il circule par ici, eh bien, il est là ». Et il me répond : « Descendez-le ! ». Spaur dira plus tard : « Il faut dire que cette chose, ce n’était pas un jouet ; bon Dieu, c’était grand comme une maison ! Et si lumineuse qu’on en avait les yeux qui pleuraient. Je n’ai jamais rien vu d’aussi lumineux de ma vie ». Spaur décrivit à l’opérateur ce qu’il voyait : « Ca mesure environ 15 m de large. On aperçoit une coupole, ou quelque chose comme ça, sur le dessus, mais c’est très sombre. Il en sort un faisceau de lumière qui fait un grand cercle en dessous. On dirait qu’il est assis sur ce faisceau ».

   L’objet recommença à se déplacer. L’opérateur leur ordonna de le prendre en chasse, ce qu’ils firent immédiatement, et envoya une voiture équipée d’une caméra à leur rencontre. Mais l’agent se trompa de route et ne rencontra jamais la voiture de Spaur ni l’OVNI. L’agent Wayne Huston qui patrouillait avec une voiture près d’East Palestine entendit leur conversion et rejoignit Spaur sur la Nationale 15, lorsqu’il vit la chose à 8 km de distance. Elle arriva ensuite juste sur lui : 

Elle volait à environ 250 m du sol. Je ne l’ai pas vue descendre plus bas. J’étais debout à côté de ma voiture, et je l’ai regardée passée droit au-dessus de moi. Elle avait un peu la forme d’un cornet de glace quand la glace a partiellement fondu. La pointe du cornet était dirigée vers le bas; le sommet ressemblait à un dôme. Spaur et Neff débouchèrent immédiatement derrière elle. Je les ai suivis. Nous faisions du 130-135 km/h, avec des pointes de 170. Une fois au moins nous avons été pare-chocs contre pare-chocs, et nous en avons profité pour nous assurer que nous voyions bien la même chose. Elle nous précédait de 800 à 1000 m.

La course se poursuit sur 130 km entre l’état d’Ohio et de Pennsylvanie. Vers 5 h 20 du matin, l’agent Frank Panzanella, membre des forces de police de Conway, descend la 2ème Avenue lorsqu’il voit un objet lumineux sur sa droite :

– J’ai pensé que c’était le reflet d’un avion. Je suis alors sorti de voiture et j’ai de nouveau contemplé l’objet. J’ai vu s’arrêter 2 autres voitures de police ; les agents qui en sont sortis m’ont demandé si je le voyais. Ils désignaient l’objet du doigt, et j’ai répondu que je le regardais depuis 10 mn. Très lumineux, d’un diamètre de 8 à 11 m, il avait la forme d’un ballon de rugby coupé en 2. Se déplaçant à environ 300 m d’altitude, il est parti vers l’Harmony Township; là il a stoppé puis est monté à toute allure jusque vers 1100 m (et, selon un autre témoignage, s’est immobilisé). J’ai alors appelé ma base et j’ai dit à l’opérateur de notifier l’aérodrome de Pittsburgh. Il m’a demandé si je n’étais pas un peu malade et je lui ai répondu que si j’étais malade alors mes 3 autres collègues l’étaient aussi. L’objet, qui grimpait toujours, n’était plus qu’un tout petit point lumineux. En prenant la Lune comme point de repère, il se situait à sa gauche et paraissait être relativement éloigné (Vénus se situait à droite de la Lune). D’où j’étais, je n’apercevais par la Lune. L’objet a été vu à l’Est, s’encadrant entre 2 antennes, au-dessus d’une arrière cour de l’autre côté de la rue. Tous les 4 nous avons vu l’objet grimper en flèche et disparaître.

L’observation se termine peu avant 5 h 42, heure du lever du Soleil.

Enquête  / Le lendemain United Press International titre : Police Car Chase UFO 85 Miles in Two States, avec un article détaillé sur plusieurs colonnes.

Quintanilla prend l’affaire en main, d’abord par téléphone. Le Congrès le presse de se rendre sur place, à Ravenna (Ohio), pour entendre Spaur et Barney Neff. Quintanilla prend les dépositions des 2 témoins, ainsi que celles du shérif-adjoint Robert Wilson, l’opérateur radio Wilson qui a gardé le contact avec les 2 policiers et Ross Dustman, le shérif du comté de Portage, à qui on demande de se porter garant de ses auxiliaires. Quintanilla exclut le témoignage de l’agent Hudson d’East Palestine qui s’est joint à la poursuite de la voiture de Spaur et Neff et de celui de Frank Panzanella qui suivit les 3 autres dans les rues de Conway.

