Boson de Higgs : l’identité de la particule découverte se confirme de plus en plus.

08/03/2013

Publié le 07 mars 2013 par Maxime Lambert

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La nouvelle particule découverte à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern) l'été dernier ressemble de plus en plus au boson de Higgs. C’est ce qu’affirment les chercheurs qui ont rendu publics leurs derniers résultats

La nouvelle particule découverte à l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern) l’été dernier ressemble de plus en plus au boson de Higgs. C’est ce qu’affirment les chercheurs qui ont rendu publics leurs derniers résultats

La quête du boson de Higgs est-elle enfin sur le point de s’achever ? Près de neuf mois après la grande annonce de la possible découverte de la particule, les équipes de chercheurs du CERN ont rendu publics leurs derniers résultats qui confirment de plus en plus que la nouvelle particule découverte l’été dernier pourrait bien être le boson de Higgs, ce chaînon manquant de la physique des particules.

Néanmoins, des analyses plus poussées doivent encore être menées avant que les physiciens puissent l’identifier définitivement comme tel. Il s’agira notamment de procéder à une analyse détaillée de ses propriétés et de la façon dont elle interagit avec d’autres particules. Les études qui ont été menées depuis la découverte de cette particule en juillet semble aller dans le sens du fameux boson ont indiqué les physiciens des expériences Atlas et CMS du Grand collisionneur de hadrons (LHC), à l’origine de la découverte.

Prouver que la particule possède un « spin » nul

Au final, ce qui permettra de dire s’il s’agit bel et bien du Higgs est le « spin », une caractéristique qui est propre à chaque particule. Or, le « Modèle Standard », définissant la structure fondamentale de la matière, impose que le spin du boson de Higgs soit nul. « Toutes les analyses effectuées jusqu’à présent indiquent clairement un spin égal à zéro, mais elles ne peuvent pas encore exclure complètement la possibilité que la particule ait un spin égal à deux« , a indiqué le Cern repris par l’AFP.

« Tant que nous n’aurons pas déterminé avec certitude le spin de la particule, on continuera de parler d’une particule de type Higgs« , a expliqué le directeur de la recherche, Sergio Bertolucci. « Nous ne pourrons la qualifier de Higgs que lorsque nous saurons qu’elle a un spin nul« , a-t-il encore insisté. Il faudra donc attendre encore un peu avant que la fameuse quête ne prenne réellement fin.

Article sourcemaxisciences.com

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Mise à jour Aréa 5 1Blog, le :08/03/2013, 06h15.

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Certains scientifiques sont déçus par la découverte du boson de Higgs…

07/07/2012

Source : Atlantico.fr

Pourquoi l’un des hommes les plus intelligents du monde trouve la découverte du boson de Higgs sans grand intérêt

« Succès global » pour le directeur général du Cern, mais déception pour plusieurs scientifiques, la découverte du boson de Higgs met les physiciens en émoi. Car si elle ouvre de nouvelles portes, elle en ferme aussi beaucoup.

Le Cern a annoncé le 4 juillet avoir découvert, avec une certitude de 99,99997%, le boson de Higgs. Crédit Flickr / Fredaniane

Les réactions après l’annonce mercredi de la découverte du boson de Higgs ne sont pas toutes enthousiastes. Certes, pour l’immense majorité des scientifiques, il s’agit d’une des plus grandes victoires de la physique moderne et « un autre grand bond pour l’humanité », pour reprendre les mots du président du conseil du Cern, Michel Spiro. Mais pour d’autres, la joie est teintée de déception, à l’image du physicien et cosmologiste Stephen Hawking. S’il considère que cette découverte mérite un Prix Nobel, il a déclaré à la BBC qu’elle était « dommage dans un sens, car les grandes avancées dans le domaine de la physique proviennent d’expériences dont les résultats sont inattendus ».

Quelques semaines avant la conférence du Cern, Futura-Sciences expliquait déjà que « la pire déception serait certainement que l’on annonce dans quelques mois que l’on a trouvé un seul boson de Higgs avec des propriétés identiques à celles prédites par le modèle standard. Si tel était le cas, il y a gros à parier que le LHC n’aurait servi à rien et que même les successeurs du LHC (Large hadron collider, l’accélérateur de particules du Cern, ndlr) ne seront pas vraiment en mesure de nous donner des signes d’une nouvelle physique. »

Car cette découverte, finalement, ne fait « que » confirmer une théorie qui était déjà largement acceptée. Les chercheurs voulaient trouver le boson depuis un demi-siècle, ils l’ont trouvé. Le directeur général du Cern était d’ailleurs laconique, mercredi, en annonçant : « Je pense que nous l’avons trouvé ».

