Petits déchets spatiaux: la Russie crée un détecteur spécial

03/09/2010

MOSCOU, 2 septembre – RIA Novosti

Les chercheurs de l’Institut de physique Lebedev de Moscou ont créé un instrument spécial et un logiciel destinés à détecter les petits déchets spatiaux, jusqu’ici indétectables, qui peuvent endommager les satellites, a annoncé le service de presse de l’Institut.

« Il s’agit d’un télescope réfracteur avec une ouverture de 50 mm. Il détecte des déchets spatiaux dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. Il n’a pas besoin d’un satellite porteur, il peut être installé sur n’importe quel engin spatial. Cet instrument permet de repérer des débris dont la taille varie entre 1 et 10 centimètres », a indiqué Sergueï Kouzine, chef du laboratoire d’astronomie solaire X de l’Institut Lebedev.

Le logiciel conçu par les chercheurs russe augmente la fiabilité du nouvel instrument. « C’est un savoir faire dans la détection des déchets spatiaux. A présent, les télescopes enregistrent leurs données sur des matrices CCD qui sont très sensibles aux particules énergétiques, surtout sur les orbites circumterrestres. Une question se pose: comment distinguer le signal d’une particule du celui d’un débris spatial. Nous avons élaboré et testé une méthode spéciale », a ajouté M.Kouzine.

A l’heure actuelle, près de 100.000 débris de satellites, étages de lanceurs, blocs d’accélération, ainsi que de boulons, écrous, ressorts et autres objets évoluent autour de la Terre à une vitesse d’environ 10 km/sec. Les télescopes terrestres permettent de détecter uniquement des objets dont la taille est supérieure à 10 cm.

Le nouveau détecteur doit être installé de préférence sur les satellites évoluant sur les orbites « les plus polluées » (entre 600 et 800 km d’altitude), ainsi que sur l’orbite géostationnaire (environ 35.000 km), estime le chercheur.

Le nouvel appareil permet de connaître la trajectoire et les particularités des débris spatiaux. Il aide également à préciser l’orientation du satellite porteur.

Les spécialistes étudient la possibilité d’utiliser le nouvel détecteur sur plusieurs satellites russes.

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