Sur la piste d’E.T. et du Grand Internet Galactique

25/04/2012

Quant un astronome chevronné décide de se consacrer à la recherche de l’intelligence extra-terrestre. Interview.

- SETI sonde l'espace. REUTERS -

L’astronome Geoff Marcy est l’Usain Bolt des chasseurs de planètes: on lui doit la découverte de 70 des 100 premières exoplanètes, et celle du premier système planétaire en orbite autour d’une étoile semblable au Soleil. Mais aujourd’hui, il part à la recherche des civilisations extra-terrestres en prenant la tête du programme Search for Extra-Terrestrial Intelligence (SETI) à l’Université de Californie à Berkeley.

Slate:  Pourquoi avoir décidé de rejoindre le SETI?

Marcy: J’en suis à un carrefour amusant de mon existence. J’ai vraiment envie de passer de la chasse aux planètes au SETI. J’ai la chance d’être dans une position où mes succès professionnels ont dépassé tout ce que j’aurais pu imaginer. Il est temps de rebattre les cartes, d’essayer quelque-chose de plus axé sur le long-terme. Les jeunes scientifiques n’ont pas la possibilité de mettre leurs œufs dans ce panier car en vous consacrant au SETI, vos chances de succès sont faibles. Ce luxe, je peux me le permettre. Nous pouvons faire quelques expériences et débusquer le grand internet galactique.

Slate: Sérieusement? Comment comptez-vous vous y prendre pour trouver des extraterrestres?

Marcy: [Rires] Si Gene Roddenberry a raison et que les Klingons et les Romuliens existent vraiment, ils doivent forcément communiquer entre eux. Ce qu’ils ne vont pas faire en tirant des câbles de fibre optique entre les étoiles, mais avec des lasers. C’est une option logique car vous pouvez maintenir un niveau de confidentialité satisfaisant avec un laser au rayon suffisamment étroit qui n’ira frapper qu’un vaisseau spatial précis ou une civilisation spécifique près d’une étoile voisine, trois années-lumière plus loin. Sans même parler d’économie d’énergie. Pourquoi se servir d’un émetteur radio et éparpiller de l’énergie partout?

Si notre galaxie grouille de vie technologiquement avancée, elle doit être traversée de lasers – des dizaines de milliers, des millions – et nous devrions être capables d’en capter quelques rogatons. De même, certains extra-terrestres vont tenter de communiquer avec nous. Peut-être pointent-ils déjà littéralement leurs lasers sur nous sans que nous ne regardions, tout simplement.

Slate: Vous pensez que des extraterrestres ont pu identifier la Terre comme une planète habitable?

Marcy: D’ici un siècle ou deux nous, les humains, aurons à notre disposition des télescopes pisteurs de planètes qui balayeront notre système solaire grâce à des miroirs disséminés entre ici et Jupiter. Avec leur énorme résolution angulaire, ils nous permettront de pratiquer le genre de science dont doit être capable toute civilisation avancée qui se respecte. Un jour, nous devrions pouvoir voir les continents d’autres planètes. Aujourd’hui, nous en sommes incapables, mais certains extra-terrestres le peuvent et ils sont au courant de notre existence.

Slate: Comment pouvez-vous être certain?

Marcy: Oh, parce que notre galaxie a 10 milliards d’années. La Terre, elle, n’a que 4,5 milliards d’années. Nous ne sommes qu’une petite luciole dans la grande exobiologie de la galaxie. Leurs ampoules sont probablement allumées depuis bien plus longtemps.

Slate: Et qu’est-ce qui vous fait dire que des extraterrestres braquent leurs lasers sur nous?

Marcy: Voici un fait amusant. Aujourd’hui, nos télescopes basés au sol sont bardés de lasers. On parle d’ «optiques adaptatives». Les lasers servent à créer des étoiles artificielles dans le ciel qui permettront aux télescopes de corriger certaines aberrations atmosphériques. Quand vous pointez votre télescope, avec son laser, vers des galaxies, des étoiles ou des planètes, vous y envoyez aussi ces photons. C’est un signal qui trahit notre propre existence que nous avons envoyé à d’autres objets dans l’univers.

Mais ce n’est pas un échange des plus alertes. Les étoiles que nous étudions sont à 1.000 années-lumière, ce qui fait que notre faisceau mettra 1.000 ans avant d’y arriver. Et s’ils veulent nous répondre, nous devrons attendre encore 1.000 ans. Mais nous communiquons, même sans le savoir et même sans lasers très puissants ni parfaitement calibrés. Inversement, ils sont peut-être en train de nous étudier avec leurs propres lasers, qu’importent leurs raisons, et nos recherches devraient se focaliser là-dessus. C’est ce que je projette de faire.

Slate: Nous n’avons toujours pas détecté de signal extraterrestre. Qu’est-ce que cela signifie?

Marcy: Il est possiblque la Terre soit un type de planète relativement rare. Mais une autre raison, pourrait être que la durée de vie typique d’une civilisation avancée oscillerait entre 1.000 et 5.000 ans. Quelle chance -nous d’être encore là dans 1.000 ou 10.000 ans?

