Toungouska : une comète pourrait être impliquée dans l’explosion

12/05/2013
Cette photographie a été prise en 1929 sur le site de l'événement de la Toungouska, en Sibérie. La déflagration de l'explosion a été entendue dans un rayon de 1.500 km. © Yevgeny Krinov, Wikimedia Commons, DP

Cette photographie a été prise en 1929 sur le site de l’événement de la Toungouska, en Sibérie. La déflagration de l’explosion a été entendue dans un rayon de 1.500 km. © Yevgeny Krinov, Wikimedia Commons, DP

De nouveaux indices dévoilent l’origine probable de l’une des plus grosses explosions enregistrées de l’histoire, en 1908. Un scientifique russe aurait découvert trois pierres portant des traces d’un passage dans l’atmosphère, ce qui appuie l’hypothèse du corps céleste qui a explosé entre 5 et 10 km d’altitude au-dessus de la Sibérie. Il aurait pu s’agir d’une comète.

Voilà bientôt 105 ans que la même question se pose : que s’est-il passé le 30 juin 1908 à 0 h 14 TU en Sibérie centrale, dans la région de la Toungouska ? C’est très précisément à ce moment qu’eut lieu l’une des pluspuissantes explosions enregistrées de l’histoire. Selon certaines sources, elle aurait été 1.000 fois plus importante que celle causée par la bombe d’Hiroshima 37 ans plus tard. La terre a tremblé jusqu’à l’observatoire magnétique d’Irkoutsk (magnitude 5), à plus de 1.000 km du site de la déflagration, autour duquel 60 millions d’arbres se sont couchés sur une surface de 2.000 km2. Seul un mort a été recensé tant la région concernée est isolée.

Une expédition menée par Leonid Kulik a été organisée pour étudier cet événement d’un peu plus près, mais en 1927, soit 19 ans après les faits. À la surprise générale, aucun cratère n’a été trouvé sur place malgré l’ampleur des dégâts, ce qui a alimenté depuis lors de nombreuses hypothèses plus ou moins loufoques. La plus sérieuse attribue cette explosion à ladésintégration d’un corps céleste dans notre atmosphère, entre 5 et 10 km d’altitude. Tout se tient scientifiquement, mais aucune preuve n’est disponible. En effet, aucun fragment de roche extraterrestre n’a été découvert dans la dépression de Suslov, sous le point supposé de la déflagration.

En 1988, Andrei Zlobin (Académie des sciences de Russie) a lui aussi recherché des fragments de roche sur ce site en creusant une dizaine de trous, mais sans succès. Au passage, il avait aussi récolté 100 pierres à l’aspect atypique dans le lit de la Khushmo, une rivière adjacente. Ce n’est que 20 ans plus tard, en 2008, qu’il s’y est à nouveau intéressé. Résultat : trois échantillons portent des traces typiques d’un passage dans l’atmosphère.

Ces trois pierres trouvées sur le site de l'événement de la Toungouska (Sibérie) auraient une origine extraterrestre. Proviennent-elles d'un corps céleste qui aurait explosé dans l'atmosphère le 30 juin 1908 ? © Andrei Zlobin

Ces trois pierres trouvées sur le site de l’événement de la Toungouska (Sibérie) auraient une origine extraterrestre. Proviennent-elles d’un corps céleste qui aurait explosé dans l’atmosphère le 30 juin 1908 ? © Andrei Zlobin

Ces trois pierres présentent des regmaglyptes, c’est-à-dire des aspérités creuses qui apparaissent lorsque la partie la moins dense d’un minéral fond. Or, ces traces s’observent souvent sur des roches qui ont traversé l’atmosphère… mais il reste possible qu’elles se soient formées à la suite de l’augmentation de la température au sol causée par l’explosion. Pour éliminer cette éventualité, Andrei Zlobin a scrupuleusement analysé des anneaux de croissance sur des arbres trouvés à proximité du site de la catastrophe.