Le boson de Higgs était un postulat du physicien écossais Peter Higgs, émis en 1964, et son existence est essentielle dans le cadre du « modèle standard » de la physique des particules. C’est lui qui permet d’expliquer pourquoi certaines particules ont une masse et d’autres n’en ont pas.

Le problème, c’est que ce modèle standard ne décrit pas toutes les forces qui animent l’Univers, et possède encore plusieurs zones d’ombre. Pour les éclairer, de nombreuses théories ont été proposées : des nouvelles dimensions, de nouvelles particules, des mini-trous noirs… Or, en prouvant l’existence du boson de Higgs sans valider aucune de ces nouvelles théories, l’accélérateur de particule du Cern laisse beaucoup de questions en suspens, rappelle le New Yorker.

Pour le scientifique britannique Stephen Wolfram, « homme le plus intelligent du monde » selon The Atlantic, le modèle de Higgs est un peu comme un « hack », une tricherie. Sur son blog, il explique avoir espéré depuis 35 ans que « finalement, on trouverait quelque chose de plus élégant et de plus profond pour expliquer quelque chose d’aussi fondamental que la masse des particules. Mais on dirait bien que la nature a choisi une solution simple au problème : le mécanisme de Higgs dans le modèle standard. »

Le scientifique continue en expliquant que « si le modèle standard est correct, l’annonce [de mercredi] est certainement la dernière découverte majeure que pourrons nous offrir les accélérateurs de particules actuels. Bien sûr, on peut toujours avoir une surprise, mais je ne parierais pas dessus. »

Déjà en 2008, Wired écrivait que la découverte du boson, rien que le boson, serait le pire scenario que pourrait offrir le LHC. « Ca ne confirmerait que ce que l’on sait déjà, sans faire avancer la science : quel ennui. » Le journaliste Adam Mann précise cette pensée : « Le boson de Higgs est déjà un peu trop ordinaire ».

Les scientifiques ne perdent néanmoins pas espoir. Notamment parce que cette découverte ouvre la porte à de nouvelles recherches. « Est-ce qu’on peut appliquer cette découverte à quelque chose ? Pour le moment, mon imagination est insuffisante. Comme l’imagination de Michael Faraday était bien trop petite pour envisager tout ce qu’il pouvait faire avec l’électricité lorsqu’il l’a découverte», a déclaré Albert de Roeck, physicien du Cern, à la Tribune de Genève.

Maria Spiropulu, professeur au California Institue of Technology, a elle expliqué au New York Times qu’elle avait toujours espoir d’être surprise par le boson. « Je ne veux pas que ça soit une histoire de modèle standard. Je ne veux pas que ça soit simple, ou symétrique, ou ‘comme prévu’. Je veux que cette découverte soit si complexe qu’elle m’envoie –qu’elle nous envoie tous- dans une impasse pendant un bon moment. »

Et dans tous les cas, rappelle Futura-Sciences, il reste encore des territoires « où l’humanité pourra progresser encore, en particulier technologiquement » : les neurosciences, la bio-informatique, l’information quantique, l’astrobiologie, la nanotechnologie et l’astronautique.


Boson de Higgs : pourquoi cette particule mystérieuse est-elle si importante ?

26/12/2011

Le Grand collisionneur de hadrons du CERN à Genève (Crédits : CERN)

 Le boson de Higgs est une particule qui n’a jamais été observée avec certitude. Mais elle reste à ce jour la seule à permettre de rendre valide le Modèle standard, cette théorie qui décrit toutes les particules élémentaires connues et leurs interactions entre elles.

Mardi, les chercheurs du CERN ont donné une conférence très attendue par la presse et le monde scientifique : celle-ci faisait état des derniers résultats obtenus grâce au Grand collisionneur de hadrons (LHC) au sujet de l’existence du boson deHiggs. Mais pourquoi cet élément reste t-il si mystérieux et pourquoi est-il aussi important d’en prouver l’existence ? Réponse…

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Le CERN annonce que le LHC fonctionnera en 2012

02/02/2011
Le CERN a fait savoir hier que le LHC fonctionnera jusqu’à la fin de 2012, avec un bref arrêt technique fin 2011. L’énergie de faisceau sera de 3,5 TeV en 2011. Cette décision a été prise par la Direction du CERN suite à l’atelier de Chamonix, organisé chaque année pour établir le calendrier d’exploitation du LHC, et à un rapport du Comité consultatif du CERN pour les machines, rendu public aujourd’hui. Elle donne aux expériences LHC de bonnes chances de découvrir une nouvelle physique dans les deux années à venir, avant le long arrêt prévu pour préparer une exploitation de la machine à de plus hautes énergies à compter de 2014. 

