Le mystère du lac Khyargas Nuur en Mongolie

07/09/2013
Image La Voix de la Russie

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Un groupe de chercheurs russes est revenu des rives du lac mongol Khyargas Nuur. Ils ont essayé de découvrir d’où venaient les traces qui apparaissent régulièrement sur les rives du lac. Elles pourraient appartenir à un grand reptile.

 Les grandes traces sur les rives du lac Khyargas Nuur ont été découvertes au milieu des années 1980 lorsque des membres d’une expédition géologique soviético-mongole dirigée par Viktor Iarmoliouk s’étaient arrêtées là pour se reposer. Les années suivantes, les géologues y ont encore fait une halte à plusieurs reprises. Des zoologues y sont allés aussi. À chaque fois, les scientifiques ont vu des groupes de traces relativement fraîches, s’étalant à plus d’un kilomètre et demi de l’eau, comme si un reptile était sorti de l’eau et était resté un bon moment sur le sable. Les hypothèses voulant que ces traces proviennent d’un animal habitant sur la terre ferme ou qu’elles aient été laissées par l’homme ont été réfutées. Celle sous-tendant qu’elles aient pu être formées par les vagues ou le vent a aussi été écartée. Le rivage du lac Khyargas Nuur est un lieu désert et inhabité, se trouvant à une centaine de kilomètres du village le plus proche. Les nomades avec leurs animaux et les clients de l’auberge de tourisme à proximité ne passent pas près des rives. De plus, les géologues ont une nuit entendu des mugissements provenant du milieu du lac.

Toutefois, aucune expédition zoologique ou hydrologique sérieuse ne s’est rendue sur les rives du lac mongol. Il y a cependant des amateurs qui explorent différents sites étranges. L’écrivain et homme public Igor Grichine s’est rendu au lac Khyargas Nuur avec le groupe cet été. C’est la deuxième fois qu’il y va, la première était en 2010. Cette année, ils se sont armés de bon matériel, dont une sonde acoustique de dernière génération.

Le mystère du lac Khyargas Nuur en Mongolie.

oanis


Un lac martien qui donne de l’espoir aux chercheurs

23/01/2013
© Photo : NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona, NASA

© Photo : NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona, NASA

Il aurait pu se trouver il y a très longtemps dans un grand cratère sur Mars. L’appareil orbital de la NASA a découvert sur les parois de ce cratère des couches d’argile alternant avec des carbonates – des substances qui peuvent se former uniquement au contact de l’eau. Ces découvertes soutiennent l’hypothèse d’un Mars « humide » et adapté à l’existence des formes primitives de la vie.

Le cratère McLaughlin de 92 kilomètres de diamètre et d’une profondeur de 2000 mètres est l’un des plus grands sur la planète Rouge. Il n’y a pas de ravines autour de ce cratère, ce qui montre que l’eau n’y pénétrerait pas de l’extérieur. Ce lac était donc alimenté par les eaux souterraines, ont conclu les chercheurs. Grâce à une force de gravité qui est trois fois moins grande sur Mars par rapport à la Terre, les couches aquifères sur la planète Rouge seraient plus épaisses et donc moins rigides. Un milieu idéal pour les bactéries, estiment les scientifiques, supposant que cet environnement pourrait tout à fait exister sous le fond de ce cratère.

On dirait que les endroits comme McLaughlin auraient été spécialement créés pour la recherche, analyse l’expert de l’espace Evgueny Tcherniak.

« La présence d’un orifice de telle profondeur élimine le problème du forage, nécessitant l’utilisation de l’énergie et des matériaux qu’il aurait été difficile de transporter sur Mars. Un appareil automatique et compact peut observer de près cette crevasse et d’y trouver quelque chose d’intéressant. La coupe de ce cratère serait intéressante à étudier. Nous y trouverons certainement des roches qu’il est impossible de prélever à la surface ».

Sur Terre, les chercheurs trouvaient des micro-organismes dans les échantillons du sol prélevés à 5 kilomètres de profondeur. Si le sol à cette profondeur contient de l’eau, les microorganismes peuvent y vivre. Il n’est pas exclu que la vie sur Terre vient des aquifères souterrains. Elle y était protégée de l’impact des comètes, qui « bombardaient » assez souvent notre planète. Ces bactéries n’avaient pas besoin d’oxygène, d’ailleurs ce gaz était inexistant dans l’atmosphère primitive de la Terre.

Si les chercheurs arrivent à trouver des traces de la matière organique dans les couches similaires de la planète Mars, cela leur permettrait de mieux comprendre le processus de création de la vie sur Terre, explique Eleva Vorobieva, biologiste de l’Université d’Etat de Moscou.

« Au départ, Mars se développait en parallèle avec la Terre. La vie aurait pu y émerger au tout début de l’évolution. Mais ensuite, il y a eu un changement dans les conditions climatiques, une perte de l’atmosphère, et la vie sur la planète a évolué d’une manière totalement différente. Même s’il n’y a pas de vie sur Mars, nous pourrions étudier grâce à la planète Rouge le modèle de la Terre dans ces stades de développement précoces. En comparant ces deux modèles, nous comprendrons comment s’est créée la vie sur Terre ».

Les chercheurs estiment que le lac martien qui se trouve au fond du cratère McLaughlin s’est asséché il y a près de 3,7 milliards d’années. A la même époque se sont formés les minéraux, qui composent actuellement les parois du cratère. Leur âge correspond à l’âge des roches les plus anciennes jamais trouvées sur Terre. Le cratère McLaughlin – c’est une véritable aubaine non seulement pour les biologistes, mais aussi pour les géologues.

Les scientifiques sont persuadés qu’il fait mener des recherches des traces de matières organiques dans d’autres endroits de la planète Rouge. La plupart des experts estiment que le forage n’est pas nécessaire pour mener ces recherches. La simulation en laboratoire a montré que les bactéries terrestres survivent à quelques centimètres de profondeur sous le sol martien. L’observateur à neutrons russe installé sur le rover américain Curiosity a récemment découvert que l’humidité serait également présente à cette profondeur.

 


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