Pierres d’Ica : une lettre des temps anciens ?

Source wikipedia

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Trop paresseux pour terminer la rédaction de leur calendrier, les Indiens Maya ont fait trembler leurs descendants dans l’attente de la fin du monde. Mais certains d’entre eux ont pris la peine de réaliser des gravures sur des milliers de pierres pour envoyer dans le futur une bonne nouvelle : la fin du monde a déjà eu lieu.

Cette année, des fossiles étranges ont été découverts au Kamtchatka. On aurait pu les prendre pour des restes d’animaux anciens. Seul un fait laissait les spécialistes perplexes : ces créatures avaient des formes très précises. Les fossiles ressemblaient à des parties d’un mécanisme, comme s’il s’agissait des roues dentées de tailles différentes. A en juger par la couche où on a trouvé ces éléments, ils devraient avoir environ 400 millions d’années. L’archéologue de Saint-Pétersbourg Iouri Goloubev qui a retrouvé ces éléments, tout comme ses collègues américains, a confirmé que les fossiles ressemblent à des éléments d’une machine.

La science a ignoré cette découverte du Kamchatka. Et les journalistes se sont rappelés des autres découvertes qui ont fait sensation. Il s’agit notamment des objets sphériques étranges dont la taille varie entre 2,5 et 10 centimètres, que les mineurs de la ville de Klerksdorp en Afrique du Sud retrouvaient parfois. L’âge approximatif de la roche dans laquelle ces sphères ont été retrouvées atteint 3 milliards d’années. Les archéologues ne sont pas d’accord quant à l’origine de ces objets anciens. Ceux qui défendent leur origine artificielle font valoir que ces sphères portent des signes évidents de traitement technologique, notamment des incisions longitudinales. Quant aux géologues, ils estiment que les sphères sont d’origine naturelle et ces incisions sont le résultat de l’oxydation et l’exposition à l’air.

Il est plus difficile d’expliquer par des causes naturelles la découverte faite en 1934 par Emma Khan, originaire de la petite ville de London dans l’état américain du Texas. Dans un morceau de roche, elle a trouvé un marteau en métal. Sa poignée, étant à l’origine en bois, s’est solidifiée avec le temps. Mais le marteau s’est bien conservé car il est fait en métal de bonne qualité que les hommes ont réussi à fabriquer il y a seulement 10 000 années. Le paradoxe, c’est que ce marteau « s’est enraciné » dans la roche pétrifiée, dont l’âge est estimé à au moins 65 millions d’années. Autrement dit, tout cela est arrivé à l’époque des dinosaures.

Toutefois, les archéologues estiment que les hommes capables de fabriquer des marteaux de cette qualité ne sont apparus sur Terre que plusieurs millions d’années après l’extinction des dinosaures. Ils ne pouvaient donc pas voir des dinosaures vivants. D’ou viennent alors les dessins sur les pierres dans la province péruvienne d’Ica?

Ces dessins représentent de vrais dinosaures des espèces différentes : des triceratops, des stégosaures, des tyrannosaures et des brontosaures. Des hommes sont également présents sur certains dessins. Ils font soit la chasse aux dinosaures, soit les utilisent comme un moyen de transport, voyageant sur le dos des tricératops ou volant avec les ptérodactyles. Sur certaines pierres d’Ica on peut voir des images des mammifères qui sont caractéristiques uniquement pour le continent américain. Sur d’autres pierres sont représentées des scènes de transplantations du cœur, et même du cerveau, ainsi que des dessins des systèmes stellaires et des appareils volants. En voyant ces dessins d’Ica pour la première fois, on a tendance à penser qu’il s’agit de fausses pierres, fabriquées exprès pour des touristes crédules.

Pour la première fois ces pierres aux animaux étranges sont mentionnées en 1570 dans la chronique de l’historien indien Juan de Santa Cruz Pachacuti qui s’appelle Relation de dades antique d’este Reyno del Peru (légendes anciennes du royaume du Pérou). Au début des années 1960, les pierres d’Ica ont été vendues à bas prix sur le marché noir des antiquités au Pérou. Elles sont devenues célèbres grâce au professeur de médecine de l’Université de Lima Javier Cabrera (1924-2001). Ayant reçu sa première pierre pour son anniversaire en 1961, il a passé les 40 années suivantes à étudier des pierres et des roches. Il a même créé un musée, qui abrite actuellement une collection de plus de 11 000 pierres d’une taille de 30 cm à 1,5 m, gravés ou couverts de motifs différents. En 1976, Cabrera a publié un livre intitulé The message of the Engraved Stones of Ica (le Message des pierres gravées d’Ica), dans lequel il avance l’hypothèse qu’une civilisation développée qui existait sur Terre aurait enregistré sur ces pierres l’histoire de l’Humanité et les a laissées sur la planète avant de la quitter à cause d’une catastrophe mondiale. Cela aurait pu être le cas, par exemple, avant le déluge biblique. Les pierres ont été choisies comme un matériau qui peut survivre à tout bouleversement. Quant aux dessins, notamment ceux qui représentent des scènes avec des opérations chirurgicales, ils auraient été conçus pour faire passer des messages à l’Humanité survivante à la catastrophe.

