Le mystère des traçés de Nasca

22/11/2011

Article source:http://numeriphot.chez-alice.fr/nasca.htm

INTRODUCTION:

Les dessins ou géoplyphes de Nasca sont situés dans la plaine côtière et aride du Pérou a quelques 400 Km au sud de Lima. Ces lignes couvrent une surface d’environ 450 Km² et représentent une des grandes énigmes de l’archéologie en raison de leur quantité, de leur nature, de leur taille et de leur continuité. Certains de ces géoglyphes représentent des créatures vivantes, d’autres des figures géométriques de plusieurs kilomètre de long. Ces dessins, connu depuis 1926, ne furent réellement Re-découvert qu’en 1939 par Paul Kosak alors qu’il survolait la région dans un petit avion. Le hasard voulu qu’il effectua ce vol au solstice d’été et qu’il remarqua que la direction d’un des tracés d’oiseaux était aligné avec les rayons du soleil couchant ce qui fit qu’il baptisa la plaine, « le plus grand livre d’astronomie du monde ».

Comment réaliser ces immenses dessins, qui ne sont observables que du ciel, et surtout dans quel but ? Que signifient les « pistes d’atterrissage » parfois longues de plusieurs kilomètres ? Les hypothèses les plus diverses ont été avancées (pistes pour extra-terrestres, etc.). Les plus plausibles restent celles qui lient les fameux dessins à la position des étoiles, ce qui ferait des lignes et autres représentations une sorte de calendrier des activités agricoles. Mais rien n’est prouvé.

Voici une photo, tirée d’un livre consacré à Maria Reiche, célèbre archéologue allemande qui a passé sa vie à Nasca (et qui y vivait encore en 1994).(Le mystère des lignes de Nasca, par Tony Morrison)

Comment sont réalisés les dessins de Nasca ?

La réalisation et surtout la longue conservation de ces tracés furent rendus possible grace à deux particularitées de la région. La première est une particularitée géologique dans le sens ou le sol de la plaine de Nasca est constitué d’une fine couche de pierres sombre sous laquelle se trouve un sol désertique plus clair. Il suffit donc, pour faire apparaitre un dessin, d’écarter cette fine couche sombre.


Néanmoins, ce genre de réalisation n’aurait eu qu’un temps de vie des plus limités dans le temps si la région ne possédait pas des caractéristiques météorologiques extraordinaire. En effet, cette région ne reçoit pas plus d’une demi heure de pluie par an !

ceci allié au fait qu’il y a une quasi absence de vent sur cette plaine et nous avons là réunis, les éléments suffisant pour conserver de simple tracés sur le sol durant des millénaires.

Que représente les dessins de Nasca ?

On distingue différent type de représentations sur la plaine de Nasca:

Des représentations d’animaux allant de 5 mètres a près de 230 mètres pour les plus grandes.
Des lignes droites ou en spirale pouvant atteindre 5 Km de long.
Des figures géométriques en formes de trapèze ou de bandes de très longue taille.

on trouve également sur les flancs de certaines collines bordant le désert, des représentations approximativement humaine.

Ce qui fascine le plus concernant les dessins de Nasca et qui enflamme l’imagination depuis des décennies tiens dans le simple fait que ces dessins ne sont pas visible du sol, ils ne peuvent être observés et appréciés dans toute leur splendeur qu’a partir d’une certaine altitude C’est d’ailleurs en survolant la zone en avion qu’ils furent réellement découvert. Alors la question que l’on est en droit de se poser est évidemment pourquoi, ou pour qui, les indiens Nasca ont réalisés ces tracés puisqu’on ne peux les apprécier que de très haut. De nombreuses personnes, scientifiques ou non, ont émis de nombreuses hypothèses sur la signification de ces tracés et nous allon, si vous le voulez bien, essayer de les passer en revue pour y voir un peu plus clair.

Un mirador est accessible au bord de la route panaméricaine, quelques dessins y sont visibles. La différence de taille entre la route et le grand rectangle donne une idée de la démesure des tracés.
Le must reste quand même le survol en avion.

Voici un petit échantillon des dessins visibles dans la pampa de San-Jose…

  Le grand rectangle
au coeur de la zone archéologique
? ? ?
Mais cékoidon … ce dessin ?
 
  Oiseau et pétales …
 Un oiseau  
   Arbre et oiseau
La baleine  
  La roue à aubes
L’araignée  
  Le singe à queue en spirale
Le condor
(plus de 100m de long)
 

Les Différentes Hypothèses:

Paul KOSOK:
Il fut le premier à remarquer que certains tracés s’alignaient avec le soleil couchant, notamment aux périodes de solstice (le 22 juin correspond au solstice d’hiver dans l’émisphère sud, c’est le jour le plus court de l’année) ce qui l’incita a penser que les lignes de Nasca servaient éssentiellement a repérer les saisons. A partir de là, les autres lignes auraient été tracées afin de pouvoir fixer d’autres dates, créant ainsi un gigantesque calendrier. La représentation d’animaux serait alors un zodiaque géant et les figures géométriques (bandes et trapèzes) des éléments de visées astronomique.