Des ingénieurs travaillant dans la caverne expérimentale d'ATLAS durant l'arrêt technique planifié du LHC, en janvier 2011. Photo : Claudia Marcelloni.

source de l'image :http://cdsweb.cern.ch/record/1321864

« Si le LHC continue sur sa lancée et est aussi performant en 2011 qu’en 2010, l’année à venir s’annonce passionnante, a estimé Steve Myers, directeur des accélérateurs et de la technologie au CERN. Tout porte à croire que nous devrions pouvoir augmenter le taux de collecte de données d’au moins un facteur trois dans le courant de l’année. »

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Le choc des faisceaux a eu lieu

31/03/2010

La joie régnait mardi sur le site du CERN, à Genève. Le plus puissant accélérateur de particules du monde, le LHC, venait d’enregistrer, peu après 13h00, ses premières collisions de protons à 7 TeV (téraélectronvolt), une énergie encore jamais atteinte. Cette prouesse fait entrer la physique dans une ère nouvelle.

«Nous sommes très heureux et excités», a déclaré le directeur général du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) Rolf Heuer peu après la confirmation des premières collisions à haute énergie. «C’est un moment fantastique pour la science». Grâce aux données récoltées lors de ces chocs, les scientifiques espèrent percer certains mystères de l’Univers et de la matière.

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Big Bang : l’expérience retardée de quelques heures

30/03/2010

Sciences 30/03/2010 10:55

Les scientifiques du Cern à Genève ont connu un premier revers mardi dans leur tentative de recréer le Big Bang à l’origine de l’univers, les faisceaux de particules qui devaient entrer en collision à des énergies record ayant été perdus, retardant l’expérience de quelques heures. « Ils ont perdu le faisceau », a déclaré à l’AFP Karsten Eggert, un scientifique du Centre européen de la recherche nucléaire (Cern). « Le signal (de dysfonctionnement) ne vient pas des aimants. C’est une perturbation électrique », a précisé plus tard un autre responsable du Cern.

Selon les physiciens, il s’agit d’un problème de routine pour une machine aussi complexe que le plus grand accélérateur de particules du monde.

« Nous avons quelques petits problèmes », a déclaré Paul Collier, chef du département des faisceaux du Cern. « Ce sont des choses qui arrivent avec une machine aussi complexe. D’ici une heure et demie, nous allons injecter un nouveau faisceau ».

Une première collision pourrait avoir lieu à partir de 11H30 GMT.

Peu après son démarrage en septembre 2008, le Grand collisionneur de hadrons (LHC) avait dû être arrêté pendant de nombreux mois pour subir des réparations majeures sur son système électrique, dont les dysfonctionnements avaient endommagé certains aimants.

Les scientifiques espèrent que grâce aux collisions de faisceaux à 7 téraélectronvolts (7 Tev) qui doit être atteint mardi, ils créeront en laboratoire des particules massives et éphémères comme le boson de Higgs, pièce manquante du puzzle de la structure fondamentale de la matière. Lire le reste de cette entrée »


Le big bang aura lieu le 30 mars

24/03/2010

Article paru sur le http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/19160319

Le CERN va frissonner à la fin du mois

Il tentera le 30 mars prochain de recréer le Big Bang qui est à l’origine de l’univers dans son accélérateur de particules LHC, le plus puissant du monde. Les collisions à une puissance inédite de 7 Tev auront lieu dans le tunnel circulaire de 27km, enfoui à 100 mètres sous terre entre la France et la Suisse.

«C’est un peu comme lancer des aiguilles des deux côtés de l’Atlantique pour qu’elles entrent en collision au milieu de l’océan», a souligné Steve Myere, directeur du CERN. Les chercheurs tentent notamment de trouver la preuve de l’existence du boson de Higgs.

(afp)

Sondage sur le site 20 minutes.ch :

http://www.20min.ch/community/poll/index.tmpl?pollid=10878


Mise en route réussie de l’accélérateur de particules

23/11/2009

Un premier faisceau de protons a parcouru sans incident et plus tôt que prévu le plus grand accélérateur de particules du monde, remis en marche vendredi après quatorze mois d’arrêt dû à une grave panne, a annoncé le Centre européen de recherche nucléaire (Cern). « Un faisceau circulant dans le sens des aiguilles d’une montre a été établi à 22H00 (21HOO GMT) cette nuit. C’est là une étape importante dans la perspective des premiers résultats de physique au LHC (Grand collisionneur de hadrons), attendus en 2010 », indique le Cern. Vers 16H00 (15H00 GMT), le Cern, qui est basé à Genève, avait remis en marche le LHC en procédant aux premiers essais d’injections de particules de protons. Lire le reste de cette entrée »


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