Le fait que les civilisations avancées soient si rares dans notre galaxie nous indique peut-être quel défi représente la survie. Ironie du sort, il s’agit sans doute du message le plus poignant jamais envoyé par les extraterrestres.

Slate: Ces extra-terrestres doivent bien avoir un endroit où vivre, ce qui m’amène à votre travail de chasseur d’exoplanètes. Où en est ce domaine de recherches?

Marcy: Il change de semaine en semaine, grâce à Kepler, le télescope spatial de la Nasa. Nous venons tout juste de terminer un article sur 1.090 nouvelles planètes, qui s’ajoutent aux 1.235 annoncées l’an dernier et aux 700, en gros, découvertes avant Kepler. Pour moi, ce grand nombre de planètes est tout simplement époustouflant, car il y a encore 16 ans, je me demandais si l’humanité allait un jour en découvrir une seule.

Slate: Que vous apprennent les catégories planétaires?

Marcy: Les planètes se divisent en trois grands groupes: celles qui, comme Jupiter, sont principalement composées d’hélium et d’hydrogène; celles où l’eau domine, comme Uranus et Neptune; et les planètes rocheuses, comme la Terre, Vénus et Mars.

Slate: Dans la zone habitable – tiède et permettant la présence d’eau liquide – à quelle fréquence trouve-t-on des planètes similaires à la Terre?

Marcy: Personne ne le sait. La principale énigme à résoudre avant que quiconque ait la réponse est la suivante: y-a-t-il une taille à partir de laquelle les planètes riches en eau comme Neptune changent de nature et deviennent des planètes rocheuses, comme la Terre? Nous avons trouvé deux planètes comparables à la Terre, en termes de rayon, mais elles sont trop proches de leur étoile-hôte – l’eau de leur surface s’évaporerait dans tous les cas.

Comment des planètes comme la Terre peuvent-elle se former dans un univers qui possède bien plus d’eau que de fer et de nickel? Il est possible que la Terre, avec sa composition principalement rocheuse, soit rare dans l’univers.

Slate: De quel type de télescopes avons-nous besoin pour trouver des planètes comparables à la Terre?

Marcy: Ce que nous voulons vraiment, ce sont d’énormes télescopes spatiaux de la taille d’un terrain de football, capables de nous faire voir des planètes comparables à la Terre et tournant autour d’étoiles voisines en enregistrant directement le spectre lumineux de ces planètes. Ce spectre détecte-t-il de l’eau, du méthane, du dioxyde de carbone et peut-être même de l’ozone? Si vous trouvez de l’oxygène dans l’atmosphère d’une autre planète, cela indique la présence de photosynthèse. La Nasa projetait de construire un tel télescope, leTerrestrial Planet Finder (trouveur de planètes telluriques), tout comme l’ESA (Agence spatiale européenne) avec son télescope Darwin.

Slate: Où en sont ces deux initiatives?

Marcy: Complètement dans les choux. Mortes de chez mortes. L’argent n’est pas là.

Slate: Kepler, avec ses découvertes exaltantes, pourrait-il changer la donne? 

Marcy: C’est tout ce qu’on espère.

Article originellement paru dans le New Scientist.

Anil Ananthaswamy

Traduit par Peggy Sastre

source : http://www.slate.fr

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Un ovni au-dessus du vignoble

25/04/2012

Info envoyée par Patrick – Source : http://www.lunion.presse.fr

VERZY (Marne). Un homme a fait une curieuse observation près de Verzy : un « point sombre » qui démarre à vive allure avant d’effectuer un angle droit et de monter dans les nuages sous la forme d’une tache lumineuse.

Ancien pilote d'avion, le témoin se trouvait dans les vignes, entre Ludes et Verzenay, lorsqu'il a repéré au-dessus du mont Sinaï un objet qu'il n'a pu identifier.

L’OBSERVATION date du 14 avril. Elle a duré « à peine trente secondes », mais elle l’a suffisamment intrigué pour que cet ancien pilote d’avion* finisse par en parler autour de lui. Ce jour-là, un samedi, venu dans la Marne pour aider un viticulteur à travailler son « bout de vigne » entre Ludes et Verzenay, il a vu passer dans le ciel un « objet » qu’il n’a pu identifier.
« Il était environ 11 h 35. Les nuages étaient bas. Je me redressais pour m’étirer le dos quand j’ai aperçu quelque chose au-dessus de la Montagne de Reims. J’ai remarqué comme un avion parce qu’à un moment, l’objet a reflété le soleil – que je ne voyais pas d’où j’étais – par un éclair métallique. »
Du fait de ses connaissances aéronautiques, l’homme s’est tout de suite rendu compte qu’il ne s’agissait pas d’un avion mais d’un « point sombre, gris mat », qui lui a semblé se trouver à l’aplomb du mont Sinaï (283 mètres d’altitude), près de Verzy. Il était immobile, « juste au niveau du plafond nuageux » estimé dans les « 600 à 1 000 mètres », pour « une taille à bout de bras de 3 millimètres » (la pleine lune, par comparaison, fait 5 millimètres).