Maria REICHE:
On ne peut évidemment pas aborder le mystère des lignes de Nasca sans parler de Maria Reiche qui y consacra sa vie. Née le 15 mai 1903 à Dresde, Maria Reiche arrive au pérou à 29 ans, passionnée d’astronomie, ayant étudier les mathématiques à l’universitée de Hambourg, elle s’intéresse aux travaux de Rolf Müller portant sur la construction des batiments Incas face au soleil. Elle fini par rencontrer le Dr Paul Kosok qui l’entraine dans le désert péruvien et lui fait découvrir les étranges tracés.
A partir de ce moment, Maria Reiche s’établit à Nasca pour ne plus en partir.

Lors de ses recherches, elle va révèler de nouveaux dessins et tenter d’établir un modèle de mesure. La symétrie des tracés et les proportions entre les divers éléments démontrent que les auteurs devaient posséder une forme de pensée abstraite et une méthode géométrique. Pour la confection des courbes, Maria suggère que les auteurs recouraient à de longues cordes fixées à un piquet afin de dessiner au moyen d’une succession d’arcs circulaires de différents rayons.

À la recherche de l’unité de mesure, Maria remarque la répétition de la longueur de 26 mètres. Sa suggestion est alors de suggérer 1,30 mètre comme unité de base. Cela correspond à la largeur de diverses lignes et rayons et à la mesure d’écartement des bras d’un homme, de la pointe du majeur à l’autre. Pour les plus petits tracés, l’hypothèse qu’elle a retenu est de prendre le quart de l’unité, soit 32,5 centimètres. Recensant ses découvertes et prospections, Maria publie un premier livre en 1949, Le Mystère des plaines. Ascension du soleil, solstice ou localisation d’étoiles, les lignes pouvaient être utilisées comme une sorte de calendrier qui ne se limiterait pas à reproduire les circonstances célestes, mais posséderaient un usage pratique et quotidien (festivités, récoltes). « Ces dessins géométriques donnent l’impression d’être une écriture symbolique, dans laquelle les mêmes paroles seraient écrites des fois avec des lettres géantes, et d’autres avec des lettres minuscules », affirmait Maria. Selon elle, le contenu de cette écriture symbolique doit être associée au mouvement des astres.

La nécessaire préservation

María Reiche passa sa vie à l’étude, la conservation et la préservation de ces lignes, émerveillée par la perfection et l’exactitude de ce document historique. Souvent seule pour préserver ce grandiose document culturel, elle piqua des colères lorsque les touristes commencèrent à envahir le site et à le détériorer. Son travail ne fut pas facilité par le fait que, dans les années 60, de nombreux hurluberlus envahirent le site de Nasca. Sur les traces de l’écrivain suisse Erich von Däniken, ils croyaient que les lignes désignaient des pistes d’atterrissage pour les extraterrestres. Certains artistes allant même jusqu’à dessiner leurs propres messages pour les astres !

En 1970, l’Institut national de culture décréta les plaines de Nasca zone protégée. En récompense de son travail et de sa lutte pour préserver ce site, María Reiche a été gratifié de nombreuses décorations, telle l’Ordre du mérite et Citoyenne Péruvienne (en 1993). Son livre Contribution à la géométrie et à l’astronomie du Pérou Antique publié en 1993 (alors qu’elle a 90 ans) recense 40 ans d’articles et manuscrits de ses recherches . Et c’est seulement en 1994 que l’Unesco allait classer le site comme patrimoine de l’humanité. « Les êtres qui y ont vécu, il y a bien longtemps, ont laissé un document unique qui, je crois, représente un chapitre essentiel de l’évolution de l’esprit humain. Et il n’existe rien de semblable ailleurs dans le monde », comme Maria Reiche le soulignait si bien.

