Était-elle l’Atlantide ? par Wolter Smit

EXTRAIT DU LIVRE

Était-elle l’Atlantide ? par Wolter Smit
Editions Jean Voltaire

Edgar Cayce et l’atlantide


Edgar Cayce naquit dans une famille paysanne le 18 mars 1877, près de Beverly, onze kilomètres au Sud de Hopkinsville, Kentucky, et mourut le 3 janvier 1945 à Virginia Beach.

Il est parfois considéré comme le « prophète dormant » et l’un des « plus grand mystiques » d’Amérique. Pendant des « lectures », entrant en transe, il répondait à des questions relatives à un individu. Ces lectures évoquaient, au début, la santé physique. Puis, les conseils se diversifiaient et portaient sur les vies antérieures, les interprétations de rêves, les phénomènes psychiques, la santé mentale, la méditation, la prière, le développement spirituel mais aussi le commerce, et l’Atlantide. Il reste connu pour les parties de son travail qu’il considérait comme les plus importantes, telles que le soin (la grande majorité de ses « lectures » ont été faites pour des personnes qui étaient malades) ou la théologie chrétienne (Cayce a été toute sa vie un membre des « Disciples du Christ », une église protestante). Il pourrait être à l’origine de l’idée que la Californie sera un jour « submergée ». Bien qu’il ait vécu avant l’émergence du New Age, il a eu une grande influence sur certaines idées de ce courant. Les sceptiques se doutent pourtant de ses prouesses psychiques, ainsi que les chrétiens conservateurs qui se posent des questions sur son orthodoxie.

Cayce était un homme très simple, de faible formation culturelle, capable en état de sommeil de prescrire la solution médicale de toute maladie. Ses dons viendraient du fait qu’à l’âge de 5 ans une maladie le projeta dans le coma. Dans cet état il avait donné alors à son médecin, à voix haute, la cause de son état et le type de cataplasme qu’il fallait lui appliquer. Depuis, en état de transe, il prescrira un traitement pour les maladies qu’on lui soumettra. Il est dit qu’il aurait prédit le jour et l’heure de sa mort, victime d’une maladie incurable qu’il ne voulut pas désigner.

A ce jour, il existe plusieurs dizaines de milliers d’adeptes de Cayce, qui habitent pour plupart d’entre eux aux États-Unis et au Canada. Mais les centres Edgar Cayce se trouvent de nos jours dans 25 autres pays. L’ARE1, basée à Virginia Beach, est l’organisation qui promeut le plus les travaux de Cayce et conserve toutes les lectures.

Cayce doit sa notoriété aux réponses qu’il donnait en état d’apparente transe, ou de sommeil. La transe était « conduite » pour une personne, habituellement celle pour le compte de qui la séance était tenue, et qui n’était pas nécessairement présente. Les informations données par ce biais furent appelées « lectures ».

Lors de ces les lectures, Cayce affirmait l’existence de l’Atlantide. Il décrivait l’Atlantide tant qu’un vaste continent avec une technologie de pointe dont les réfugiés auront peuplé l’Égypte antique et les régions précolombiennes d’Amérique. La description de Cayce de l’Atlantide a beaucoup en commun avec celle de Ignatius Donnelly. D’après Cayce, la société atlante a été divisée en deux factions politiques d’une grande longévité une « bonne » faction appelée les « fils de la loi d’Un », et une faction « mauvaise » appelée les « fils de Belial ». Beaucoup de personnes aujourd’hui vivantes seront, selon Cayce, des réincarnations d’Atlantiens, qui doivent maintenant faire face aux mêmes tentations qu’avant. Cayce avait également prévu la venue d’une certaine « pierre bleue » d’origine atlante, qui devait être trouvé sur « une île des Caraïbes » et devait avoir le pouvoir de guérir. C’est en 1 974 qu’une pectolite bleu volcanique, maintenant connu sous le nom de Larimar, avait été trouvée en République Dominicaine. Dans les cercles métaphysiques on dit que cette pierre, de gemme colorée, peut soigner ; comme avec la plupart des cristaux et de pierres gemmes, mais il n’y a aucune preuve scientifique à ce sujet. L’Atlantide avait, selon Cayce, souffert de trois destructions principales dont un déluge. Selon les lectures, une source importante d’agitation était le désir des fils de Belial d’exploiter les « Choses », des sous-humains, de corps animal2 et peu intelligents, contre celui des fils de la loi d’Un, voulant les protéger. Une surcharge du cristal aurait été à l’origine de la destruction par une gigantesque explosion de l’Atlantide.