Cabrera a remporté le titre de « Fils adoré de la ville » à Ica et une médaille d’or. Mais nombreux étaient ceux qui trouvaient le professeur fou et falsificateur. Les pierres d’Ica étaient considérées comme une falsification moderne, et plus personne n’y prêtait attention. Ce verdict a été fondé, notamment sur le témoignage de chercheurs péruviens qui avaient admis avoir gravé les pierres eux-mêmes.

Toutefois, selon l’historien russe Andreï Joukov, les arguments des opposants de Cabrera qui visent à discréditer ses conclusions et déclarer sa collection avec des gravures de contrefaçon ne tient pas la route :

« Tout d’abord, la vente illégale d’antiquités au Pérou est considérée comme un crime. Par conséquent, les personnes qui ont fourni ces pierres à Cabrera, devaient indiquer qu’ils ont fabriqué les pierres pour éviter des poursuites pénales. D’autre part, les différentes techniques de falsification diffèrent des véritables gravures sur pierre. Troisièmement, l’examen de dizaines de pierres, avec des images de dinosaures, réalisé à la demande de Cabrera par Mauricio Hochshild Mining Co., a confirmé leur authenticité. Des résultats similaires ont été présentés lors de l’expertise à l’Université de Bonn, l’Université de Lima et le laboratoire de l’Ecole d’Ingénierie de Lima ».

Joukov souligne que les images de certains dinosaures sont bien la preuve de l’authenticité de la collection d’Ica, dont les restes de dinosaures ont été découverts par des paléontologues au début des années 1990, beaucoup plus tard que l’année au cours de laquelle ces objets ont fait parties de la collection de Cabrera ! Il s’agit d’une image de diplodocus avec des plaques sur sa colonne vertébrale, semblables à ceux que possédaient les stégosaures. Il est peu probable que les paysans péruviens illettrés, qui s’occupaient de la fabrication de fausses pierres, aient pu imaginer cet animal rare avec autant de détails. L’hypothèse que des chimistes expérimentés, puissent faire « vieillir » ces pierres pour tromper l’oeil des experts n’a pas l’air très réaliste. Enfin, il serait difficile de cacher l’existence de ces laboratoires qui ont produit des dizaines de milliers de pierres gravées.

La collection de Cabrera a de fortes chances d’être vraie. Mais si l’on est d’accord avec cette affirmation, la conception actuelle de l’histoire de la Terre pourrait alors être remise en question. Et il a de nombreuses preuves pour appuyer cette hypothèse. /L

Source : La voix de la Russie

 

5 Responses to Pierres d’Ica : une lettre des temps anciens ?

  1. Mathias dit :

    Sans compter que la plupart de ses pierres pèsent plusieurs Kg, le maximum atteignant les 500 Kg. Faudrait-il avoir une grande taille pour en être l’auteur?
    Etonnant, quand on sait que certaines dessins représentent des hommes chevauchant des Tricératops. Et d’autant plus étonnant quand on a entendut parler de toutes ces traces humaines géantes retrouvé à travers le monde qui dateraient… de l’époque des dinosaures!
    Et ô combien surprenant de savoir qu’à l’époque, la gravité était moindre sur la terre et donc était responsable du gigantisme animal (de même que pour la flore).
    Combien de personnes ont dit que si nous avions vécut à cette époque, la faible gravité aurait put nous donner une taille de près de trois mètres?
    On nous prendrait pas pour des c*ns par hasard? 😀

  2. idnaze dit :

    De toute façon, vrais ou faux , quelle importance ?
    Nous ne retrouverons jamais ces etre vivants de toute façon .
    Que la terre soit habitée depuis bien plus longtemps que ce qui se dit,voila une bien belle affaire, car des cataclismes,il y en a eu beaucoup surement et il y en aura surement d’autres ?
    S’il y a des gens qui nous prènent pour des imbeciles, c’est qu’ils doivent nous cacher bien d’autres choses qui font leur puissance ,car,ils sont comme tout le monde, ils ont peur de se faire tuer eux aussi .
    Si la masse des ignards savait qu’ils sont manipulés par plus savent qu’eux, ils ne seraient pas manipulés ,voila tout 😀