A la demande de Spaur, Weitzel enregistre l’entretien qui implique plus de 10 personnes et totalisera 60 h d’enregistrement. Quintanilla interroge longuement Spaur et l’opérateur Wilson :

Spaur : Bon, donc elle [Vénus] est sur l’écliptique. Admettons. Maintenant ça, cette chose, elle est grande comme ça, grosse comme ça, et aussi bas que ça, et des gens dans la région de Mogadore l’ont vue; ils la signalent, et je la prends en chasse, et Barney est avec moi. On roule; et vous, vous allez laisser tomber, parce qu’on est 2 dingues; on court après Vénus. Mais Vénus…

Quintallina : Eh là, une minute…

Spaur : Attendez, laissez-moi parler…

Quintallina : Ne dites pas…

Spaur : Bon, d’accord. Mais…

Quintallina : Je suis officier de l’Armée de l’air des Etats-Unis…

Spaur : D’accord, vous l’êtes…

Quintallina : Et je ne traite personne de dingue.

Spaur : Bon, d’accord. Alors j’ai des hallucinations ! Mais ce que j’étais en train de dire…

Quintallina : Je n’ai pas dit que vous aviez des hallucinations.

Spaur : Ce que j’essaie de dire, c’est que je suis sur la route; et cette chose que je poursuis…

Quintallina : Et montrez-moi le même respect que je vous montre.

Spaur : J’y veillerai, monsieur; j’y veille. Je vous traite plus respectueusement que je ne l’ai été ces 20…

Quintallina : Je ne vous traite pas de dingue. Je ne dis pas que vous avez eu des hallucinations.

Spaur : D’accord… Ces 20 derniers jours ! Enfin cette chose passe au-dessus d’une autre voiture de police. Lui, il la regarde passer; bon, il l’a repérée. Donc il y a 2 voitures qui s’attachent à Vénus. Nous roulons sur la nationale. Et nous arrivons à Conway (Pennsylvanie), et puis cette chose passe au-dessus de la 3ème voiture qui est arrêtée là. Nous ne sommes même pas sur la même fréquence. Je n’ai jamais rencontré, vu, parlé, ni avant ni après, avec cet autre policier. Il regarde la même chose, qui est en train de passer au-dessus de lui et se dirige vers Pittsburgh, tandis que nous, on arrive en criant. Et maintenant : nous sommes 4 à observer, 4 hommes, qui se tiennent là, 4 policiers. Vous direz ce que vous voulez, nous étions bien là, nous l’avons bien observé, nous avons bien vu l’avion qui passait dessous, et nous l’avons vu grimper en chandelle. Et cette chose, Monsieur…

Quintallina : Disparut.

Spaur : Aussi vrai que Dieu existe, je dis la vérité. Oui, Monsieur, la seule chose que l’on pouvait encore voir, après que nous fûmes allés au commissariat pour appeler le type [l’opérateur radio avait relayé le message demandant d’appeler « un colonel machin truc »], c’était la tache lumineuse. Le Soleil était presque levé et la lune disparaissait. C’était un quartier de Lune [en fait c’était une lune gibbeuse, 4 jours avant la pleine Lune], et juste au large de cette Lune, au Sud si on était tourné vers l’Ouest [vers l’Est ?] il y avait une tache lumineuse. Je dirai qu’elle était grosse comme un petit pois, très brillante [Vénus, contrairement à l’hypothèse de Quintallina].

Wilson : C’était un vaisseau mère.

Spaur : Quoi ? Le vaisseau pair ?

Wilson : C’était le vaisseau mère !

Spaur : Ah, le vaisseau mère. Vous allez bientôt arriver à m’y faire croire. Dites donc, vous n’auriez pas un tranquillisant et un peu de café… (rire). Cette chose était, aurait été au nord de la Lune – nous l’avons regardée, elle est grimpée, elle s’est immobilisée, le long-courrier est passé dessous, et puis elle est montée en flèche. Aussi droit que… enfin, tout droit. Et puis… l’imagination… je sais bien qu’il y a des gens qui se braquent sur un truc ou sur un autre; mais je ne crois pas – je ne vois pas comment moi-même et un autre agent et encore un autre type et tout le reste, ça aurait pu passer. Courir après Vénus. Eh bien non, là, je ne marche pas. Je sais qu’il y a – je sais que ça pourrait être un moyen pour laisser tomber, mais je sais que c’était là. Je l’ai vu, de mes yeux vu.

Quintallina : Dale, il ne s’agit pas de laisser tomber : nous essayons d’avancer dans [mot brouillé] Nous essayons de parvenir à déterminer ce que c’était.