Aucun bruit
Le témoin n’était pas au bout de ses surprises. « Comme je le regardais, ma pelle à la main, le point sombre s’est mis en mouvement vers le nord en gardant la même altitude. Il a traversé les filaments nuageux de la couche basse, vers un autre bois, du côté de Cernay-lès-Reims, puis il a bifurqué à angle droit, sans marquer d’arrêt, pour partir très vite plein est. Le point est alors apparu sous la forme d’une tache lumineuse blanche qui a disparu en montant dans le ciel nuageux, peut-être à la verticale de Saint-Hilaire-le-Petit. »
Aucun bruit n’a été perçu tout au long de l’observation. Lors du déplacement vers Cernay-lès-Reims, où le bois signalé par l’ex-pilote est celui du mont de Berru, l’objet a évolué contre le vent qui soufflait légèrement du nord à ce moment-là.
Diplômé d’un DEA de mathématiques, un ami du témoin a reconstitué la trajectoire sur une carte en fonction des indications géographiques. « Au vu de Google Earth, le trajet total mont Sinaï – Saint-Hilaire est d’approximativement 30 kilomètres parcourus en 30 secondes, soit une vitesse de 3 600 km/h. Mon estimation signifie que ce n’est pas un truc banal. C’est en gros deux fois la vitesse du son. Il aurait dû y avoir un bang sonique. »
Le témoin n’a aucune idée de ce qu’il a pu voir. Il livre son témoignage avec humilité, sans émettre de conclusion. « J’ai jeté un œil sur internet pour constater qu’il n’est nulle part fait mention d’ovni dans la région durant ce week-end. Mais même si cela avait été le cas, je n’aurais pas témoigné spontanément, faute d’avoir la moindre trace. C’est une observation fugace comme tant d’autres, interprétable au gré de chacun. »
F.C.

* Anonymat demandé

D’autres observations dans les proches environs

Ce n’est pas la première fois qu’un phénomène insolite est rapporté dans ce secteur de la montagne de Reims. D’autres témoignages publiés par l’union existent.
Hiver 1969, Rilly-la-Montagne : Un soir de janvier ou février, sur la route reliant la RD9 à Rilly-la-Montagne, deux automobilistes aperçoivent « des lumières blanches qui tournent, comme un tourniquet, sur une masse sombre et arrondie posée au sommet d’une colline ».
Ils descendent de voiture, n’entendent aucun bruit. « Environ une minute après le début de l’observation, la chose a décollé du sol, très lentement au début, légèrement en oblique, puis il y a eu une soudaine accélération et un départ fulgurant. »
Vers 1980, Rilly-la-Montagne : Par une nuit sans orage, un automobiliste aperçoit une « boule lumineuse » qui évolue au-dessus des vignes. « Elle a descendu le coteau puis a stoppé sur la route, très près du sol, à environ 100 mètres devant moi. Le temps que j’arrive, elle avait repris sa progression sur le côté opposé, puis elle a disparu en basculant derrière. J’ai pris la route de Chigny et je l’ai revue en contrebas. Elle semblait stationner au milieu des vignes. J’ai pris peur, j’ai continué ma route. »
26 novembre 2005, Montbré : Vers 13 heures, alors qu’il circule sur la RD9 au niveau de Montbré, un couple aperçoit sur sa gauche, « très haut dans le ciel », une « masse ovale aux contours très flous, de couleur gris foncé, qui se déplace très lentement, horizontalement ».
Descendus de voiture, les témoins n’entendent aucun bruit. Ils distinguent « une multitude de petits points gris ou noirs qui encerclent l’ovni ». « Nous sommes restés là, sur le bord de la route, à observer l’ovni jusqu’à ce qu’il disparaisse dans le ciel à notre droite. »
1er août 2009, Rilly-la-Montagne : De sa cour, un couple observe les allers et venues d’un phénomène lumineux dont la forme évolue selon qu’il se trouve aux deux points extrêmes de ses déplacements. « Sur la droite, c’était rond et blanc, mais quand ça stoppait de l’autre côté, la boule s’étirait, s’allongeait verticalement et une grande ligne de lumière couleur or apparaissait tout d’un coup à l’intérieur. Ça durait quelques secondes, puis au moment de repartir vers la droite, la ligne disparaissait et ça reprenait la forme d’une boule. »
Le couple a observé le phénomène de 23 h 30 à 0 h 30, puis s’est couché. L’hypothèse d’un laser n’a pu être confirmée.
29 novembre 2011, Villers-Allerand : Dans la descente du hameau de Montchenot, vers 4 h 30, un routier et son père aperçoivent de loin une grosse boule blanche, « pulsante », qui semble les attendre au-dessus de l’hypermarché de Champfleury. Lorsqu’ils arrivent près du magasin, la boule passe devant eux, se positionne sur leur gauche puis donne l’impression de les suivre jusque sur l’A34 à Witry-lès-Reims. Le routier récuse toute confusion avec un laser. « Je suis habitué à en voir la nuit. »


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