  3. évhémère dit :

    « … De toute façon, vrais ou faux , quelle importance ? …  »

    Celà a au contraire une grande importance : si ce sont des faux, ce ne sera que quelques falsifications de plus, et l’Histoire humaine n’en manque pas !… Si ces pierres sont « vraies » ( et il y a de grandes chances !…) l’Histoire de l’Humanité est à revoir en partie !… Ce serait plutôt « Le Monde Perdu, le Retour » : les Amériques ( surtout du Sud et la partie Centrale ) fourmille de légendes de cités perdues … mais aussi d’animaux disparus !… Les cryptozoologues continuent à être à l’affut de la moindre nouvelle … même si de nombreux canulars y circulent, hélas !…

    Mais dans ces cas-là, il faut se souvenir de la « méthode » de Sherlock Holmès :  » en face d’une énigme, il faut suivre toutes les pistes, même les fausses !… Nous finirons bien par tomber sur la bonne !… « 

  4. eefred dit :

    bonjour
    la raison de ces pierres a été donné par l’une des personnes ayant gravé ces pierres, pour l’argent surtout quant il c’est rendu compte qu’un docteur(le professeur cité plus haut surement) je crois si mes souvenirs sont bons y portait beaucoup d’importance et plutôt rémunératrice et l’idée à fait son chemin ce qu’il explique que l’on a trouvé cela sur une courte période, nous ne pouvons pas prendre pour argent comptant tout et n’importe quoi je ne sais pas si vous en avez vu beaucoup mais ceux que j’ai put voir était clairement « moderne » les scènes vont dans tout les sens, des que je retrouve le bouquin ou j’ai appris cela je vous posterais son titre, alors bien sur qu’au Perou il y a eu des pierres gravées mais il y a un lots importants de pierres falsifiiées, les autorités sur place et les autochtones sont au courant de cela les « graveurs » sont connus et je trouve surprenant que même quant les faussaires ont avoués, au moins l’un d’eux on continuent à entendre les formidables pierres d’icas……….

    • évhémère dit :

      « …On continue à en entendre parler… » pour une raison fort simple : aucun livre, aucun dossier judiciaire n’a jamais été publié pour dénoncer les faussaires !… Tout au plus, au sein d’un article plus général, quelques lignes y font allusion !… Celà relève plus de la diffamation que d’un compte-rendu d’enquêtes !… ( Mëme son de cloche , sur un documentaire diffusé sur France 5 ( de Pierre Brouwers, je suppose ) : au détour d’une revue des musées, les Pierres d’Ica ont droit à moins de 2 minutes, surtout consacrés aux aveux des « faussaires » ( aussi de leur trouille, soyons objectifs ) et tout une succession de plans sans intérêt : aucune pierre ( vrai ou fausse ) examinée, quelques plans « lointains » et de moins d’une seconde …)

      Le flanc judiciaire a été exploré : si la « justice » péruvienne ne vaut pas grand’chose , l’appareil de répression est très efficace !…
      Ce qui signifie que seule, l’instauration d’une démocratie citoyenne au Pérou permettra de réaliser un inventaire fiable du patrimoine national : en France, ce sont les sans-culottes qui ont créé le réseau des musées !…

      Dans « le livre des maîtres du monde » (1967) , l’illustre Robert Charroux mettait en pièces les explications des « démystificateurs » : il y a 45 ans (!) , alors que le recensement de « fausses » pierres atteignait le chiffre de 7500 , il démontrait que les ateliers de potiers (!) et de tailleurs de pierre étaient bien insuffisants pour rendre compte d’une telle production … surnuméraire d’ une autre , légale celle-là et inscrite très régulièrement sur le marché de la copie !…
      [ Ainsi, les faussaires étaient-ils obligés de « booster » les journées de 24 h. pour disposer du temps matériel pour fabriquer une marchandise douteuse … dont ils étaient sûr que celà leur vaudrait des ennuis avec les autorités !… Mais, s’ils étaient convaincus d’avoir vendu des pièces authentiques aux riches collectionneurs « étrangers » ( gringos, quoi ! ) , c’était la mort assurée !… ]

      Dans un tel climat de suspiscion , comment conclure ?… personnellement, je pense que les raisonnements « irrationnels » de Charroux tiennent debout, que les faussaires sont toujours démasqués et que  » les fanatiques n’ont jamais le dernier mot  » ( Viva Maria ).

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