Le chercheur est catégorique, l’augmentation de la température au sol ne peut expliquer la fusion partielle des roches extraites de la rivière. Les incendies auraient causé une impulsion de chaleur d’environ 25 J/cm2, mais il faut 280 à 420 J/cm2 pour faire fondre les minéraux incriminés. Conclusion : les trois pierres proviendraient bien d’un corps céleste qui a traversé l’atmosphère. Ces indices sont importants, mais ils ne permettent pas encore de tirer des conclusions fermes, car aucune étude chimique ou isotopique n’a été réalisée pour le moment. Il ne fait aucun doute que leurs résultats sont attendus avec impatience.

Comète ou météorite de la Toungouska ?

Une autre question fait souvent débat concernant l’événement de la Toungouska : le corps céleste était-il une météorite ou une comète ? Selon Andrei Zlobin, qui s’est confié sur arxiv, la densité de l’impacteur serait d’environ 0,6 g/cm3. Or, les roches situées au cœur de la comète de Halleyafficheraient une valeur identique. Une fois encore, il ne s’agit encore que d’un indice.

Si ces informations sont précieuses, elles n’en restent pas moins indicatives tant que des analyses plus approfondies n’ont pas été réalisées. Enfin, on peut également se demander pourquoi le chercheur a attendu 20 ans avant d’observer les pierres prélevées dans la rivière.

Source http://www.futura-sciences.com

separation

Mise à Jour Area51blog le 12-5-2013 à  17 heures

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Guerre froide: La NASA prévoyait de faire exploser la Lune avec une bombe nucléaire

03/12/2012

D’après des documents déclassifiés de l’armée américaine, les États-Unis ont envisagé de faire exploser une bombe nucléaire sur la Lune en 1958. Et pire, ils ont aussi pensé à construire une base militaire équipée de la dissuasion nucléaire sur la Lune. Pourquoi ?

300x226xMoon-Collision-Dust-300x226.jpg.pagespeed.ic.sUqO7jSelon Leonard Reiffel, le chef du Project A-119 déclassifié, qui a donné une interview à CNN, faire exploser une bombe atomique sur la Lune aurait été un moyen pour les Etats-Unis de redonner un peu d’assurance aux américains qui, en cette période de guerre froide, regardait les succès de Spoutnik 1 comme une défaillance de leur pays.

Les motivations pour un tel projet étaient à la fois militaires, scientifiques et politiques. D’un point de vue militaire, c’était pour dire que même si les Russes allaient sur la Lune avant eux, ils ne seraient pas hors de portée.  De même, on parlait aussi d’utiliser la Lune comme base reculée. Ainsi, même si les Russes détruisaient toutes les installations nucléaires de l’’armée américaine sur Terre. Les États-Unis pourraient répliquer depuis la Lune.

Le projet consistait à envoyer un missile balistique intercontinental sur la Lune avec dans sa tête une bombe atomique de la taille de « Little Boy », la bombe qui a explosé sur Hiroshima un peu avant la fin de la seconde guerre mondiale.

Pour info, l’explosion n’aurait pas détruit la Lune, et elle n’aurait même pas été visible depuis la Terre. Et anecdote croustillante, Carl Sagan (un astronome très célèbre qui présentait le programme télé « Cosmos ») faisait partie de l’équipe qui travaillait sur le projet A-119.

Pour finir, le projet a rapidement été abandonné puisqu’il générait plus de problèmes que de réponses. Ils ne voulaient pas ajouter la radioactivité terrestre à la radioactivité naturelle de la Lune. De plus, ils n’étaient pas non plus certains de la fiabilité de leurs armes et ils craignaient également l’opinion public. En 1960, le projet fut complètement abandonné. Et la réponse des États-Unis à la suprématie russe s’appelait programme Apollo. [CNN]

 Source: Gizmodo Via Wikistrike

 


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