A défaut de Martiens, existe-t-il des « Enceladiens » ?

31/07/2012

Depuis que l’homme s’intéresse à l’univers qui l’entoure, il espère rencontrer un jour une forme de vie extraterrestre. Jusqu’à présent, c’est Mars et ses reliefs rouges qui ont concentré l’essentiel des explorations spatiales, mais la petite lune d’Encelade, sixième satellite de Saturne, pourrait bien constituer la meilleure chance de découvrir une nouvelle forme de vie dans notre système solaire, selon le Guardian.

Les conditions de vie sur Encelade ne sont pourtant pas des plus simples. Chaque jour depuis au moins 100 millions d’années, il neige sur cette lune située à plus de 1 500 milliards de kilomètres du Soleil. Mais selon le robot d’exploration Cassini, qui évolue depuis huit ans dans ces contrées glacées de l’espace, Encelade a non seulement une atmosphère, mais aussi des geysers d’eau qui s’échappent de sa surface et contiennent des composants organiques complexes, tels que le propane ou l’éthane. Selon ces observations, Encelade possède aussi un océan sous-terrain qui reste liquide grâce à la chaleur interne de la lune, qui ressemble étrangement aux sources d’énergie géothermique qu’on trouve sur Terre. « Il y a de l’eau liquide, des éléments organiques, et une source de chaleur, il y a tous les éléments nécessaires pour rendre Encelade passionnant. A part peut-être un signal radio d’extraterrestres », plaisante un exobiologiste de la NASA.

Mais procéder à une exploration plus complète d’Encelade ne sera pas si aisé. Il a déjà fallu sept ans au robot Cassini pour se rendre sur place, après son lancement de Cap Canaveral en 1997. Monter une expédition pourrait ainsi prendre une trentaine d’années au total, selon le Guardian. Un projet de mission devrait être présenté par la NASA à l’automne, mais la question du coût risque également de poser problème.

Observée pour la première fois en 1789 par William Herschel, Encelade pourrait pourtant être plus facile à explorer que Mars ou les lunes glacées de Jupiter. S’il existe de l’eau sur la planète rouge, elle se trouverait probablement à plusieurs mètres – voire kilomètres – sous la surface. Une contrainte qui compliquerait l’idée d’un prélèvement. Même constat du côté de Ganymède et Callisto, qui sont recouvertes d’un épais manteau de glace difficile à percer. « Sur Encelade, s’il y a des formes de vie, ce sera facile de les ramasser. Elles se répandront dans l’espace », affirme au Guardian le professeur Charles Cockell, de l’université d’Edimbourg.

 Source : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/07/30/exploration-a-defaut-de-martiens-existe-t-il-des-enceladiens/

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« Avec les exoplanètes, on a basculé de la science-fiction vers la science »

31/03/2012
Illustration de l'exoplanète Gliese 581e (en bleu) fournie par l'Observatoire européen austral (ESO), le 21 avril 2009.

Illustration de l'exoplanète Gliese 581e (en bleu) fournie par l'Observatoire européen austral (ESO), le 21 avril 2009.(ESO / AFP)

Depuis quelques mois, les annonces de découvertes d’exoplanètes pleuvent. Les scientifiques détectent environ tous les trois jours une de ces planètes situées hors de notre système solaire. FTVi s’est entretenu avec Jean-Loup Bertaux, directeur de recherche émérite au laboratoire « Atmosphères, milieux, observations spatiales » du CNRS, pour comprendre l’enjeu derrière cet emballement.

FTVi : Pourquoi un tel engouement autour des exoplanètes en ce moment ?

Jean-Loup Bertaux : C’est un domaine de recherche très récent. On n’avait aucune preuve de planètes existant hors de notre système solaire avant 1995. Cela a été une énorme révolution. Avant, on en discutait à titre philosophique. Depuis, nous savons que cela existe, ce ne sont plus des suppositions. Pour le résumer, on a basculé de la science-fiction vers la science. C’est très excitant, cela a remis au premier plan cette question existentielle : « Sommes-nous seuls dans l’univers ? » Personnellement, je n’y crois pas trop. Par exemple, il y a 200 milliards d’étoiles dans notre galaxie, la Voie lactée, et l’on sait maintenant qu’environ une étoile sur dix a une planète habitable autour d’elle. Les probabilités de trouver une forme de vie extraterrestre sont gigantesques.

De plus en plus de scientifiques s’intéressent aux exoplanètes. En France, il y a dix ans, les chercheurs dans le secteur étaient peu nombreux. Maintenant, ils sont des dizaines, peut-être même une centaine. Il y a plus de chercheurs, donc plus de découvertes et les outils de détection se sont perfectionnés. La compétition est devenue très féroce. Les budgets de recherches deviennent de plus en plus conséquents. Le télescope spatial James-Webb, qui doit succéder à Hubble en 2018 et qui promet d’être précieux dans l’observation de nouvelles planètes, va coûter 15 milliards de dollars (soit 11,23 milliards d’euros).

