OVNI, Le Voile se Déchire.

Par Jean Pierre Petit

Je n’avais pas sorti d’ouvrage consacré au sujet OVNI depuis 1995, depuis sept longues années. Retour en force prévu avec des balles neuves, comme on dit à Roland Garros. Je viens d’avoir le feu vert de mon éditeur, Albin Michel. En principe sortie de l’ouvrage, abondamment illustré, à l’automne. Dans ce livre, je vais m’engager à fond et répondre à un certain nombre de questions que les gens se posent, en fournissant des arguments à l’appui.
Les gouvernements nous cachent-ils des choses importantes, concernant le dossier OVNI ? La réponse est oui.
Certains gouvernements ont-ils l’intime conviction que les OVNI sont des machines d’origine extraterrestre ? Même réponse.
Les Américains ont-ils récupéré des épaves d’OVNI à la fin des années quarante ? Réponse positive. Il s’agissait d’une navette hypersonique.
Des recherches ultra-secrètes ont-elles été engagées dans certains pays, directement liées au dossier OVNI. Oui, aux USA et en URSS. Les Russes ont dû abandonner faute de moyens.
Y a-t-il eu désinformation ? Oui, les Américains ont mis en oeuvre un vaste plan de désinformation à échelle planétaire, qui a fonctionné au delà de toute espérance (ils ont été fortement aidés par le scepticisme des communautés scientifiques des différents pays). Les Européens, en particulier, sont tous tombés dans le panneau, sans exception. Cette désinformation a eu différentes conséquences. Dans les différents pays les recherches de MHD ont été abandonnées au début des années soixante-dix. Alors qu’il n’y avait rien d’apparent (pas de thèses, pas d’enseignements, pas de contrats avec les universités) les Américains ont dès ce début des années soixante dix développé des black programs axés sur la MHD avec des budgets équivalent à Appolo ou Manhattan, dans le plus complet secret (en particulier dans les tréfonds de l’aire 51).
Des recherches secrètes ont-elles abouti, directement inspirées par les informations tirées de l’examen d’épaves d’OVNIs ? Oui, l’engin de Roswell a pu, dans ses grandes lignes, être reconstitué (même si l’ensemble des concepts n’a pas été géré). Ce faisant les Américains ont franchi le mur de la chaleur de manière spectaculaire et ont réussi à maîtriser les problèmes liés au vol hypersonique sans traînée d’onde (ondes de choc). En Europe les spécialistes se déclarent sceptiques, qualifiant certaines idées américaines de farfelues et s’appuyant sur le fait que les lois de la physique sont les mêmes partout. Attitude compréhensible dans la mesure où, pour reprendre le mot de Rémy Chauvin le spécialiste est celui qui ne se doute de rien. Et c’est le cas. Tous les militaires européens sont en train de découvrir avec effarement et inquiétude l’avance américaine en matière d’armements de pointe. Cette inquiétude se manifestait très clairement dans le rapport COMETA, en 1999. ref. http://www.jp-petit.com. Voir ces extraits. Les gens de COMETA n’avaient que de vagues informations, émanant des services secrets français. En 2001, en rencontrant des spécialistes de MHD américains, à l’étranger, cette inquiétude s’est avérée fondée (rencontre qui prend parfois des allures de thriller, dans le style des meilleurs films d’espionnage. Mais l’auteur ne reniera pas son tempérament de savanturier).
Les Américains disposent depuis 1980 de torpilles MHD capable de filer à 3000 km/h, qui rendent donc les plates-formes de tir nucléaire obsolètes, puisqu’elles peuvent être touchées et détruites en quelques secondes. Les sous-marins US à haute vélocité peuvent dépasser les mille kilomètres à l’heure. Aurora, engin mythique, vole depuis 1990. C’est un hypersonique satellisable, successeur du SR-71 Blackbird. Il est capable de voler à 10.000 km/h à 60 km d’altitude. Mais, mu en fin de parcours par des propulseurs fusée additionnels, c’est en fait un satellite à orbite ultra-basse (80 km) capable de décoller et d’atterrir n’importe où par ses propres moyens. Les annexes scientifiques du livre révéleront tous les secrets d’un engin fabuleusement astucieux capable de redescendre pour prendre appui sur la haute atmosphère et virer tel le surfer d’argent. Il opère sa rentrée dans l’atmosphère sans bouclier thermique, en utilisant un bouclier MHD. Il y a autant de différence entre Aurora et le Mirage 2000 qu’entre ce dernier et un Spad de la première guerre mondiale. Aurora est un wave rider qui se sustente sur son onde de choc. Mais d’autres appareils parviennent à annihiler totalement les ondes de choc, donc à s’affranchir de toute traînée d’onde. Nous n’avons rien d’équivalent en Europe, même au stade de projets. Pourtant, à travers mes travaux de 1975 nous étions en pointe en France. Je rappelle que j’ai été contraint à l’abandon de toute recherche de MHD en 1987.
En parallèle, les Américains poursuivent leur remarquable travail de désinformation en faisant croire qu’ils ont un projet d’hypersonique pour les années à venir. En fait la MHD, baptisée par certains journalistes aéronautiques électro-aérodynamique a depuis longtemps envahi le monde aéronautique de pointe aux USA. Les Européens ignorent totalement comment les américains s’y prennent pour créer les hautes tensions qui leur permettent, en entourant leurs modernes engins volants de plasma, non seulement d’assurer leur fonctionnement MHD mais de les rendre totalement furtifs. Tout ceci sera révélé dans l’ouvrage.