Cayce donne dans sa lecture 364-6 même les noms d’îles qui restaient après les deux premières destructions, Poseidia, Aryen, et Og.

L’Égypte. À côté des périodes bibliques, l’ère la plus significative pour les « lectures de la vie » était l’Égypte ancienne, une civilisation pré-dynastique se composant des réfugiés atlantes. Cayce avait prétendu d’avoir été un pharaon inconnu appelé « Ra-Ta », qui avait établi un centre curatif basé sur le spirituel (le « temple du sacrifice ») et un établissement éducatif (le « temple beau »). Ses lectures diagnostiques et récits au sujet du passé et du futur étaient censés être une suite à son travail plus ancienne. Cette civilisation aurait également construit des monuments sur le plateau de Guizeh, dont la grande pyramide, et aurait laissé de l’Atlantide des enregistrements dans une salle à cet effet situés quelque part sous le Sphinx.

Edgar Cayce avait donné un peu près de 2 500 lectures de vie à des centaines de personnes différentes pendant la période de 1 923 à 1 944. Parmi ces lectures, 700 parlent de l’Atlantide et sa civilisation oubliée, en donnant beaucoup d’indications précieuses dans ce pays légendaire, dont suivent ci-dessous quelques extraits.

Position et description de l’Atlantide :

« La position du continent de l’Atlantide est située entre le Golfe du Mexique d’un côté – et la Méditerranée de l’autre. Les preuves sur cette civilisation perdue seront trouvées dans les Pyrénées et au Maroc d’une part, au Honduras Britannique, au Yucatan et en Amérique d’autre part. Il y reste des terres émergées de ce qui a dû être une partie de ce grand continent à un moment ou un autre. Les Antilles Britanniques ou les Bahamas, et une partie de celles-ci qu’on peut voir actuellement – si une étude géologique était faite dans quelques-uns de ces endroits – principalement, et notamment, à Bimini et à proximité du Golf Stream, des découvertes pourraient être déterminantes. » (lecture 364-3)

Quelle était la taille de l’Atlantide :

« Pour donner un point de comparaison comme la taille de l’Europe y compris l’Asie européenne – non pas l’Asie, mais l’Asie européenne – vous voyez ? Cela constituait, ainsi que nous l’avons vu, pendant ou après la première des destructions – avec leur position actuelle – la partie la plus méridionale – les îles créées par les premières forces volcaniques ou éruptives (comme on les appellerait de nos jours) qui ont entraînées la destruction de ce continent. » (lecture 364-6)

Cayce avait mentionné dans un grand nombre des ces lectures, qu’une division religieux de l’Atlantide existait. Appelés les « Enfants de la Loi d’Un » et les « Fils de Belial ». Ces deux groupements semblent avoir été en conflit constant. Nous pouvons d’ailleurs comparer cette situation avec l’Égypte ancienne, où les « Enfants de la Loi d’Un » soient comparables au peuple Juif, et les « Fils de Belial » aux égyptiens de l’époque. Là aussi on avait un peuple monothéiste plutôt spirituel, contre un peuple polythéiste orienté vers le pouvoir et le matérialisme. D’après les lectures de Cayce, les confits entre les « Enfants de la Loi d’Un » et les « Fils de Belial » résultaient très souvent en révoltes, soulèvements et rebellions. Nous pouvons les facilement comparer avec la situation de l’Egypte ancienne. Là aussi il y avait des conflits constants entre la classe dirigeante polythéiste et la population juive, elle monothéiste.

