Y a-t-il eu de la vie sur Mars ?

16/06/2010

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63679.htm

Une équipe de chercheurs provenant des Etats-Unis, d’Allemagne et du Canada ont trouvé des preuves établissant que la planète Mars a été un temps plus chaude et plus humide, réunissant ainsi les conditions nécessaires à la vie. Cette étude a été publiée dans l’édition en ligne du journal Science.

En 2004, le robot « Spirit » arrivait sur Mars et s’est déplacé jusqu’aux roches « Comanches » dans le cratère Gusev. Les analyses faites sur place montrèrent alors la présence de carbonates contenant du fer. Une analyse plus approfondie effectuée à l’aide d’un spectromètre de fluorescence X à source de rayonnement alpha (APXS, alpha particle X-ray Spectrometer) embarqué a montré l’existence d’un excès d’éléments légers tels que le carbone, l’azote et l’oxygène. Une analyse quantitative a également été réalisée.

Les roches carbonatées détectées par le robot suggèrent qu’il y a plus de trois milliards d’années la planète rouge était plus dense et avait une atmosphère plus riche en dioxyde de carbone (CO2) et en eau. En effet, les roches carbonatées se forment généralement après que le CO2 atmosphérique se mélange avec de l’eau dans des conditions spécifiques, qui correspondent à celles de l’apparition de la vie.

Le Pr. Ralf Gellert de l’Université de Guelph a été le responsable scientifique pour l’APXS. De plus, le Pr. Gellert et son équipe de l’Université de Guelph a étalonné et délivré à la NASA en 2008 une version améliorée de l’APXS embarqué sur « Spirit ». Ce nouvel appareillage fait parti d’un nouveau robot qui atteindra Mars en 2012. Ce robot visitera probablement d’autres sites et de nouvelles preuves de présence l’eau dans un lointain passé de la planète pourront peut-être mise en évidence.

Pour en savoir plus, contacts : Pr. Ralf Gellert, Department of Physics – University of Guelph – Tél : (+1) 519 824 4120 ext. 53992 – Email : ralf@physics.uoguelph.ca Code brève
ADIT : 63679
Source : http://www.uoguelph.ca/news/2010/06/new_research_re.html
– Identification of Carbonate-Rich Outcrops on Mars by the Spirit Rover, Science, DOI: 10.1126/science.1189667
Rédacteur : Christian Turquat, att-scientifique@consulfrance-toronto.org

Les variations du Soleil sous l’oeil de Picard

16/06/2010

Un petit satellite du Cnes consacré à l’étude du Soleil a été lancé aujourd’hui. La mission Picard doit en particulier permettre de mieux connaître le lien entre les variations de l’activité solaire et le climat terrestre.

Représentation du petit satellite Picard -150 kg seulement- en orbite. ( © CNES/ill./DUCROS David, 2008)

C’est à un astronome français du XVIIème siècle, Jean Picard, que la mission d’étude du Soleil du Centre national d’études spatiales (Cnes) doit son nom. Et pour cause: Jean Picard fut un des premiers à prendre des mesures précises du diamètre du Soleil, observant dès 1645 un changement important. Le Soleil entre alors dans une phase de faible activité, connue désormais sous le nom de minimum de Maunder (qui dura de 1645 à 1715).

Pendant cette période, la Terre connait une phase de refroidissement baptisée le petit âge glaciaire. Depuis, le lien entre le diamètre du Soleil, son activité soumise à des cycles, et les variations du climat terrestre est l’objet de nombreuses hypothèses.

La mission Picard doit contribuer à mieux comprendre ce lien. Le petit satellite conçu au Cnes a été lancé ce mardi 15 juin à 16h42 (heure de Paris) par un lanceur russo-ukrainien Dnepr depuis le cosmodrome de Yasny, au sud de la Russie.

Très grande stabilité

Le satellite, qui ne pèse que 150 kg, va se positionner en orbite héliosynchrone à 725 km d’altitude. Il est conçu pour mesurer plusieurs paramètres du Soleil: son diamètre, sa vitesse de rotation, le nombre de taches en surface, sa forme… afin de pouvoir établir des relations entre ces différents éléments.

Fabrication du microsatellite Picard au Centre Spatial de Toulouse (© CNES/PIRAUD Hervé, 2009)

Picard emporte trois instruments : le radiomètre SOVAP (SOlar VAriability PICARD) qui doit mesurer l’irradiance totale de l’étoile ; trois photomètres groupés (PREMOS) qui doivent notamment étudier les oscillations du Soleil ; et enfin SODISM (SOlar Diameter Imager and Surface Mapper) chargé de mesurer le diamètre solaire.

Pour obtenir des mesures très précises, le satellite bénéficie d’une très grande stabilité de pointage, expliquent le responsable de la mission et le chef de projet au Cnes, Jean-Yves Prado et François Buisson. L’instrument doit toujours être pointé au centre et rester stable pendant le temps de pause qui est de plusieurs secondes, afin que les images puissent ensuite être superposées pixel par pixel pour la comparaison.

Lent redémarrage solaire

La mission Picard doit durer deux ans mais le Cnes espère qu’elle se prolongera au moins trois ans. Elle devait initialement démarrer entre 2003 et 2005, afin de profiter du début d’un nouveau cycle solaire. Mais elle a été repoussée pour des raisons budgétaires. Par chance, le Soleil a lui aussi pris du retard et Picard se trouve donc quand même dans une phase de redémarrage de l’activité solaire.

La mission Prisma-FFIORD

Représentation de Mango et Tango.(© CNES/Master Image Films, 2010)

Une autre mission était lancée aujourd’hui en même temps que Picard. La mission suédoise Prisma est associée à FFIORD conçue par le Cnes. Prisma contient deux satellites, Mango et Tango, qui serviront à tester le vol en formation et les manœuvres de rendez-vous orbital. Des techniques qui pourraient être appliquées aux satellites d’observations pour coupler leurs fonctions. L’expérience FFIORD, embarquée sur Prisma, va tester des technologies de contrôle et de navigation spatiale de haute précision.

Source :
Cécile Dumas
Sciences et Avenir.fr

15/06/10

Petit Film expliquant le but de la mission Picard :

http://smsc.cnes.fr/IcPICARD/films/picard_mission_fr.mpg


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