Spaur : Monsieur, si je pouvais vous dire ce que c’était, croyez-moi Major, je serais le premier – et comme je l’ai déjà fait remarquer, si je vous racontais que j’ai vu une Ford sur l’autoroute, vous sauriez de quoi je parle. Et si vous disiez : « Tiens, il y a une Chevrolet qui passe », vous seriez sûr de l’avoir identifiée correctement, et moi je saurais de quoi vous parlez. C’est pareil avec les avions. Vous dites : « Tiens, voilà un B-29 », et je réponds : « Eh bien oui, c’est un vieux cheval de retour », ou quelque chose comme ça, et on sait de quoi on parle. Cette chose, je n’ai jamais rien vu de semblable ni avant ni après ni même en imagination ou dans mes rêves les plus fous ! je sais qu’il y a des illusions d’optique ou que si l’on regarde à travers un morceau de verre ou un truc comme ça on voit bouger des choses…

Quintallina : Oui, ce sont des distorsions.

Spaur : Tout à fait d’accord. Mais rien qui ait cette taille. Je ne crois pas que j’aurais jamais pu imaginer une chose comme ça, ni même la voir en rêve. Seulement, elle était bel et bien là. Je l’ai vue, de mes yeux vue. Je l’ai vue quand j’étais sorti de la voiture, je l’ai vue quand j’étais dans la voiture, et je l’ai vue une fois que j’en étais de nouveau sorti, à Conway. Et je ne peux vraiment admettre que j’aurais risqué la vie d’un homme [Neff] et celle de beaucoup d’autres personnes rien que pour poursuivre Vénus. Je ne sais pas comment on peut expliquer cette chose. Je n’en ai pas la moindre idée. Mais, Monsieur, elle était aussi réelle que… [mot indistinct]

Quintallina : Vous savez, Dale, je vais vous dire quelque chose, et vous le prendrez comme vous voudrez : vous n’êtes pas le premier à qui ça arrive.

Wilson : D’après l’Air Force, qu’est-ce que serait, Major ?

Quintallina : Fausse interprétations d’objets connus et de phénomènes naturels. L’année dernière nous avons eu 245 cas astronomiques.

Wilson : Et ce que Dale a vu, ça entre dans quelle catégorie ?

Quintallina : Dans la catégorie des satellites et observations astronomiques.

Contrairement à ce que dira Quintanilla, Spaur et ses 3 autres collègues avaient pris soin de noter des repères, tant au sol par rapport à l’environnement, que dans le ciel vis-à-vis d’avions de ligne de passage ou des astres proche de la Lune. A mesure que le jour commença à poindre, la silhouette de l’ovni devint de plus en plus distincte alors que l’éclat de Vénus s’estompa graduellement.

Entre-temps, Quintanilla eut la confirmation que les aéroports n’avaient pas relevés d’échos radars. Pourtant les témoins s’accordaient pour reconnaître que l’ovni, en vol stationnaire au moment où un avion venait de décoller de l’aérodrome, était passé juste en-dessous de lui avant de s’envoler. Ne jugeant pas opportun de prendre les dépositions des autres témoins, Quintanilla confirme 5 jours plus tard à l’Armée de l’Air que les policiers ont suivi le satellite artificiel Echo et peut-être même Vénus.

Pourtant, les éphémérides de l’Observatoire d’astrophysique de la Smithsonian Institution montrent qu’aucun satellite Echo ni même Pégase n’étaient alors visible au-dessus du comté de Portage. L’incident est classé parmi les observations de Vénus dans les statistiques du Blue Book, alors que les témoins avaient signalé avoir vu simultanément Vénus et l’objet, et que leur éclat respectif évolua différemment dans les lueurs de l’aube. Fut un temps Hynek avait bien précisé que les notifications du Blue Book ne consigneraient jamais d’explications astronomiques sans consulter l’avis d’experts. Peut-être le fiasco du « gaz des marais » le mois précédent, qui avait incité l’armée à recommandé que Hynek ne fasse plus de déclarations publiques, était-il pour quelque chose dans cette nouvelle attitude unilatérale de l’armée.

Toujours est-il que les policiers, déjà secoués par cet événement, refusèrent l’explication de l’armée. Hynek appuya leur désaccord, comme le confirme la lettre de l’astronome William T. Powers, assistant de Hynek, à Spaur et Neff :

Apparemment j’ai trouvé considérablement plus de choses sur cet événement que l’enquêteur de l’Air Force, parce que je ne peux être d’accord sur l’évaluation diffusée publiquement quelques jours après l’observation. Ce que vous m’avez rapporté ne pouvait pas déboucher sur une telle conclusion : un satellite ne satisfait aucune des caractéristiques de l’objet signalé. De fait, le Dr. Hynek est d’accord avec cela. Il n’a pas été consulté avant que ce communiqué de presse ne soit mis en avant [Randle 1997].