Les Enfants de la loi de Un :

« Leurs préceptes était que l’âme a été donnée par le Créateur ou est entrée par des sources extérieures dans la projection du moi mental et spirituel aux périodes données. Tels étaient les préceptes de la Loi de Un, rejetée par les Fils de Belial.. » (lecture 877-26)

Les Fils de Belial :

>« Les Fils de Belial faisaient partie d’un groupe, ou de ceux qui cherchaient plus le plaisir, le satisfaction, l’usage des choses matérielles pour soi, sans pensée ni considération quant à leur provenance ni aux malheurs des autres, ils étaient des êtres sans moralité… »

La technologie des Atlantes :

La pierre Tuaoi ; « …Elle avait la forme d’une figure à 6 côtés, dans laquelle la lumière apparaissait comme moyen de communications entre l’infini et le fini; ou le moyen qui permettait les communications avec ces forces extérieures. Ce qui a permis plus tard à l’énergie qui en rayonnait, comme du centre d’où provenaient les activités radiantes, de diriger les différentes formes de transitions ou de voyages pendant ces périodes d’activité des Atlantes…. »

« Au début c’était la source du contact entre le spirituel et le mental… » (lecture 2 072-10)

Selon Cayce, c’était l’abus de l’utilisation de ce cristal comme source d’énergie, qui avait conduit l’Atlantide à la perte. Car il semble, à croire ces lectures, que les atlantes utilisaient ces cristaux surtout pour torturer leurs semblables. C’est qui est sûr qu’ils connaissaient vers la fin une forme d’énergie qu’on ignore aujourd’hui. Nous pouvons d’ailleurs constater, en lisant les lectures de Cayce, que niveau technologique était aussi développé que le notre de nos jours, sinon supérieure.

Il semble que l’Atlantide, selon Cayce, connaissait vers la fin un niveau technologique au moins identique à la notre. Ils avaient ce que nous appelons aujourd’hui radio et télévision. Ils connaissaient également le transport individuel et publique, tel que nous le connaissant. Ce qui est cependant mois bien, est que la société atlante était devenue décadente vers la fin, et qu’ils avaient commencé à faire des sacrifices humains. Nous retrouvons ce tendance de sacrifices humains également chez les indiens mexicains, les Mayas, ainsi que chez les Incas.

1 Association for Research and Enlightenment : association pour la recherche et l’enseignement spirituel.

2 Cayce reste peu clair à ce sujet, une lecture attentive nous permet de voir qu’il s’agit peut-être d’une classe d’humains traités comme des animaux, comme des intouchables dans l’Inde d’aujourd’hui.

 


Platon et l’Atlantide

Nous pouvons, en faisant le lien entre Platon, Cayce et l’Atlantide, se faire une meilleure idée de l’Atlantide avec ses habitants, et l’endroit où l’Atlantide aurait du se trouver. Commençons-nous donc avec Platon. Platon, qui vivait à Athènes de 427 avant Jésus Christ jusqu’à 348 avant Jésus Christ, était philosophe grec, disciple de Socrate. Surnommé le « divin Platon », il est souvent considéré comme un des premiers grands philosophes de la philosophie occidentale. La philosophie platonicienne se caractérise par son extrême richesse. On a l’impression qu’il n’y avait pas de problèmes ou de questions que Platon n’ait déjà soulevées. Platon s’est tourné aussi bien vers la philosophie politique que vers la philosophie morale, la théorie de la connaissance, la cosmologie ou vers l’esthétique. Ses positions sont encore souvent discutées ou défendues par la philosophie contemporaine. La caractéristique la plus évidente des textes platoniciens est qu’ils sont écrits sous forme de dialogues. Il existe deux approches différentes de ce fait. La première approche affirme qu’il ne s’agit que d’une caractéristique extérieure et sans importance sur les conceptions platoniciennes. La deuxième approche au contraire considère que la forme de dialogues est importante pour la compréhension des textes eux-mêmes et qu’elles ne constituent pas un simple procédé littéraire.

Platon avait évoqué l’Atlantide dans deux de ces dialogues, celui de Timée et Critias. Dans ces deux dialogues, Platon s’attache à la description d’une cité idéale. Le philosophe grec poursuit dans ces deux ouvrages un but précis : démontrer aux hommes de son époque que dans les temps anciens la Grèce avait été capable de vaincre des ennemis puissants, commandés par des rois fabuleux. La première partie est dans le dialogue de Timée, qui est resté soit inachevé, soit qu’une partie de ce dialogue a été à tout jamais perdu. La deuxième partie se trouve dans le dialogue de Critias, où la description de l’Atlantide ne prend qu’une tout petite partie du total de ce dialogue. Ces livres constituent donc une mise en garde contre une décadence possible de la cité grecque, pour peu qu’elle abandonne les principes qui ont fait sa force.