Au milieu de toutes les annonces, comment distinguer une découverte importante d’une autre ?

Une découverte est à prendre au sérieux lorsque la planète se trouve dans la zone habitable. Cette zone, c’est la distance par rapport à l’étoile où il ne fait ni trop chaud, ni trop froid. Pour résumer, c’est environ la distance Terre-Soleil. Si une planète se trouve dans cette zone, on peut espérer y trouver de l’eau, et notamment de l’eau à l’état liquide, un facteur important pour découvrir de la vie. Pour l’instant, parmi les 700 exoplanètes que nous connaissons, seules 2 ou 3 sont situées dans la zone habitable. C’est donc un facteur rare et à surveiller de près.

Autre donnée qui permet de donner de l’importance à une exoplanète : sa taille. Si elle est très grande, elle est sûrement gazeuse. Cela exclut presque quasiment la probabilité d’y trouver de la vie. En revanche, si elle est assez petite, c’est-à-dire si elle fait la taille de la Terre ou juste quelques fois sa taille, elle est probablement rocheuse. On peut donc espérer y découvrir de la vie.

L’objectif est de trouver une forme de vie extraterrestre, mais comment faire si on ne peut pas s’y rendre ?

Envoyer une sonde pour observer directement une exoplanète, il faut l’oublier. Ce n’est pas pour tout de suite. Un satellite mettrait plusieurs milliers d’années pour se rendre sur place. Et il est donc ridicule de vouloir aller sur une autre planète. Toutefois, il y a d’autres moyens de découvrir des formes de vie. Dans un premier temps, si nous pouvions prendre des photos de ces planètes, on ferait un bond énorme. On pourrait peut-être ainsi découvrir des signes de vie. Par exemple, de l’espace, on peut voir sur Terre de grandes constructions ou les lumières des grandes villes. L’observation de ce genre de phénomènes serait une preuve tangible. C’est pour cela que les efforts se concentrent actuellement sur l’imagerie des exoplanètes.

Il y a également des chercheurs qui développent des techniques pour communiquer avec les extraterrestres. Je pense notamment au programme américain SETI (lien en anglais). Malheureusement, ceux qui veulent entrer en contact avec une autre forme de vie ne sont pas toujours pris au sérieux par la communauté scientifique. Mais les recherches sur les exoplanètes leur sont également utiles : grâce à elles, ils peuvent au moins focaliser leurs efforts dans telle ou telle région. Pour l’instant, ils sont à l’écoute de tout et émettent dans toutes les directions.

Propos recueillis par Louis San

Source : http://www.francetv.fr/info/avec-les-exoplanetes-on-a-bascule-de-la-science-fiction-vers-la-science_78475.html


À la recherche des extraterrestres !

26/03/2012

Un site web pour dénicher les petits hommes verts

Depuis le lancement du site Internet setilive.org, il est désormais possible de rechercher soi-même l’existence d’une forme de vie au-delà de notre planète Terre. Lancé lors d’une conférence à Los Angeles, ce site s’apprête à diffuser les fréquences radio d’un télescope dont l’objectif est de trouver une forme d’intelligence dans l’univers…

À la recherche des extraterrestres !

Les volontaires participant à ce programme devront trouver des signes relatifs à une activité inhabituelle. Les systèmes automatiques utilisés ne peuvent en effet détecter certaines formes d’activité dans l’espace. Lancé par la chercheuse Jullian Tarter, ce programme vise avant tout à réunir une communauté de passionnés et de scientifiques. Et les volontaires auront un rôle primordial dans cette recherche, puisque les informations qu’ils recueilleront pourront facilement être exploitées par les différents chercheurs.
Seti, c’est quoi ?
Cependant, Seti est un organisme assez méconnu, qui survit principalement grâce aux donations du grand public. L’argent ainsi récolté permet aux chercheurs de se consacrer à cette quête ancestrale et d’acquérir des machines plus performantes. Par ailleurs, quelques célébrités sont déjà impliquées dans ce projet, notamment l’actrice Jodie Foster ou l’astronaute Bill Anders.

Cet organisme compte donc maintenant sur la passion du grand public pour l’aider à trouver les données les plus prometteuses. Chris Linott, un célèbre investisseur dans la recherche de vie extraterrestre affirme même que de nombreuses personnes souhaitent aider la recherche. Une recrudescence des demandes a en effet été constatée ces dernières années ; setilive.org va donc probablement susciter un vif engouement.

Source : http://www.masculin.com/culture/1824-a-la-recherche-des-extraterrestres/


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