De plus au moment de l’observation, le ciel de Pittsburgh (Portage County) montrait la Lune, Vénus et les autres planètes qui venaient de se lever, situées à moins de 25 ° au-dessus de l’horizon Est (Vénus, brillant ave cune magnitude de -4,3, était au-dessus et à droite de la Lune). Selon Spaur et ses collègues, l’ovni était très lumineux et se déplaçait principalement à gauche de la Lune. Compte tenu des caractéristiques de l’objet, son comportement, les péripéties de la poursuite et la cohérence des divers témoignages, l’hypothèse « astronomique » proposée par le major Quintallina est peu probable [Lombry]. De fait, Powers, qui avait lui-même d’abord pensé, sur la base de rapports de 2nde main — sans avoir parlé à aucun des témoins — que Vénus pourrait expliquer en partie l’observation, finit par abandonner l’idée :

J’ai d’abord pensé que lors de la dernière partie de votre expérience, après que vous ayez perdu l’objet puis l’aviez retrouvé, que vous et M. Houston [sic] auraient pu voir Vénus, et penser qu’il s’agissait du même objet à une plus haute altitude : j’ai parlé au major Quintanilla au téléphone lorsque je lui donnait les résultats de mon interview téléphonique, et lui ai parlé de cette idée. J’ai maintenant des informations supplémentaires, principalement de la part de M. William Weitzel, qui semblent rendre cette hypothèse incorrecte. Je comprends maintenant que vous et d’autres témoins avez remarqué Vénus et la Lune, et vu l’objet en mouvement par rapport à elles, et avez été capables de voir une forme. A aucun moment cependant, je n’ai supposé que la 1ère partie de l’observations ait impliqué quoi que ce soir d’autre qu’un objet aérien [Randle 1997].

La suite de cette affaire s’avére désastreuse. La presse et Blue Book s’acharnèrent sur Spaur, en négligeant quasiment les autres témoins. Suite à la publication de l’entretien qu’il eut avec Quintanilla, l’opinion publique conclut que Spaur était un déséquilibré mental et qu’il avait été victime d’une hallucination. Il devint la risée du public et la combinaison de tous ces événements détruisit son foyer. Quelques mois plus tard sa femme le quitta et il démissionna, subsistant grâce à de petits travaux. Le choc occasionné par cette folle poursuite et l’incompréhension des autorités l’avait bouleversé.

Comme le dira plus tard Hynek [Hynek 1972, op.cit., p. 130] à propos de la façon dont fut conduit l’enquête de la Commission Condon : la façon dont on a méprisé les preuves « exemplifie » le caractère grotesque de certaines enquêtes du Blue Book. Cette incompétence qui aura des conséquences tragiques sur Spaur conduira Hynek [Hynek 1972, op.cit., p. 69] à dire cyniquement à propos des conclusions déduites de plusieurs autres procès-verbaux équivalents : Si l’hypothèse de l’insanité passagère des policiers est la plus probable, alors, considérant la quantité de rapports bizarres émanant, un peu partout dans le pays (comme aussi à l’étranger), d’officiers de police, peut-être serait-il bon de réviser sérieusement notre méthode de sélection de ce personnel de sécurité. On frémit en pensant à ce qu’il adviendrait si des officiers de polices aussi dénués de jugement et d’objectivité venaient témoigner en justice. Comment pourrait-on ajouter foi à leur déposition ?

Finalement, devant l’attitude du gouvernement, Hynek publia en décembre 1966 un nouvel article dans le magazine Post [Hynek-Post 1966, pp. 17-21], exprimant ouvertement le sentiment d’impuissance qu’il ressentait devant le conservatisme et le mutisme de l’US Air Force.


L’incident du lac Erié – 1988

20/10/2010

 

Reconstitution

Lien envoyé par Sylvain 🙂

Extrait du livre de Richard Dolan – « UFOs and the National Security State – The Coverup Exposed – 1973-1991″ : « Dans la soirée du 4 Mars 1988 près Eastland, Ohio, non loin de la frontière de la Pennsylvanie, Sheila Baker accompagnée de ses enfants conduisait le long de la rive du lac Érié, la famille rentrait à la maison. À 18h30, leur attention fut attirée par un objet lumineux de grande taille qui restait en suspension au dessus du lac. Il ressemblait presque à un dirigeable.

De vives lumières sont apparues de chaque coté de l’objet qui a commencé à se balancer d’un coté à l’autre. La plus vive des lumières clignotait. Une fois à la maison Sheila a persuadé son mari Henry de l’accompagner avec les enfants à la plage.

Debout sur le rivage du lac Erié ils ont tous vu l’objet d’apparence métallique de couleur grise. Il était absolument énorme. Henry dira plus tard « qu’il était plus grand qu’un terrain de football, évalué bras tendu. » Ils n’entendaient aucun bruit, cependant la glace du lac émettait des bruits de craquements peut-être dus à une onde de chaleur. Puis l’engin a commencé à se mouvoir lentement, de façon circulaire, au dessus d’une partie du lac en descendant à environ 400 m d’altitude.

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