L’organisation social rapporté à Solon par le prêtre égyptien et narré par Critias dans le dialogue de Timée :

« …comment votre cité anéantit jadis une puissance insolente qui envahissait à la fois toute l’Europe et toute l’Asie et se jetait sur elle du fond de la mer Atlantique. Car, en ce temps-là, on pouvait traverser cette mer. Elle avait une île. devant ce passage que vous appelez, dites vous. les colonnes d’Héraclès Cette île était plus grande que la Libye (c’est ainsi que l’on appelait alors la partie de l’Afrique située à l’ouest de l’Égypte, l’Afrique du nord donc) et l’Asie (Le Moyen-orient actuel) réunies. Et les voyageurs de ce temps-là pouvaient passer de cette île sur les autres îles, et, de ces îles, ils pouvaient gagner tout le continent, sur le rivage opposé de cette mer qui méritait vraiment son nom (Atlantique). Car d’un côté, en dedans de ce détroit dont nous parlons, il semble qu’il n’y ait qu’un havre au goulet resserré, et de l’autre, au-dehors, il y a cette mer véritable et la terre qui l’entoure et que l’on peut appeler véritablement un continent. Or, dans cette île atlantique, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux- Cet empire était maître de l’île tout entière et aussi de beaucoup d’autres îles et portions du continent. En outre, de notre côté, il tenait la Libye jusqu’à l’Égypte et l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie (Italie occidentale). Cette puissance entreprit d’asservir votre territoire, le nôtre et tous ceux qui se trouvent de ce côté-ci du détroit Mais la puissance de votre cité fit éclater aux yeux de tous son héroïsme et son énergie. Car elle l’a emporté- D’abord à la tête des Hellènes puis, abandonnée par les autres, elle vainquit les envahisseurs, libéra tous les autres peuples et nous-mêmes qui habitons à l’intérieur des colonnes d’Héraclès. Mais, dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre effroyables et des cataclysmes. Dans l’espace d’un seul jour et d’une nuit terribles, toute votre armée fut engloutie d’un seul coup sur la terre et, de même, l’île Atlantide s’abîma dans la mer et disparut. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, cet océan de là-bas est difficile et inexplorable, par l’obstacle des fonds vaseux et très bas que l’île, en s’engloutissant. a déposés… »

Dans le Critias, Platon apporte des précisions sur l’organisation du royaume de l’Atlantide. En outre, il précise que les Égyptiens ont été les premiers à écrire cette histoire. Que celle-ci ait passé en Grèce, rien d’étonnant : il y avait des relations constantes entre les deux riverains de la Méditerranée.
C’est encore Critias qui parle :

« Les dieux divisèrent, par tirage au sort, toute la terre en lots, plus grands ici, plus petits ailleurs. Poséidon [dieu de la mer] installa, en certain lieu de cette île, les enfants qu’il avait engendrés d’une femme mortelle (…) sur une montagne habitait alors un des hommes qui, dans ce pays-là, étaient à l’origine nés de la terre. Son nom était Événor, et il vivait avec une femme, Leucippe. Ils donnèrent naissance à une fille unique, Clitô (…) Poséidon la désira et s’unit à elle. Or, la hauteur sur laquelle elle vivait, le dieu la fortifia et l’isola en cercle. À cet effet, il fit des enceintes de mer et de terre, petites et grandes (…) Poséidon embellit l’île, il fit jaillir deux sources d’eau, l’une chaude, l’autre froide, et fit pousser sur la terre des plantes nourricières de toute sorte. Là, il engendra et éleva cinq générations d’enfants mâles et jumeaux. Il divisa l’île Atlantide en dix parties. L’aîné devint roi, au-dessus de tous les autres. il fit de ceux-ci des princes vassaux (…) À tous, il imposa des noms : le plus ancien, le roi, reçut le nom qui a servi à désigner toute cette île et la mer qu’on appelle Atlantique, parce que le nom du premier roi fut Atlas. »

Quant aux neuf autres frères d’Atlas, premier fils de la première paire des cinq jumeaux de Poséidon et Clito, leurs noms dérivent les qualités du peuple atlante :

* Eumélos (« aux belles brebis »), jumeau d’Atlas ;
* Amphérès (« bien ajusté des deux côtés », en parlant d’un gouvernail) ;
* Évaimon (« de bonne race ») ;
* Mnéséas (« qui convoite ») ;
* Autochtonos (« né de la terre, autochtone ») ;
* Élasippos (« meneur de chevaux ») ;
* Mestor (« conseiller », l’une des épiclèses de Zeus) ;
* Azaès (« à la peau foncée ») ;
* Diaprépès (« le magnifique »).