Bien que son travail ne fut pas achevé et qu’elle n’émit aucune affirmation mais de simple suggestions, l’hypothèse de Maria Reiche reprend le principe du calenfrier astronomique. Le principe est simple, l’intrument de visée est orienté entre un point et la position du lever ou du coucher d’un astre à une date donnée. L’enchevêtrement des lignes s’expliquerait donc du fait que chacune d’entre elle correspond à un point de l’horizon pour lequel on voulait déterminer la signification astronomique ainsi que sa date. Des dates précises ont ainsi été mise en évidence sur la plaine de Nasca comme le lever et le coucher du soleil lors des solstices (22 mars et 22 decembre) ainsi que lors des équinoxes (22 mars et 22 septembre). Ces dates semblent donc fixer un calendrier sur lequel apparraissent des périodes intermédiaires comme la date du 6 mai marquant le début de la récolte dans cette région des andes. La théorie de Maria Reiche explique également l’importante quantité de lignes du fait que les mesures et visées ont du être corrigées au fur et a mesure du fait de la précession des équinoxes. Il s’agit du mouvement des pôles, se déplaçant de manière circulaire suivant un cycle de 26.000 ans. Cette variation de la direction de l’axe terrestre entraine alors le déplacement des pôles. Il en résulte une certaine « dérive » des étoiles fixes dans le ciel. Ceci est très important puisqu’il y a alors nécéssité d’effectuer des corrections sur les visées astronomiques ce qui se traduit par une mise a jour de la carte.

Malheureusement, Maria Reiche mourru le 8 juin 1998 laissant derrière elle un travail inachevé auquel elle avait consacrée toute sa vie sans pouvoir arriver à résoudre complètement ce mystère archéologique.

« Jusqu’à la dernière minute de mon existence, ma vie sera pour Nasca. Ce temps sera peu pour étudier cette merveille nichée au sein des plaines Péruviennes. C’est ici que je mourrai », affirmait Maria Reiche.

« Ce serait avoir une faible opinion des civilisations antérieures que de supposer que tout ce travail immense et minutieusement détaillé, réalisé avec une consciencieuse perfection, avait comme unique finalité le service d’une superstition primitive ou un culte stérile. Au contraire, nous avons ici le témoignage à grande échelle et unique dans le monde du premier éveil des sciences exactes au sein de l’évolution de l’humanité, un effort gigantesque de l’esprit primitif qui se reflète dans la grandeur de l’exécution sous le ciel vaste des plaines immenses et solitaires, balayées par le vent et grillées par le soleil. »

Maria Reiche

Une mongolfière antique ?En 1975, l’Américain Jim Woodman et l’aérostier anglais Julian Nott décident de tenter de fabriquer un ballon à air chaud avec les moyens de l’époque. Suite aux découvertes des momies Nazcas, les scientifiques connaissent parfaitement la constitution des bandes de toiles et des cordes ayant servies à la momification des corps.Les deux aventuriers décidèrent donc de réaliser leur ballon avec les mêmes méthodes de fabrications, pour les cordes et les toiles, que les Indiens Nazcas utilisaient.Une partie du résultat fut concluent puisque leur ballon s’éleva à une hauteur de 90 mètres, mais chuta brutalement au risque de tuer les deux aérostiers.

            

l était démontré que les Indiens Nazca auraient pu se servir de cette méthode et créer des ballons pour superviser le traçage des lignes des différentes figures. Hélas, ce n’est qu’une hypothèse, certes sérieuse, mais dont aucun autre fait archéologique ne permet d’étayer avec certitude.Cette hypothèse reste alléchante car, sur les flans de certaines collines bordant le plateau de Nazca, on peut voir d’autres dessins de très grandes dimensions mais de factures plus primitives qui, eux, sont attribués aux indiens Paracas, prédécesseurs des Nazcas dans cette région.

Ces emplacements à flanc de colline nous démontrent, avec certitude, que les Indiens Paracas avaient besoin de prendre du recul pour réaliser leurs œuvres, d’où la nécessité de placer leurs travaux sur des flancs de collines. Cette réflexion accrédite d’office l’hypothèse que les Nazcas savaient  » prendre de la hauteur  » pour contempler et finaliser leurs œuvres ! La question du  » Comment ?  » demeure encore entière !


Quoi qu’il en soit les Indiens Nazcas durent trouver une astuce ou des outils leur permettrant de réaliser, à grande échelle, ces figures qui nous surprennent depuis plus d’un siècle.

Quoi qu’il en soit les Indiens Nazcas durent trouver une astuce ou des outils leur permettrant de réaliser, à grande échelle, ces figures qui nous surprennent depuis plus d’un siècle.

Maria Reich affirmait que les Nazcas procédaient, au préalable, à la construction de maquettes leur permettant, ainsi, de reproduire les figures à des échelles incroyablement plus grandes que les maquettes d’origines. Seules des traces de ces maquettes semblent avoir été découvertes par l’archéologue allemande. Toutefois, rien ne permet d’être sur que cette hypothèse puisse nous conduire à une certitude.