On connaît le célèbre bombardier subsonique B2 Spirit, réputé pour sa furtivité. Sait-on que les 21 unités de ce groupe de bombardement sont regroupés dans le 509° groupe de bombardement, qui était initialement basé à Roswell (et qui était alors constitué de B-29 porteurs de bombes atomiques) ? Les Américains raffolent de ce genre de clin d’oeil. Ci-après l’observation faite par un témoin des plus digne de foi, en ‘97, décrivant un B2 évoluant à trois heures du matin autour de la base Edwards (non, il ne peut s’agir de l’illumination de condensations de vapeur d’eau au bord d’attaque par les phares d’atterrissage, bien visibles. Le climat est beaucoup trop sec dans cette région du désert Mojave). On voit ainsi le B2 évoluant, de nuit, avec son système de contrôle MHD d’entrées d’air en action. Explications ? Voir le livre à paraître. (il ne s’agit pas d’une photo mais de la façon dont le témoin a reconstitué son observation, faite à une distance de 300 mètres).
Tous ces gadgets ne représentent que la partie émergée de l’iceberg américain. Cela représente pour l’ensemble des Européens vingt cinq années d’un retard absolument irrattrapable (il n’existe plus aucune équipe travaillant valablement dans le domaine de la MHD-gaz en Europe). Toute l’argumentation présentée dans le livre sera bien sûr étayée par des annexes techniques. En avant-première l’auteur avait évoqué quelques uns de ces aspects dans l’émission radio de Marc Ménant, sur Europe 1, début 2002. Il s’en suivirent des réactions qualifiant ces propos de délires technologiques. Je serai, après la sortie de mon livre, prêt à tout face à face radio ou télé avec des gens adoptant ce type de position. Mais de telles rencontres seront-elles organisées ? J’en doute personnellement étant donné que je suis toujours sorti vainqueur de ce genre d’affrontement. La réaction de l’ensemble de la presse sera très probablement le silence.
Un autre volet de l’avance américaine concerne la découverte de nouvelles sources d’énergie (synthèse massive d’antimatière). D’où le peu d’intérêt des américains à cofinancer le projet de Super Tokamak international, faisant suite à un gouffre financier nommé Tore-Supra, implanté à Cadarache. D’où également leur peu d’empressement à financer des voyages vers Mars, où ils sont déjà allés secrètement depuis des années. Stockée en très faible quantité dans des cristaux cette antimatière permet aux américains de se doter de mini-bombes de la taille d’une balle de golf, écran thermique compris (les bucky balls). Puissance unitaire : 40 tonnes de TNT. Utilisable propre et pas d’hiver nucléaire. Les américains en possèdent des centaines de milliers. Des torches à antimatière leur permettraient également d’atteindre des installations souterraines, même abritées sous des centaines de mètres de roche, comme les abris d’Al Quaïda ou les usines nucléaires souterraines où Saddam Hussein continue avec entêtement la mise au point de la bombe atomique arabe. Quand cette antimatière se trouve stockée dans des bouteilles magnétiques elle permet d’alimenter en énergie des propulseurs MHD à très forte impulsion spécifique; éjectant des atomes de silicium à 500 km/s. Ces systèmes ont permis une exploration complète et secrète du système solaire, achevée depuis cinq ans ainsi que le positionnement de sondes lourdes autour de planètes lointaines et l’essai sur celles-ci d’engins dont les puissances atteignent le million de mégatonnes. En vue d’une utilisation terrestre ? Non, impossible. Ce sont des armes anti-comêtes. Une foreuse à antimatière permet de loger la charge au coeur d’un engin de plusieurs kilomètres de diamètre, seule condition pour pouvoir réduire celui-ci en débris ayant une dimension inférieure au mètre, susceptibles de se consumer dans l’atmosphère, sans atteindre le sol.
Les Américains, au passage, sont champions pour dire les choses en clair dans des films de fiction, comme Deep Impact, ou Astéroid. L’aire 51 est complaisamment montrée dans Independance Day, film correspondant à la folklorisation d’un sujet, entrant dans la ligne d’une politique très efficace de désinformation.
Selon les responsables américains que j’ai rencontrés, l’Air Force expérimenterait depuis la fin 2000 un drone discoïde MHD de cinq mètres d’envergure, basé sur les principes que j’ai publiés en 1977 aux Comptes Rendus de l’Académie des Sciences de paris (Machine à induction). Source d’énergie : une petite quantité d’antimatière embarquée. Performances : Mach 10 en air dense. Le missile de croisière imparable. Disposant de sources d’énergie extrêmement compactes et puissantes les Américains s’intéressent maintenant aux voyages interstellaires. C’était la raison de leur prospection à travers différents pays européens. Cela ne les empêche pas de déclarer par les voies officielles (NASA) que le dossier OVNI est totalement dénué d’intérêt.
Après lecture de l’ouvrage le lecteur sera à même de se forger sa propre opinion. A mon avis les éléments fournis seront décisifs. Une des premières conclusions est que la seule motivation des gouvernements ayant eu accès aux informations afférentes au dossier OVNI a été d’en extraire des armes nouvelles, de plus en plus monstrueuses. C’est aussi valable pour les pays européens, dont la France. Ca n’est pas un hasard si le président de l’association COMETA est un général en retraite, Denis Letty, et que le préfacier de la plaquette diffusée en 1999 par l’association, le général Norlain, soit l’ancien directeur de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale.
Les communautés scientifiques européennes sont complètement hors-jeu. Les avis proférés en leurs seins sont totalement non-pertinents. Il arrive souvent que des gens me demandent qu’est-ce que les scientifiques pensent de vos idées et de vos prises de position ?
A cela j’ai tendance à répondre : Les scientifiques pensent-ils ?. Cela demanderait à être vérifié. Toujours est-il que ces gens n’ont pas leur pareil pour émettre des avis péremptoires sur des sujets dont ils ignorent pratiquement tout.

J.P.Petit, Directeur de recherche au CNRS

Source : Nexus N° 22

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