Suit alors la description matérielle du royaume :

« Les rois avaient des richesses en telle abondance que jamais sans doute avant eux nulle maison royale n’en posséda de semblables et que nulle n’en possédera aisément de telles à l’avenir. L’île leur fournissait tous les métaux durs ou malléables que l’on peut extraire des mines En premier lieu, celui dont nous ne connaissons plus que le nom, l’orichalque1 ; c’était le plus précieux, après l’or, des métaux qui existaient en ce temps-là. L’île fournissait avec prodigalité tout ce que la forât peut donner de matériaux propres au travail des charpentiers. De même, elle nourrissait en suffisance tous les animaux domestiques ou sauvages. Elle donnait encore et les fruits cultivés, et les graines qui ont été faites pour nous nourrir et dont nous tirons les farines. Ainsi, recueillant sur leur sol toutes ces richesses, les habitants de l’Atlantide construisirent les temples, les palais des rois, les ports. »

Mais, comme toujours, après la splendeur de l’été survient l’automne de la décadence :

« Pendant de nombreuses générations, les rois écoutèrent les lois et demeurèrent attachés au principe divin auquel ils étaient apparentés.. mais quand l’élément divin vint à diminuer en eux, par l’effet du croisement avec de nombreux mortels. ils tombèrent dans l’indécence… »

Le narration de Critias s’arrête là. Nul ne sait si Platon n’ait jamais écrit la suite, où bien que ces écrits auraient été perdu. Il est cependant certain que la suite, dans laquelle Platon devait détailler la guerre des Athéniens contre les Atlantes, n’existe pas.

C’est Cayce qui nous rapporte également le fait que la société atlante se trouvait en pleine décadence vers la fin. Il est, selon lui, même question de sacrifices humains, tout comme les Mayas et Incas le faisaient.

Un autre aspect intéressant de la société atlante est qu’une certaine coutume semble avoir été conservée jusqu’au nos jours. Il s’agit ici d’une coutume, connue de tout et toutes, et que certains et certaines entre nous désapprouvent, qui se pratique surtout en Espagne et dans le sud de la France ; la corrida. Avec comme seule différence qu’avec la corrida, les taureaux sont mis à mort pendant la capture, et sur l’Atlantide qu’après la capture. Les rois atlantes connaissaient en fait une coutume religieuse, qui consistait à attraper un taureau parmi un troupeau en semi-liberté, et de lui faire subir un sacrifice religieux. Nous connaissons d’ailleurs ces mêmes genres de sacrifices dans l’ancien Égypte, et chez d’anciennes cultures des indiens de l’Amérique latine.

Ce que dit Critias à ce sujet :