La théorie de l’eau ?
Des chercheurs de l’Université du Massachusetts ont une toute autre explication : ces lignes, croient-ils, servaient de repère pour localiser les sources d’eau potables, rares dans le désert. Elles suivent, croit-il, des failles sismiques dans lesquelles circule les eaux souterraines. Le long d’une des lignes, le chercheur David Johnson a trouvé plus d’une douzaine de puits. Dans une région où il tombe moins d’un pouce de pluie par année, c’est énorme! En creusant davantage, les chercheurs ont constaté dans au moins cinq régions une forte corrélation entre la présence de sources souterraines et les fameuses lignes. « La question, dit l’hydrologue Stephen Mabee, est de savoir si le lien est significatif ou si c’est du pur hasard. Nous ne disons pas que toutes les lignes de Nazca ont un lien avec l’eau. Nous croyons simplement qu’elles étaient utilisées pour différents usages. »

Erik Von Daniken:
L’autre grande hypothèse concernant la fonction des lignes de Nasca fut apporté par l’écrivain et explorateur
Erik Von Daniken qui tend à penser que l’ensemble des figures géométriques (bandes et trapèzes) serait des pistes d’attérissagespour vaisseaux spatiaux ou qu’elles serviraient de sources de communications avec les extraterrestres.

Il faut avouer que de toutesles hypothèses sur les fonctions de ces tracés, celle ci remporte le plus de succès de par son coté extraordinaire et ses implicationsau niveau de l’imaginaire. Cette hypothèse à tendance à éveiller notre imagination, à nous faire rêver à une époque ou des extraterrestres, dans leur superbes vaisseaux, venaient visiter les pauvres indigènes afin de leur donner un coup de pouce civilisateur.

Malheureusement, cette hypothèse ne repose que sur une intuition et ne résiste pas à une étude succinte, car s’ils s’agit de pistes d’attérrisages, on ne trouve aucune des traces d’attérrissage qu’aurait immanquablement laisser les vaisseaux, car du fait des caractéristiques géologiques et météorologiques que nous avons vu plus haut, les éventuels vaisseaux auraient laissé une trace qui auraient été conserver jusqu’à notre époque. De plus cette théorie explique les bandes mais ne donnent aucune explication cohérente pour les lignes et les figures d’animaux.

Il existe bien d’autre théories sur ces tracés mystérieux comme l’hypothèse de G.A. von Breunig déclarant qu’il s’agissait d’un centre d’entrainement pour les messagers de l’époque qui transmettaient les informations d’un bout à l’autre de l’empire Incas en courant. Ou de la théorie d’Henri Stierlin ayant un rapport avec les installations de tissage de la région.
La liste de ces théories ne faisant que s’allonger au fil des années je me suis contenter ici de passer en revue les principales et les plus populaires d’entre elles sans pour autant confirmer ou critiquer leur véracitée ce qui aurait été bien prétentieux de ma part car concernant ce mystère, je ne peux pas prétendre avoir passer ma vie sur le site comme l’a fait Maria Reiche ou avoir parcouru le monde à la recherce des plus grands mystères comme le fait Erik von Daniken.

Conclusion:
Ce que l’on peut retenir des lignes du plateau de Nasca c’est que des hommes de l’ancien temps ont réalisés des travaux qui impressionne encore de nos jours par leurs gigantismes et leurs précisions et ceci, en employant des moyens extrêmmement limités (de simples tracés sur le sol). Ce qui nous échappe encore, et cela malgré la foule de théories qui furent émisent, est et restera encore longtemps le pourquoi de cette réalisation gargantuesque.
en effet, quelque soit les théories concernant les tracés de Nasca, chacune d’entre elles tend a expliquer un des aspects de ces tracés mais aucune d’entre elles n’apportent d’explication cohérente sur l’ensemble de ceux-ci. De plus aucune de ces théories n’explique le pourquoi du gigantisme de cette réalisation. Il semble donc que le mystère des tracés de la plaine de Nasca ne soit pas résolu de si tôt.

Sources :   

http://perso.wanadoo.fr/passe.present.futur/accueil.htm
  http://www.zlm-concept.org/voyages/perou/nasca.html

Vidéo youtube:

Vu du ciel, le plateau de Nazca au Pérou, dévoile d’immense personnages tracé à même le sol, il y a 2500 ans.Que signifie c’est oeuvre d’art énigmatique ? Une dizaine d’hypothése contradictoire tentent d’apporter des réponses à l’un des mystéres les plus obscures de l’histoire des hommes.

Lien externe:

Le Pérou veut relancer le site précolombien de Marcahuomachuco
 
 
Ajout :   L’auteur du document PDF qui suit,   m’a contactée par mail et m’autorise à le publier sur mon blog en complément d’information à l’article ci-dessus. 
Cordialement, Era
 

Commentaires de Franck Boldo sur les lignes et les dessins de NAZCA

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