« …C’est dans ce temple qu’ils s’assemblaient tous les cinq ans ou tous les six ans alternativement, accordant le même honneur au pair et à l’impair. Dans cette assemblée, ils délibéraient sur les affaires communes, ils s’enquéraient si l’un d’eux enfreignait la loi et le jugeaient. Au moment de porter leur jugement, ils se donnaient d’abord les uns aux autres des gages de leur foi de la manière suivante. Il y avait dans l’enceinte du temple de Poséidon des taureaux en liberté. Les dix rois, laissés seuls, priaient le dieu de leur faire capturer la victime qui lui serait agréable, après quoi ils se mettaient en chasse avec des bâtons et des noeuds coulants, sans fer. Ils amenaient alors à la colonne le taureau qu’ils avaient pris, l’égorgeaient à son sommet et faisaient couler le sang sur l’inscription. Sur la colonne, outre les lois, un serment était gravé, qui proférait de terribles imprécations contre ceux qui désobéiraient. Lors donc qu’ils avaient sacrifié suivant leurs lois, ils consacraient tout le corps du taureau, puis, remplissant de vin un cratère, ils y jetaient au nom de chacun d’eux un caillot de sang et portaient le reste dans le feu, après avoir purifié le pourtour de la colonne. Puisant ensuite dans le cratère avec des coupes d’or, ils faisaient une libation sur le feu en jurant qu’ils jugeraient conformément aux lois inscrites sur la colonne et puniraient quiconque les aurait violées antérieurement, qu’à l’avenir ils n’enfreindraient volontairement aucune des prescriptions écrites et ne commanderaient et n’obéiraient à un commandement que conformément aux lois de leur père. Lorsque chacun d’eux avait pris cet engagement pour lui-même et sa descendance, il buvait et consacrait sa coupe dans le temple du dieu ; puis il s’occupait du dîner et des cérémonies nécessaires. Quand l’obscurité était venue et que le feu des sacrifices était refroidi, chacun d’eux revêtait une robe d’un bleu sombre de toute beauté, puis ils s’asseyaient à terre dans les cendres du sacrifice où ils avaient prêté serment, et, pendant la nuit, après avoir éteint tout le feu dans le temple, ils étaient jugés ou jugeaient, si quelqu’un en accusait un autre d’avoir enfreint quelque prescription. Leurs jugements rendus, ils les inscrivaient, au retour de la lumière, sur une table d’or, et les dédiaient avec leurs robes, comme un mémorial…. »

Un autre fait intéressant est que Platon fait allusion comment l’histoire, racontée par les prêtres égyptiens à Solon, furent traduits par ces derniers. D’après les paroles de Critias, dans les dialogues de Timée, non seulement le texte, mais aussi les noms, poids et mesures seraient avoir été traduits en Grec contemporain de Platon. Ce sont d’ailleurs ces faits que certains scientifiques utilisent pour défendre leurs thèses dans lesquelles ils traduisent les chiffres de Platon pour mieux les faire correspondre à leurs théories. L’exemple le plus souvent cité est la théorie où l’île de Thera aurait été l’Atlantide. Là aussi on parvient de prouver que Thera était l’Atlantide en divisant certains chiffres par dix et d’autres par cent ou par mille, selon besoin.

Ce que dit Critias à ce sujet :

« …Mais, avant d’entrer en matière, j’ai encore un détail à vous expliquer, pour que vous ne soyez pas surpris d’entendre des noms grecs appliqués à des barbares. Vous allez en savoir la cause. Comme Solon songeait à utiliser ce récit pour ses poèmes, il s’enquit du sens des noms, et il trouva que ces Égyptiens, qui les avaient écrits les premiers, les avaient traduits dans leur propre langue. Lui-même, reprenant à son tour le sens de chaque nom, le transporta et transcrivit dans notre langue. Ces manuscrits de Solon étaient chez mon grand-père et sont encore chez moi à l’heure qu’il est, et je les ai appris par coeur étant enfant. Si donc vous entendez des noms pareils à ceux de chez nous, que cela ne vous cause aucun étonnement : vous en savez la cause. »

Nous voyons donc dans ce petit extrait un petit phrase assez important, qui pourrait signifier que l’histoire de l’Atlantide ne soit pas seulement une légende transmise oralement, mais qu’il-y a eu effectivement existé un document écrit. Surtout que Critias dit ; « Ces manuscrits de Solon étaient chez mon grand-père et sont encore chez moi à l’heure qu’il est, et je les ai appris par coeur étant enfant. ». Ce qu’il est remarquable, est le fait que Critias avait fait l’effort d’apprendre ce texte entièrement par coeur, qu’il pourrait signifier qu’il avait attaché beaucoup d’importance à ce texte.

Nous ne savons aujourd’hui pas si ce manuscrit, dont Platon avait parlé par intermédiaire de Critias dans le dialogues de Timée, existe toujours, ou qu’il avait été perdu comme beaucoup d’autres manuscrits anciens.

1Selon le livre « Discovering Plato’s Atlantis » de Radek BRYCHTA, il pourrait s’agir d’un alliage naturel très rare de l’or et de l’argent cristallisé, qu’on ne sait pas produire artificiellement à ce jour.

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